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UNE HUMEUR DE CRAPAUD
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27 janvier 2015

LE COMBLE DE L'ÉDUCATION CRASSEUSE...

Moi, lors d'une discussion avec Namoureux : On a la chance d'avoir une jolie maison propre et rangée, c'est quand même top hein ! (oui, nous avons emménagé ici le 20 décembre)
Lui : Ça pour être propre et rangé, c'est clair. Au point que j'ai parfois l'impression  de ne pas être chez moi...

J'étais... atterrée !

Euhhhhhhh, ouais, évidemment... il a un lourd, très lourd passif familial. A part sa Tante et son Oncle, c'est cradoland chez tout le monde... ça pue souvent, c'est sale et bordélique. Alors forcément... ça le change.
Et pendant les 3 ans où j'ai vécu peu ou prou dans ça : 

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... alors que tout tombait en ruine, où faire un vrai ménage était une gageure... bref, dans un appart ressemblant exactement à ceux de sa famille, et trop petit... comment moi, pouvais-je me sentir chez moi ?! J'appelais ça la roulotte ou la masure ! Je détestais cet endroit.
Et même après que nous ayons entrepris des travaux... comme tous les murs étaient fendus, qu'il y avait des fuites partout, tous nos efforts était sans cesse ruinés... comme l'appartement !

Donc, pour qu'il se sente vraiment chez lui, il faut que ce soit sale et bordélique ?... Sans rire, je veux bien qu'il soit allergique au ménage et au rangement, et d'ailleurs c'est moi qui m'occupe de tout ça (non que j'aime hein... mais si je veux un résultat, pas le choix), mais de là à quasiment reprocher que ce soit nickel !...  Surtout que le ménage est fait en son absence, et que je ne passe pas mes soirées l'aspirateur et le chiffon à la main... je fais juste gaffe aux graviers de la litière, car nous avons du parquet.
Alors oui, ici c'est aussi propre que si la maison venait d'être construite... pourtant elle a plus de 50 ans. Tout est en excellent état. Les matériaux sont de qualité. Cuisine et salle-de-bain sont aménagées. Bref, c'est beau et il n'y a qu'à entretenir puisque tout est parfait.
Trop parfait donc ?...

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Sérieux, c'était mieux avant ?...
Avez-vous déjà vécu quelque chose de semblable, à savoir que votre moitié réclame quasiment de la crasse et du bordel pour se sentir chez lui ?!!!

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18 juin 2014

JUIFS SECTAIRES HYSTÉRIQUES... AU PAYS DES CUMULARDS NOCIFS !

gadLu sur Visage du Livre, il y a quelques jours :
" Le choix du juif en France, c’est d’inscrire ses enfants à la LDJ, ou au Betar ou au Club de Krav Maga du coin, le temps qu’il reste à passer en France.

 Partir, c’est clair que pour 2017 les jeux sont faits, mais partir la tête haute SVP, en souvenir de tous les révoltés juifs. Rappelez vous Warsaw, Tréblinka et bien autres dans le pire de l'inhumain... nos ancêtres se sont révoltés avec 250KL par jour alors !!!!! " (fautes de français corrigées au mieux, et ponctuation ajoutée, pour publier sur mon blog !...)


S’en suit la réponse d’un petit camarade tentant d’apporter une nuance aux propos, afin de modérer la parano, tout en insistant bien sur le fait qu’il conçoive les craintes des juifs... mais que " fuir une France pas assez protectrice pour un Israël arrogant et sectaire " n’est pas forcément la solution. En outre, il met en garde contre un communautarisme exacerbé.

Bien entendu, il lui sera peu ou prou répondu, qu’Israël est une merveille absolue... et qu’il parle de ce qu’il ne connaît pas. Sous entendu : écrase, tu n’es pas juif, donc tu ne sais rien !


Un autre contact écrit ceci : " Comparer Varsaw et Treblinka avec ce qui se passe en France est indécent. "

Je confirme l’indécence du propos ! Mais quand on en est à ce niveau de sectarisme, quand on a les œillères greffées aussi profondément, il semble que l’irrigation du cerveau devienne défectueuse...


Sur ce, je suis intervenue, parce que...

Ras le bol des discours sectaires stigmatisant sans cesse les souffrances juives, mettant à part les juifs, comme étant prioritaires et plus importants à protéger que tout autre être humain, ceci eu égard aux souffrances endurées. Ras la casquette des discours plaçant Israël comme le modèle absolu et parfait, discours alimentant l'aversion que certains bas de plafond racistes nourrissent envers les juifs.
A force de s’auto-stigmatiser, certains juifs participent à la formation des réactions négatives à l’encontre de tous les juifs !

J’ai expliqué qu’à Bruxelles, et en France on n’en fait pas moins, il y a des écoles juives... avec mirador ( si si, vous avez bien lu !) et qu’on ne peut pas se garer devant, pas plus qu’on ne le peut devant les synagogues ;  que la rue de l’ambassade d’Israël est interdite à la circulation, et que sont en permanence stationnés des policiers en véhicules blindés, avec mitraillettes et gilets pare-balles. Que ça, c’est le quotidien. Mais que depuis l’attentat du musée juif, il y a aussi des policiers armés devant les écoles juives et autres sites israélites !

Mais pourtant si l'on croit la personne dont j’évoque ici les propos, hormis en Israël, les juifs sont en insécurité totale, et se retrouvent dans les mêmes conditions qu’avant guerre... ou même durant la guerre, vue l’infâme parallèle fait avec les camps.


Une partie de mes commentaires a été effacée par la grande démocrate franco-israélienne... oui, on commence à le savoir qu’elle a la double nationalité. D’ailleurs, puisque la France est une telle épouvante pourquoi garde t-elle la nationalité française ?! La paradis étant en Israël... qu’elle retourne y habiter. Je ne comprends pas sa logique...

Depuis, je suis bien entendu bloquée sur sa page... sauf qu’avec un autre compte, rien de plus simple que de contourner son excès démocratique !...
Les commentaires d’autres personnes ont, bien entendu, aussi été effacés. Pourtant, personne n’a jamais été agressif, personne. Chacun a juste tenté de lui apporter la contradiction... en argumentant... ce qui a été le principal tort, car elle a été incapable d’argumenter, sauf à dire que j’avais un pseudo et qu’elle ne me connaissait pas et ne voulait pas discuter avec moi ! Pourtant... nous faisons partie du même groupe officiel de soutien à Manuel Valls, et nous avons déjà bien plaisanté ensemble... sans compter que j’étais à peine débarquée sur le groupe, qu'elle m’envoyait un message privé à cause de mes origines que, normalement, elle adore... car, elle aurait bien fait de moi une de ses petites camarades !... Mais elle doit être atteinte d’un Alzheimer aussi soudain que menteur !


Combien de fois, les administrateurs du groupe de soutien à Manuel Valls ont du ôter des publications, postées par des membres juifs obsessionnels (dont elle fait donc partie), sans aucun rapport avec le groupe (alors que les objectifs sont clairs et inscrits en préambule), publications n’ayant pour seul but que de faire l’apologie d’Israël ou de parler uniquement des juifs !

Ces juifs sont de véritables hystériques, n’ayant qu’Israël et leur judéité sans cesse en tête, tout comme les fondamentalistes musulmans ne voient que par la lorgnette de leur religion, ou certains crétins catho intégristes de la Manif pour tous, qui ne jurent que par  les voies impénétrables... du Seigneur !...

Les fondamentalistes hystériques sont LA plaie absolue sur cette terre. On leur doit quasiment toutes les guerres.

Cette fille n’est malheureusement qu’un exemple parmi d’autres, qui me sert de base pour écrire ce billet...


J'ai eu la chance d'être élevée par un père malheureusement passé par les camps de concentration... déporté politique, 5 ans entre Mauthausen et Güssen, pour avoir été républicain Catalan... parce que, eh oui, il n'y avait pas que des juifs dans les camps ! Père qui a toujours considéré que les Allemands n'étaient pas tous des nazis, qui a adoré sa belle-sœur Allemande épousée par mon oncle maternel juif ! Juif stationné avec les armées d'occupation en Allemagne à la fin de la guerre, qui est tombé amoureux d'une belle Allemande... Un drame familial, m'a expliqué Maman (qui elle a échappé d’un cheveu aux camps...), quand il est revenu en France avec sa jeune épouse. Les parents (émigrés turcs et juifs) qui ont renié le fils, qui ont refusé de le voir durant plusieurs années, et Maman qui est parvenue à les faire fléchir, alors finalement... ils ont aussi fini par adorer leur belle-fille, car c'est la plus adorable des personnes. Ma Tante est la bonté même. Une personne élevée par une mère anti-nazi... car oui, il y en avait aussi.
Une famille multi nationale, multi religieuse... c'est sans doute aussi cela ma chance. Un refus de la fermeture aux autres, à ceux qui ne sont pas nos miroirs.

C'est ça l'ouverture d'esprit, cette intelligence qui permettrait de sortir de ces affreux conflits, de ce terrorisme... C'est tout l'inverse du sectarisme, du repliement sur soi-même, prônés par ces juifs sectaires et haineux.
Aller vers l'autre, vers celui qu'on est programmé à détester, et apprendre à voir au-delà de ce qu'il représente... et l'aimer, ou au moins accepter de l'écouter, d'échanger.


Je suis juive, non croyante, mais juive. Je porte en permanence l’Etoile de David autour du cou. J’ai des copains d’origine maghrébine, en fac j’ai été amoureuse d’un garçon musulman né à Mostaganem.

Je suis juive, et j’ai honte de ces juifs qui entretiennent les haines...

Et aujourd’hui j’écris ce qu’aucun « goy », non xénophobe, n’osera jamais dire sous peine d’être traité d’antisémite.

Alors je l’affirme, une partie de la communauté juive est xénophobe, sectaire, et dangereuse pour la paix. Elle est dangereuse pour ma sécurité, à moi, la juive.

LDJ : Ligue de Défense Juive.

Betar : mouvement de jeunesse juif radical sioniste.
Club de Krav Maga : système de self-défense et de combat au corps-à-corps parmi les plus performants et réalistes de nos jours.

 

 

20 septembre 2013

A PRIORI ET LAPIN BELGE

Il est tatoué. Et piercé.
C'est un grand modèle. Grand et fort. Pas fort comme est aujourd'hui qualifié hypocritement un gros. Non, il est musclé.
Et gras ? Bah en fait, il l'est aussi !
Tu vois, le genre que lorsque tu rentres tard et que ça vient vers toi, tu préfères ou bifurquer rapidos ou changer de trottoir...
En prime, il porte des pantalons super larges en toile, d'un style incertain... sarouel médiéval, avec le fond du falzar au niveau des genoux. Le truc que, si tu y mets quarante couches Pampers l'une sur l'autre, taille diplodocus, y a encore de la place !
Lui, c'est Lapin.

lapins
C'est un des êtres le plus adorables que je connaisse. Je ne sais pas pourquoi je l'appelle ainsi. C'est affectueux, donc on se fiche de la raison.
Le gentil léporidé est marié depuis dix ans. Monsieur et Madame Lapin sont devenus accidentellement parents à dix-neuf ans. Il était évident qu'ils garderaient le bébé. Ce rejeton a aujourd'hui quinze ans, et le dernier Lapinou a huit ans.
La famille Lapin n'est qu'amour.
Le couple dégouline de tendresse, et les Lapinous s'adorent comme ils adorent leurs parents.
Je n'ai jamais entendu ces-derniers hausser la voix sur les enfants. Cela arrive peut-être, mais vu le caractère de Lapin, moins agressif qu'une réunion de bonzes en méditation, ainsi que celui de sa femme, prof de religion, qui adore les blagues pourries sur l'église – d'ailleurs, je me demande bien quelles blagues pourries elle n'aime pas ! – et qui possède une ouverture d'esprit plus large que celle de la mer Rouge lorsqu'elle a permis la fuite des Juifs hors d'Egypte... Bref, quand il y a un truc qui coince dans le comportement des Lapinous, on explique et on s'assure que la remarque est comprise.
Les gamins font des câlins à leurs parents. À huit ans, je veux bien, mais à quinze ans, vous connaissez beaucoup de garçons accrochés au cou de leur père ?! Ils sont potes. Quand on les voit, on ne dirait jamais un père et son fils. D'ailleurs, quand Lapin parle de son rejeton de quinze ans, il finit souvent sa phrase par un « il est génial mon fils ! » assorti d'un sourire fondant...
Lorsque le grand Lapinou est en congés, il va dormir chez des amis ou sort avec eux alors qu'il est minuit passé et ce, sans que ses parents sachent à la minute près où il est.
À quinze aaaaannnnns ?! J'en imagine déjà qui hurlent d'effroi. Ouais, à quinze ans.
Sauf que les jours où il a cours, le gamin décide lui-même de rentrer car il a décidé de faire ses études loin de chez lui (dans la même école que son Lapin de papa...), et il doit se lever tôt pour être à l'heure le lendemain. Nous l'avons vu faire. Le gamin raisonnable au possible. Boit pas, fume pas, a plein de copains et top sympa. Bah vous m'étonnez, c'est le double de son père, alors forcément, tout le monde l'adore ! Son père connaît ses propres amis depuis l'école. Gageons que Lapinou aîné gardera, lui aussi, les siens à vie. Son petit frère est en adoration devant lui, et ce dernier lui rend bien.

Comme le Lapin, madame Lapin et tous leurs amis par le passé, les Lapinous font parti des scouts.
Faut dire qu'en Belgique, c'est supra classique et forcément, ça a interpellé la Gauloise que je suis !
Il paraît que la France est... la fille aînée de l'église. Là, y a eu maldonne, parce que plus grenouilles de bénitiers que les Belches, tu meurs! J'ai beau être un crapaud, je suis profondément ancrée dans la tradition laïco-républicaine. Le Belche, lui, est royaliste et catho. Bon, je ne dirai pas qu'il va tous les dimanches à la messe (bien que dans la belle-famille il y ait des cas parmi les anciens), mais par contre, il y a des cours de religion au programme de toutes les écoles, fussent-elles laïques... Et si les parents refusent, ça se transforme en cours de morale (un truc que j'adorais quand j'étais gnome !). En outre, les scouts fleurissent en Belchique comme les colchiques à la fin de l'été.
Lorsque j'ai débarqué ici, j'avoue avoir été effarée. Wahouuuuuuuuu les ringaaaards ! Regarde, encore des scouts ! Pour moi scouts = religion = catho = coincés = passé.
Sauf que...

Plus catho et moins coincée que Madame Lapin, je ne connais pas. Pour pouvoir gagner à Chabada (un jeu nécessitant le QI d'une huître moisie), elle nous chante à tue tête et en se marrant des chansons catho, reprises en chœur par ses gosses hilares. Elle nous propose des jeux crétins, grossiers et emprunts d'une franche trivialité, qui nous font nous gondoler de rire. Oui, nous sommes tous joueurs « invertébrés », donnant principalement dans le jeu de stratégie, de gestion, le jeu de rôle, etc... Mais ça n'est pas parce que nous nous triturons les méninges chaque semaine, que nous ne pouvons pas nous amuser également bêtement, voire lamentablement ! Pour cela, Madame Lapin est pleine de ressources, et j'adore ça ! C'est notre récré !

Moins catho mais totalement restés dans l'esprit scout que le Lapin et ses amis, je ne connais pas non plus. Ils ont retenu les valeurs de Baden Powell, sans le côté religieux béni-oui-oui. Ils se connaissent pour la plupart depuis l'enfance, formant une vraie famille qui s'entraide de façon permanente.

Plus bad boy tatoué (genre François Hadji Lazaro, des Garçons Bouchers en plus beau !), mais au caractère parfaitement opposé à l'image qu'il projette de lui, je ne connais pas mieux que Lapin.
Ce garçon devrait être déclaré d'utilité publique pour combattre les idées reçues, les a priori... une certaine forme de connerie laissant souvent à penser que l'habit fait le moine !
Et Madame Lapin devrait être clonée pour remplacer certains catho gaulois, coincés, intégristes et empêcheurs de vivre qui ont démontré leur grande humanité à propos du mariage pour tous.

La France est peut-être laïque et républicaine, mais ce sont les Belches, royalistes et gravement catho qui, depuis belle lurette, se foutent « royalement » de ce que font leurs semblables de leur... biiiiip !
La devise Belge est : « L'union fait la force ».
Cette devise pourrait tout aussi bien être : « Vivre et laisser vivre ».
La famille Lapin en serait la mascotte.

Source illustration : www.tattoo-licorne-et-dragon.skyrock.com

 

ArticlepubliéSobusygirls

 

13 mai 2013

DU BON USAGE DU COMMENTAIRE OU LE ROYAUME DE LA FLAGORNERIE

boarte-a-cirage-garnieAprès le pourquoi des commentaires, le comment. A savoir, comment commenter selon les préceptes en viguer sur la blogosphère culinaire, savoir rester dans les clous...
Eh oui, car il y a la bonne et la mauvaise pratique. Une sorte de code constitué de non-dits et d'hypocrisie. Etonnant mais cependant réel. Devrais-je dire consternant?...
Car voyez-vous, sur la blogosphère culinaire il est d'usage de surtout ne faire que des compliments! Nulle critique n'est admise! En fait, sauf exception, les bloggeurs culinaires possèdent un égo surdimensionné certainement mis à mal dans la vie courante et leur besoin de reconnaissance est éperdu, donc... Ils veulent être encensés! Même de  ridicule manière, même grâce à un com insipide copié collé à l'envi sur chaque blog, mais ad mi rés, en cen sés, glo ri fiés! Compris? Pas une critique ne doit assombrir ce merveilleux monde de Bisounours! En cas contraire, un panel de corrections, s'additionnant parfois les unes aux autres, vous sera asséné! J'vous explique. ;)


Je vais commencer par un cas!...

Une cop's chérie (Isabelle de La Soupe à la Citrouille) me signale un très beau blog. Je m'empresse donc d'aller y jeter un œil, en prenant bien soin de garder l'autre car ça peut encore servir. Comme je suis enthousiaste et que j'aime signaler ce qui me plaît, ne serait-ce que parce que c'est aussi agréable pour l'auteur de recevoir des compliments sincères, je cherche où lui laisser un com. Je ne trouve pas. Je retourne le biniou dans tout les sens, je m'accroche, mais rien à faire je ne trouve pas.
J'envoie donc un mail à la proprio, en disant que je dois être un peu gourdasse, puisque je ne trouve pas où commenter sur le blog.

Réponse de la dame : "Bonjour Lydoue , c'est de ma propre volonté en effet , certains se prennent pour Dieu et assènent des commentaires sous forme de chatiments :)! vous pouvez en toute confinace m'écrire ici ! Belle journée a vous , je reviens vite"
Ben rêve que je vais t'écrire en privé tiens!!! Compte dessus! Elle ne veut pas de com négatifs, elle n'aura pas non plus de compliments, fussent-ils mérités!

Sinon, LE grand classique : La modération de commentaires. Efficace, et démontrant à merveille l'ouverture d'esprit du propriétaire du blog et son assurance.

Dans ce cas, vous rédigez votre com et seulement après approbation du proprio du blog, votre prose sera visible. Autrement dit, ou t'es très gentil et tu lèches avec ta plus belle langue, ou tu passes à la trappe. Naturellement, je suis déjà passée à la trappe, et j'ai même vu une proprio de blog qui elle, a coupé dans mon message ce qui ne lui convenait pas, pour ne garder que les purs compliments! Pourtant, soyez certains que j'ai toujours été très très cool, mettant les formes et les clins d'œil qui vont bien.
J'ai osé une fois signaler, pensant bien faire, qu'une recette sensée être allégée était en fait bien calorique du fait de la teneur extrêmement élevée en gras du chocolat noir... Puisque plus ce dernier contient de cacao, plus il est calorique, puisque gras. Alors que plus il est au lait, moins il est calorique puisque plus sucré, le sucre étant 2 fois moins calorique que le gras!!! Faites-moi confiance sur ce point, je maîtrise le sujet... Donc, à la trappe le vilain commentaire informatif et pas extatique!


Sinon en guise de sanction vous avez aussi le mail tragico crétin envoyé à l'odieuse personne qui a osé ne pas s'extasier au point d'en être au bord de la syncope!...

Récemment une bloggeuse signale fort gentiment qu'elle a repris ma recette de scones. Sauf que...
1/ J'avais déjà expliqué dans mon article que c'était la recette de la BBC, qui plus est conseillée par ma pharmacienne English, donc certainement pas la mienne.

2/ La bloggeuse ne suivait absolument pas la recette, mais en créait une toute différente!
3/ Elle ne mentionnait nullement s'être juste inspirée, mais qu'elle avait repris ma recette.
Et là, il y a eu cumul de cacas nerveux : Elle m'a envoyé un mail (Voir si dessous), elle n'a jamais mis mon com en ligne (Voir encore ci-dessous) et elle a viré toute référence à mon blog dans sa recette! :)) Ce qui au demeurant m'arrangeait, car honnêtement, même si ça partait à la base d'un excellent sentiment, je ne préférais pas être associée à ces pseudo scones allégés...

Voici mon com : "Hello! C'est très très très beaucoup gentil! Mais, comme je l'ai écrit, c'est tout bonnement la recette de la BBC que j'ai reproduit. Je n'ai rien créé. ;) Et elle est très différente de celle-ci en fait... Pas de levure ajoutée, je l'ai bien précisé, mais, farine fermentante qui évite le risque de désagréable goût acide de levure, 55 gr de beurre, 25 gr de sucre et 1 œuf battu. Bref, ma recette made in England n'a rien d'allégée même si elle ne fait pas péter les calories! ;) Si tu ne veux pas les beurrer (Puisqu'ils se beurrent, puis se crèment avec la fameuse cloted cream et se confiturent!!!!), je te suggère de tester, si ce n'est déjà fait, "Balade". C'est une matière grasse allégée de chez allégé! Et en plus ils font une pâte à tartiner allégée et fraîche de la mort qui fouette (Là, pas pour les scones par contre)... A bientôt et... Merki encore!!! Lydoue"
Voyons sa réponse outrée maintenant! "Je sais très bien que ce n'est pas une recette que tu as crée mais je voulais préciser que je m'étais inspirée de la recette que tu avais publié sur ton blog, pour être tout à fait honnête. Mais bon, puisque tu trouves que ma recette est "très différente" de la tienne, on va dire que celle-ci est MA recette.
J'ai mis de la levure car il faut bien qu'ils gonflent et je n'avais pas de farine fermentante et ça n'a pas du tout de goût acide. 
Je n'ai pas mis de sucre non plus, car comme je l'ai précisé, je voulais pouvoir les manger et en version salée et en version sucrée (je fais aussi comme cela pour mes crêpes, pancakes,etc)
Je n'ai pas mis d’œuf non plus car premièrement pour ne pas rajouter de calories et deuxièmement car j'ai l'habitude de les badigeonner avec du lait!
En te faisant ce clin d'oeil, je ne m'attendais pas à un commentaire de ce genre! Je ne suis pas susceptible mais là, je dois avouer que ça en fiche un coup.
J'ai beaucoup hésité à t'envoyer ce message pour ne pas jeter un froid mais je dois dire que ça m'a tellement surpris que je devais te dire le fond de ma pensée!"
Donc, il aurait fallu que je m'extasie en me confondant juste en remerciements pour un clin d'œil parfaitement à côté de la plaque! Mais elle n'est pas susceptible, elle a raison de le rappeler! :))
Bah effectivement, c'était sa recette, et plus grand chose à voir avec les scones de la BBC... Voire, avec des scones! Houlaaaaaaa, oh comme chuis meuchante!!! :))

Cela dit, mon blog a vraisemblablement disparu de ses favoris vue sa non susceptibilité, tout comme elle du mettre fin à son abonnement à ma newsletter... J'imagine, car ça collerait pile poil avec son extrême ouverture d'esprit. :)

Faut dire que cette ultime réaction de génie culinaire outragé m'a décidée à ne plus du tout tapiner vilement sur les blogs. Donc aujourd'hui, je ne visite que les blogs dont les recettes sortent, selon mes critères, de l'ordinaire et dont la qualité photographique me rappelle l'heureux temps de l'argentique où je passais des heures en labo à tenter d'obtenir le plus beau des clichés. Aujourd'hui je suis réduite à rêver devant certains blogs car, outre le fait que nous avons faim quand les plats sont cuits et que je ne vais pas servir des mets froids, je ne possède qu'un petit APN et mes photo sont toujours prises de nuit car nous sommes des "mange tard"... Autrement dit, mon blog ne possède pas la qualité esthétique que je souhaiterais lui donner, mais j'assume.

Ainsi, grâce à un égo crétin de trop, je ne sacrifie plus à l'hypocrite habitude bloggesque qui veut qu'on passe partout pour espérer être commenté après avoir soi-même lâché une aimable prose. Aujourd'hui, je ne fais plus d'effort pour trouver un truc sympa à dire, même quand je ne me serais pas particulièrement arrêtée sur la recette. Je ne commente que les recettes qui me font vraiment saliver et, passe chez moi qui veut. Plus de donnant donnant. Je peux très bien commenter quelqu'un qui n'est pas intéressé par ma production, et je ne passe pas forcément chez ceux qui ont la gentillesse d'aimer mes recettes. Et tant pis si je suis largement moins commentée! Je me fous du compteur. Je veux juste du vrai, de la qualité que diable! ;)

17 septembre 2015

Ismaël Saidi, arme d'instruction massive !

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Dans son premier livre intitulé, " Les aventures d'un musulman d'ici ", Ismaël nous conte son parcours, depuis son enfance de gosse issu de l'immigration marocaine jusqu'à la première de Djihad, cette incroyable pièce navigant entre rire et larmes, créée le 26 décembre 2014 et vue aujourd'hui par plus de 30 000 personnes, en Belgique et dans le nord de la France.

Ismaël raconte avec humour, tendresse, amour même, son parcours atypique de jeune " schizophrène ", comme il se définit lui-même, gamin trimballé entre deux cultures, devant sans cesse composer avec celles-ci de manière à ne jamais heurter l'une des deux. A travers son expérience, il nous parle finalement de tous ces gosses nés dans un pays dont la culture, les croyances, sont radicalement différentes de celles du pays de leurs parents... de ces gosses dont l'éducation suit des chemins très différents suivant qu'elle ait lieu dans le cercle familial ou à l'extérieur de celui-ci.
Comment suivre les règles d'éducation posées par les parents sans passer pour un extra-terrestre aux yeux des copains élevés dans des milieux aux coutumes bien dissemblables ? Comment passer d'une école dont la majorité des élèves a la même origine que soi, vers un établissement dont les gosses ne sont pas issus de l'immigration ? Comment se faire accepter dans une institution où la xénophobie est tout de même bien ancrée ?...
Comment se comporter face à l'alternance de coutumes, d'habitudes, tout au long de la journée ? Comment trouver son identité dans une vie où l'on passe plusieurs fois par jour d'une culture à l'autre, dans un monde où on vous considère parfois comme étanger, alors que vous êtes Belge, certes né de parents marocains, mais né vous-même en Belgique, ne connaissant du Maroc que Tanger, un mois par an durant les grandes vacances ?!
Comment aimer secrètement la belle Gabrielle quand on est un gamin musulman ? Comment ne pas tomber du côté obscure de la force ? Comment... Comment... Comment... ???

Et puis comme si tout cela ne suffisait pas, comment surtout accepter d'être différent. Non pas en termes d'origines, parce que ça c'est déjà fait, mais d'âme...
Comment accepter que l'on n'entre pas dans les standards, que l'on ne ressent pas, que l'on ne comprend pas les choses comme le commun des mortels... que l'on est tout bonnement... un artiste !!!
Cette acceptation sera sans doute celle qui mettra le plus de temps à se mettre en place.

Mais Ismaël ose aussi. Il ose choquer, dire la réalité sans fioriture. Il parle de mort. Crument. Presque chirurgiqualement. Parce que certaines fêtes musulmanes sont un peu éloignées du pays de Candy et de celui du Père Noël, et parce qu'il a été flic de terrain...
Alors il raconte, même si ça doit faire tâche dans le paysage. Même si on doit lui en vouloir... à commencer par certains de ses co-religionnaires. Mais de cela il a l'habitude, parce que Djihad n'a pas toujours été bien reçue au sein même de sa communauté.
Il assume. Il ne renie rien. Il a du cran Ismaël.

Malgré tout, Ismaël nous parle surtout d'amour. De cet amour qui l'a construit, façonné.
De cet amour familial, partagé, notamment, avec ses parents, si pudiques, qui ne disent pas, mais lui en font comprendre la réalité par des messages symboliques laissés ça et là ; de celui partagé avec ses enfants et sa femme, toujours là, comprenant, soutenant... aimant tout simplement ; de celui pour certains enseignants qui n'ont pas vu en lui un étranger, mais un gosse brillant méritant d'être écouté ;  de celui pour ses amis...

Et enfin,  il y a la religion dont il n'a tiré que les beaux enseignements...
J'avoue avoir du mal à comprendre, moi qui suis, comme je l'ai déjà exprimé sur ce blog, non pas athée mais parfaitement anti-religion (j'en parle ICI).
Je ne crois pas qu'Ismaël aurait été autre sans ce que lui a enseigné le Coran, parce que outre sa nature profonde, il a toujours été entouré d'amour, il a toujours côtoyé des personnes contrebalançant l'influence néfaste que d'autres auraient pu avoir sur lui.
Je ne comprends pas comment on peut croire en ce que je nomme, des " superstitions qui ont mieux réussi que d'autres ", lorsque l'on est si érudit. Mais les curés ne disent-ils pas : " Il est grand le mystère de la foi... "  Ce qui, effectivement pour moi, est carrément un gouffre !!!
Alors, je ne juge pas (ça me change !)... parce que comment juger Ismaël, lui qui n'est qu'amour ?!

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C'est simple, ce mec est un soleil !
Sérieux... s'il était homologué, il ferait un bien meilleur temps en Belgique !
Collez Ismaël dans une pièce... et c'est toute son atmosphère qui en est changée. Les sourires s'affichent, la douceur s'installe. C'est un aimant à bonheur.
Finalement  ne viendrait-il pas d'une autre planète.
Maintenant que j'y pense... non séreiux, ça fout les jetons hein ?!
J'ai peur soudain.
C'est pire qu'un étranger...
E.T est vraiment parmi nous...
Peuuuuuuuur !...
                                                                                                 ______________________________________

Pour info, Djihad, sera jouée samedi 3 octobre au théâtre Saint Michel de Bruxelles. Prix des places, 10€.
Tous les bénéfices seront, de suite et intégralement, reversés au SAMU Social.
En assistant à la représentation (il y a aura en bonus, une première partie avec des artistes invités... sketches, musique, etc...), en plus de passer un moment unique, vous ferez un très beau geste de solidarité envers les plus démunis.
Réservez vite à cette adresse : Théâtre Saint Michel. Il n'y aura pas de place pour tout le monde, et Djihad ne sera plus jouée avant longtemps à Bruxelles, puisqu'elle part en tournée.

"Bon, et si on rajoutait un peu de solidarité dans ce monde qui sombre.
Il y a des réfugiés au parc Maximilien à Bruxelles et dans les centres de Fedasil. Ils ont reçu des vêtements et de la nourriture mais ils ont un cruel besoin d’aide médicale.
Et ça, ça coute cher...
Notre troupe a décidé de leur venir en aide. Et avec le soutien de ce magnifique théâtre qu’est le Théâtre Saint-Michel, nous organisons une soirée spéciale "Djihad" le samedi 3 octobre 2015 à 20h.
L’entrée est à 10 euros et l’entièreté de la recette (j’ai bien dit la recette donc le moindre euro) sera reversé le soir-même au Samu Social qui essaie de gérer comme il peut cette situation difficile.
Alors si vous avez envie d’aider, venez ! C’est le moment. Nous ne jouerons plus Djihad à Bruxelles en tout public avant un bout de temps donc profitez-en.
Ils ont besoin de nous et il est temps que la solidarité prenne le pas sur les joutes verbales politiques stériles.
En tant qu’artiste, tout ce que nous pouvons faire, c’est donner tout ce que nous savons faire, tout ce que nous sommes à ceux qui ont été chassé de chez eux et qui ont vu la mort de près.
Vous, vous pouvez les aider. En donnant 10 euros pour ce ticket de théâtre, vous leur offrez un morceau de vie.
Et en échange, nous vous offrirons du spectacle, de l’amour, du rire, des pleurs, des chansons inédites, des sketch inédits.
Ca va être la soirée la plus folle de votre vie !
Il y a 1200 places au Théâtre Saint-Michel, alors imaginez combien vous pourrez offrir en donnant 10 euros....
Qui que vous soyez, d’où que vous veniez : Venez !
C’est le moment : juifs, athées, musulmans, chrétiens, homos, hétéros, noirs, blancs, bronzés, jaunes : Venez ! Mélangeons-nous pour aider !
C’est le moment pour tous les quartiers de cette ville de se rejoindre sur la place Montgomery, dans cette magnifique Cathédrale et de rire et vibrer ensemble, réellement ensemble !
A tous ceux qui sont dans ma liste, partagez ce message, faite-le circuler, s’il vous plaît.
A tous les journalistes qui sont dans ma liste, s’il vous plaît : aidez-nous, aidez-les, faites passer le message, dans vos journaux, sur vos plateaux, dans vos blogs, dans vos émissions, dans vos radios, partout.
Aux femmes et aux hommes politiques qui sont dans ma liste : faites passer l’information, venez, envoyez vos équipes, vos familles. Oublions le temps d’un soir les différences politiques, oublions la gauche, la droite et leurs extrêmes.
Aux responsables d’associations : mobilisez vos troupes, venez en masse.
Ces femmes et ces hommes ont été chassé par des soldats de la haine, réunissons-nous en soldats de l’amour et aidons-les !
La solidarité, c’est inné ! A nous de le prouver !
"

Ismaël Saidi "

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7 juillet 2014

S'IL IMAGINAIT, QUE FERAIT-IL ?...

Y a t-il seulement pensé ?
Est-il conscient de la difficulté que j'éprouve à faire avec ?
Imagine t-il, ne serait-ce qu'une once de la peine, du chagrin que cela provoque en moi ?

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Echarvines, après Talloires... l'orage gronde au loin.

A t-il pensé à chercher du travail ailleurs ?
Est-il conscient de la difficulté que j'éprouve à vivre dans ce pays flotteux déjà si laid à la base, mais dont en plus je subis la réalité des sentiments que les locaux entretiennent à notre égard, nous les Français ?
Imagine t-il les larmes cachées quand je repars de chez moi, celles qui montent quand je pense à mes montagnes ? Vous me direz, je chiale tout le temps, puisque je pleure aussi en arrivant ! Mais là, c'est de l'émotion, du bonheur...

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La Verte et le Grand Dru, depuis les Praz.

Quand nous avons décidé de vivre ensemble, la logique s'est imposée : lui avait un emploi stable, qu'il aimait énormément, voire qui le passionnait, et qui se trouvait à cinq minutes en voiture de la maison... un luxe dans une grande ville.
Moi, j'en avais ma claque de mon secteur d'activité : après qu'il m'ait comblée j'en avais fait le tour, et j'aspirais à retourner à mes premières amours. Donc, l'expatriation était la bonne occasion puisque tout serait à reconstruire professionnellement.

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Chez moi, dans MES Aravis. Descente vers le Grand-Bornand.

Sauf que, je n'avais pas prévu de revenir si peu chez moi... chaque trimestre étant initialement envisagé.
Sauf que je les pensais sympa. Tous. Comme tous les Français le pensent faussement. Alors, moi, la juive, j'ai essuyé pour la première fois de ma vie des réfléxions xénophobes... Le choc.
Sauf que, je ne me fais pas à la laideur. Le fossé entre " ici " et " là-bas " est si immense qu'à moins d'être aveugle, c'est purement insupportable.

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La chapelle Sainte Anne au col des Aravis, entourée des jolies Abondance.

Des fois je me dis... si seulement je ne l'aimais pas...
Mais je l'aime.
Et je crois qu'à toutes mes questions, la réponse est, non.

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Le massif du Mont-Blanc depuis les Praz de Chamonix.

 

3 mars 2015

J'VOUS RACONTE OU BIEN ?!...

Pour ceux qui suivent, rappelez-vous... mon mec se plaint que notre maison est trop rangée et propre. Cours de rattrapage pour les mauvais élèves, ICI.
Vous allez un peu plus cerner le bestiau avec ce qui suit...

En mai dernier, la veille de notre départ en Catalogne, suite à la vidange qui aurait du être faite depuis des mois (payée par la société de Namoureux, comme toute répération et tout entretien, à l'exclusion de ce qui est de sa responsabilité), mais que, comme pour tout, il remettait sans cesse, Namoureux m'annonce que la pompe à flotte de la voiture était morte, et qu'il fallait la changer d'urgence.
Euhhhhhh oui, mais on part demain matin, vendredi... on fait comment là ? On ne pourra récupérer la voiture que la semaine prochaAAAIIIine !!! Okayyyyyy... alors autant annuler les vacances et perdre l'argent déjà engagé, parce que taper quatre jours de route aller retour avec deux chats, pour moins de 15 jours sur place... tu oublies mon Chéri !!!
Je suis cependant restée stoïque... ne rappelant pas le nombre de fois incalculable où j'avais répété : Tu es allé faire la vidange ? Tu attends le dernier jour, comme d'hab ?!... (non, ça n'est pas un reproche) (c'est une formule stylistique...)
Donc, pas un mot de reproche. La perfection incarnée. J'ai juste trouvé la solution : on partira avec ma voiture ! Soit, des frais en plus car essence gratos, lorsque prise en Belgique pour la voiture de Namoureux (et sur un plein de 1000 kilomètres, ça compte !) mais forcément, pas pour la mienne ; une Fiesta contre une Mercedes... avec notre barda comprenant entre autres choses, deux boîtes de transport pour les chattes, la boîte à caca de les chats (déjà là, l'arrière est pris sur deux niveaux !), les coussins de sol et scratching de les chats (pour éviter tout dégât dans l'appart loué), les chaises longues pour les piques-niques, la glacière, et, accessoirement, nos bagages... bien que, selon la traduction littérale d'une expression espagnole, " Même l'éléphant parvient à la mettre à la souris "... y a des limites à mon génial sens du rangement... impossible de tout faire passer dans la Fiesta. On s'est donc... assis sur les chaises longues, et on a raté les piques-niques... parce qu'en ce qui me concerne vu l'état de mon dos, il m'est impossible de me poser au sol. Enfin si, j'peux me poser... mais j'y resterai scellée à vie !
Heureusement... voici la vue depuis la terrasse de notre maison... où nous déjeunions donc avant de partir en balade :

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Oui, ça fait pitié... petite crique avec rochers et sable blond... à 5 mètres de la plage... (non, vous ne saurez pas où c'est, chuis pas maso !)

Il y a quinze jours, alors que nous étions en courses en France, à plus de 100 kilomètres de Bruxelles... pneu arrière à plat. Nous sommes rentrés en regonflant le pneu tous les 30 kilomètres environ...
Là encore une bonne raison : Namoureux n'avait pas fait changer les pneus, comme il aurait du le faire à l'entrée de l'hiver. Précision : c'est gratuit, car véhicule de société en leasing, comme 50% du parc automobile belche !
Là encore, je ne dis rien et demeure... charmante. Si, c'est possible.
Dans ma décision de calme olympien en toute circonstance, je vous le donne en mille... je laisse Namoureux gérer cette histoire, et ne demande plus rien. Une semaine plus tard, nous partons en balade en Hollande.
Rien de particulier, autrement dit... tout roule. Jusqu'à ce que, rebelote, au retour le pneu se redégonfle !
Bah oui, vous avez compris : il n'avait rien fait... parce que le pneu semblait ne plus se dégonfler ! Je sais... on hallucine !
Etant donné que, par chance, nous sommes rentrés à la maison sans encombre (juste X regonflages...), mais que le pneu était sur la jante une fois la voiture garée... là, Namoureux est allé faire changer les pneus et, bien fait pour lui, avant de pouvoir rouler à nouveau, il a du mettre lui-même la galette de secours pour aller chez le garagiste à moins d'un kilomètre !

Samedi passé, nous décidons d'aller en Allemagne. Pour une fois que dans cette mocheté de pays (Mochegique hein, pas Schleuland !), il y avait du soleil...
A moi la Konditorei... le Sacher, le Linzer... le Käsesahne... A moi, tous les gâteaux que me faisait meine deutsche Tantinette !
Sur le chemin un bruit étrange se fait entendre au niveau du pneu avant gauche... et, à 30 kilomètres de la frontière, nous décidons de rebrousser chemin. Nous rentrons donc par les petites routes, à 60 à l'heure... et bonheur supplémentaire, sans possibilité de mettre le warning car... le feu arrière droit est cassé depuis... des années, malgré encore un nombre conséquent de fois où j'ai demandé à ce qu'il aille le faire réparer... (oui, on se fait tout petits quand une voiture de police rode... parce que là, vu son état, impossible de dire que ça vient d'arriver !) (petits = Mercedes parvenant à se transformer instantanément en Fiat 500...). Bref, il a un peu percuté qu'en termes de sécurité... il est plus que limite, sans compter, - et c'est là que j'ai su - que le clignotant ne fonctionne pas du tout ! Mais bon, chez les Belches, le clignotant est encore plus en option que chez les Gaulois... (ça me fout dans des rages...)
Aujourd'hui la voiture a été vue chez Mercedes et... il n'y a aucun ennui mécanique. Non non, c'est pratiquement ce que j'avais suggéré à Namoureux : c'est une faute de la boîte qui a monté les pneus... mais il m'avait envoyée paître en disant que c'était du grand n'importe quoi, du délire que d'imaginer que les mécanos aient oublié un outil !
Tenez-vous bien : le gars  n'a mis... qu'un seul... boulon !!! Oui M'ssieurs Dames, nous avons roulé sur l'autoroute (en partie pourrie, puisque c'est le lot des routes wallonnes) (plus pistes sahariennes que routes occidentales) avec un pneu prêt à prendre la tangente !
Et si on va plus loin, ça ne serait pas arrivé si Namoureux avait fait changer ses pneus en temps et en heure...

Hier soir, je lui rappelle donc l'existence du feu arrière totalement explosé (à notre charge, car un mur est vilement et sournoisement rentré dedans...). Et là, je comprends qu'il ne l'envisage toujours pas... je comprends car il ne répond pas, mais soupire et tord la bouche... (comme d'hab, dès qu'un sujet l'ennuie...)
Il faudra que je vous fasse des photo de sa poubelle. Non, le terme n'est pas excessif ! (Pas la moindre place dans le coffre, plein avec juste des daubes à jeter !) (j'ai retrouvé des papiers de 2013 sous mon siège, avant-hier en tentant de virer des saletés...) (tu m'étonnes qu'on ne lui parle pas de changement de véhicule vue son état... alors qu'ils sont changés tous les 4 ans !!!)
Par contre là...
Je lui ai rappelé les trois faits énoncés ci-dessus, pour lesquels j'ai pris sur moi et je n'ai pas hurléééééééééÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ, et j'ai EXIGÉ qu'il le change dare-dare sinon, et il sait que je ne plaisante pas, le 6 juin, et même si ça me rend malade rien qu'en y pensant, il pourra se carrer la Catalogne où j'pense, ou y aller seul !
Il aura une paix royale le Belche. Il pourra lire Orsenna, une bière à la main, en comatant tranquillou au paradis...

Gne

 

23 avril 2013

RÉSEAUX SOCIAUX ET DICTATEURS EN HERBE

deleteBonjour à l'unique lecteur qui me reste et qui n'ose même plus commenter!

On va lâcher 2 minutes la blogosphère culinaire et ses mesquineries, elle n'en a après tout pas le monopole.
Je vais vous entretenir des réseaux sociaux, enfin de Fesses de Bouc, appelé FB par ses aficionados, et par moi dans ce billet, car c'est plus rapide.

J'ai été très longue à m'y inscrire. Je critiquais le bestiau, juste par rapport à un feeling, d'aucuns diront… "Juste une impression, à peine une sensation"… Et ce, avant même d'être allée l'observer de près, de me jeter dans la fosse aux lions.
Alors un jour, certainement un de ceux où ma connexion neuronale s'effectuait convenablement, je me suis pensée dans ma tête à moi qui m'appartient : Lucette, tu critiques un truc juste sur une impression, mais sans l'avoir vécu, donc c'est idiot de ta part!
Vexée comme un pou sur la tête d'un chauve d'avoir pensé que je pouvais être crétine,  je me suis inscrite. Ah mais ne rêvez pas, pas avec mes prénom et nom… Il me restait tout de même un soupçon de cohérence. Non non, avec un chouette pseudo sous forme de jeu de mots bien grinçant. Non, je ne le livrerai pas ici. Pas la peine de supplier.  Certains le connaissent, mais je ne suis pas adepte du mélange des genres et du traçage virtuel…
Perso, l'étalage de vie privée et habitudes de con sommation (En 2 mots!) assorti de son identité et de ses coordonnées, très peu pour moi! Mais ce n'est pas le sujet du jour, même s'il y a beaucoup à dire sur la manipulation des masses Fessebouquiennes…

Aujourd'hui, je veux parler des "amis". Ah les zamis… Que c'est beau. On en a cent mille à la douzaine sur FB! Encore un grand monde de Bisounours où tout le monde s'aime… En plus, on "like", sans même savoir de quoi il est question, juste parce qu'un "ami" nous le demande!...
Mais franchement de quoi nous plaignions-nous? Notre société contemporaine n'est qu'amour et amitié!
Bon d'accord, elle parle d'ami en ayant totalement galvaudé le sens du terme, confondant, ami avec copain, pote, relation et même… Inconnu!!!
Moi par exemple, je pensais que le nombre de mes amis, les vrais quoi, ceux qui sont toujours là même quand souffle la Tramontane, ne se comptait que sur les doigts d'une seule main et que dans le lot, je possédais la chance absolue d'avoir un meilleur ami et une meilleure amie… Bah non, même en triant à fonds les ballons, j'en ai quelques dizaines… 3 dizaines je crois! Oui, je sais je suis une petite joueuse comparée aux gens que des milliers de leurs semblables aiment d'un amour vrai et profond, d'une indéfectible amitié!

Alors si je trouve à FB plus de tares qu'il y a de cheveux sur la tête à Matthieu, je lui reconnais cependant une qualité. Celle de révéler un côté obscur que les relations non virtuelles s'évertuent à dissimuler : Le censeur, le petit dictateur de bas étage qui sommeille en bon nombre de nous.
Et là, ne vous en déplaise… Je suis hors du coup!
Autant lorsque je parle de tapiner sur les blogs, je parle aussi de moi… Mais pas dans le présent sujet. Et paf!

Je vais développer.
Qui comme moi est une exception, et n'a jamais viré les propos d'autrui, simplement parce qu'ils n'avaient pas l'heur de lui plaire??? Ou, sans explication, ou en se retranchant derrière le fait que ça pouvait atteindre untel ou unetelle (Celui qu'on prend donc pour le con de service incapable de recul ou de se défendre!), même si ça ne leur était pas destiné et que vous ne les connaissiez nullement… Oui tiens… Nullement. C'est exactement ça. C'est nul.
Ça hurle à la censure pour des histoires politiques, accusant Paul Pierre ou Jacques de vouloir dissimuler tels acte ou paroles graves, ça revendique la liberté d'expression au nom de la démocratie, mais sur un médium aussi peu sérieux que FB, et pire sur sa propre page, donc sur le truc le moins essentiel qui soit mais que d'aucun voient comme leur œuvre, où il n'y a aucun enjeu, où on va partager ses états d'âme dont l'humanité n'a rien à foutre, les photo de ses mômes qu'on expose sans penser plus loin que le bout de son nez (Et moins pour ceux qui l'ont long!), des blagues plus ou moins drôles, etc… On ose virer des com parce qu'on ne pense pas de manière identique! Mais on marche sur la tête!!!
 
Le plus crétin qu'on m'ait fait : Virer mon com qui disait juste en riant "Je m'en bats les couettes", à propos d'une demande de clic sur "j'aime" sur la page d'une sportive accusée de dopage! Et ça a été fait par un prof d'université, physicien!... Comme quoi une nouvelle fois, culture et intelligence… Mais attention hein, sa page dégouline de bons sentiments car Monsieur est très impliqué dans la vie religieuse, et au nom de ces bons sentiments il est justifié de censurer…

Perso, j'ai une limite : Pas d'incitation à la haine et au racisme. Ça, même pas en rêve que je laisserai ce type de propos sur ma page FB ou… Ici.
Mais en dehors de ça, à moins que j'oublie quelque chose, non, franchement, je laisse tout, quitte à avoir une discussion animée si je ne suis pas d'accord.

Réfléchissez un instant les censeurs… Faites un instant l'effort de connecter vos neurones. Juste, un instant…
Si vous étiez en situation non virtuelle, donc en présence des personnes et que vous discutiez, vous jetteriez-vous sur elles pour les bâillonner? Leur tireriez-vous un coup de revolver pour les faire taire?
Bien-sûr que non! Vous n'oseriez tout bonnement pas et vous trouveriez celui qui le ferait, au mieux fou, au pire criminel. Bref, vous feriez avec en considérant ne pas avoir d'autre choix que celui d'entendre, si ce n'est celui d'écouter afin de pouvoir objecter des arguments, voire d'assortir le tout de qualificatifs plus ou moins élogieux à propos de votre interlocuteur.
Eh bien c'est pourtant votre attitude dans le monde virtuel : Vous bâillonnez!
Alors, ne vous en déplaise les grands démocrates, je crois que ce monde, FB en premier lieu, révèle une de vos tares les plus vilaines qui soit… Le petit dictateur de pacotille que vous êtes, ce petit dictateur que vous croyez voir chez autrui et que vous conspuez en bon aveugle que vous êtes.
Mais je n'en doute pas, vous trouverez toujours une bonne excuse pour continuer à faire ce qui vous fait hurler quand il s'agit de médias, politique ou finances…

Résumé de votre pensée, si tant est que vous en ayez une : Quand c'est grave il est honteux de censurer, quand ça me concerne et que c'est anodin, je peux le faire.

 

23 octobre 2013

LE PAUVRE ÇA BOUFFE DES PÂTES ET ÇA DIT MERCI

C'est comme Noël, ça revient à date fixe... le pauvre va avoir faim.
Avant, en été quoi, ça n'était pas le cas. Durant les beaux jours, le pauvre trouve toujours des glands en grattant la terre, cueille des baies pour se nourrir... parce que c'est bien connu, le pauvre, bah ça bouffe pas l'été, ça vit sur ses réserves... ça se nourrit d'amour et d'eau fraîche !

Bientôt, le froid arrivant, vous allez donc être sollicités par les campagnes des Restos du Cœur, de la Banque Alimentaire et consorts, soit via voie de presse, soit directement à l'entrée des magasins.

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Pour avoir travaillé en lien avec la Banque Alimentaire, j'ai pu observer un certain nombre de comportements assez aberrants de la part des donateurs. J'aimerais donc vous en faire part ici, afin que vos futurs dons soient plus en adéquation avec la réalité des besoins.

Déjà, n'attendez pas les campagnes officielles pour donner.
Contrairement à l'idée reçue, le pauvre mange toute l'année. Si si. Sans quoi, curieusement, il meurt. Je sais, aucune dignité, c'est pathétique.

Sauf exception, le brave donateur achète des aliments peu coûteux qui tiennent au corps, à savoir, des sucres lents. Les réserves des centres de distribution, des centres d'accueil, etc... croulent donc sous le riz et les pâtes. Et tout ça sans sauce ! Ah là là, l'indigent n'est pas gourmet, alors à quoi bon faire des frais superflus ?!
Le pauvre qui, en France, dit ne pas pouvoir bouffer, c'est bien parce qu'il refuse de faire appel aux aides existantes. Soit par fierté, soit pour des raisons liées au refus d'acceptation des animaux dans les centres d'accueil, etc...
Quand on a la chance de bénéficier, comme dans certains secteurs, de la générosité hebdomadaire de grandes surfaces, les périodes de fêtes sont fastes... foie gras, saumon et autres douceurs peuvent s'inviter aux tables des plus démunis. Mais ce n'est malheureusement pas le cas partout, d'où les réguliers appels aux dons.
Cependant...

Aimez-vous les sucreries ? Et les céréales pour le petit déjeuner ? Vous en achetez régulièrement pas vrai, surtout si vous avez des gosses ?!
Quand vos gamins étaient bébés, les nourrissiez-vous à l'eau ou au lait, notamment maternisé ? Ajoutiez-vous des céréales en poudre dans les biberons, ou considériez-vous que c'était trop nourrissant ?
Vos bébés étaient sans doute des surdoués n'ayant nul besoin de couches... Et vous-même n'utilisez jamais de papier toilette...
Les produits d'hygiène ? Vous ne vous en servez sans doute pas, mais allez juste vous baigner à la rivière... savon, déodorant, etc... ça ne sert à rien...

Eh bien dites-vous qu'une personne nécessiteuse a les mêmes besoins que vous ! Qu'elle se torche, se lave, a besoin de tampons quand c'est une femme, apprécie de manger des aliments sucrés et bons pour son moral. Elle n'est pas uniquement fan de pâtes et de riz !
Ses gosses ont besoin de couches, de produits spécifiquement adaptés à leur âge, tant d'un point de vue alimentaire que d'hygiène.

Alors, vous qui me lisez, la prochaine fois que vous ferez un don, s'il vous plaît, oubliez les pâtes et le riz. Pensez plaisir, hygiène et enfants. Il y aura toujours assez de gens pour continuer à imaginer qu'un nécessiteux ne mange que des féculents et n'a droit ni aux douceurs, ni à l'hygiène.

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Illustrations : Cliquez sur les dessins pour visiter les sites d'où ils proviennent.

ArticlepubliéSobusygirls

 

18 septembre 2013

L'AUTODÉRISION... UNE HISTOIRE BELGE!

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"Si tu réagis à une attaque, une remarque, une agression verbale, c'est parce que les paroles résonnent en toi. Comme un effet miroir... sinon, tu t'en fiches et tu ne réagis pas."
C'est peu ou prou ce que m'a dit N., un copain homo, il y a quelques temps alors que nous discutions du fait qu'une personne, qu'il pensait être une amie, lui avait un jour balancé un élégant, "sale pédé!" à la face.
Pour moi il s'agit d'une attitude purement inacceptable, impliquant une absolue impossibilité à renouer des liens par la suite, même après excuses. Dire cela à une personne que l'on connaît sort vraiment des tripes, du fin fond de ce que la personne recèle de plus vil et abject en elle, de sa nature profonde. Donc, exit!

Mais alors, si je suis ton raisonnement N., pourquoi, comme d'autres copains de la bande, es-tu venu me demander si vraiment je pensais ce que j'écrivais ou disais sur les Belches? Que, par rapport à mon Namoureux, tu trouvais limites mes propos sur les Belches... Ce qui, au demeurant, ne regarde que lui quant au fait de réagir ou pas. Depuis, tu as d'ailleurs pu apprécier les horreurs poilantes qu'il peut dire sur moi et mes compatriotes!

Ce qui m'amène à notamment parler du sens de l'autodérision belche, tant vanté par les Gaulois qui, contrairement à ce que croient faussement tous les étrangers, trouvent l'herbe toujours plus verte chez le voisin, lesquels voisins sont mille fois plus patriotes que nous (y a qu'à remarquer le nombre de drapeaux belges ou suisses non officiels qui fleurissent partout... Contrairement à la France, où voir un drapeau tricolore privé reste très exceptionnel).
Donc, selon les Gaulois, les Belches sont chaleureux, plein d'humour et de dérision.
Ah ouais? Perso, chaque jour me prouve le contraire.

Encore avant hier soir, j'attendais Namoureux devant le restau alors qu'il était parti chercher notre carrosse à l'autre bout de la ville. S'approche un couple de jeunes qui regarde l'intérieur du restau qui est splendide, car orné de 120 lanternes marocaines. Je me permets de leur dire qu'en plus, c'est bon! Et eux, de me regarder comme si j'avais dit une grossièreté, genre "C'est à nous qu'tu causes la morue?!"... C'est tout ce que j'ai eu comme réaction. Et c'est très classique ici.
Dans le même restaurant et le même jour, j'échange deux petits mots avec la table voisine car une grande tablée étant partie, nous disposons alors de plus d'espace. Lorsque le couple assis à ladite table est parti, pas un regard, pas un mot. Punaise, t'as échangé quelques paroles, tu salues quand même en partant non???!!! Surtout que j'avais dit bonsoir en arrivant moi! Bah ça, c'est la normalité belche. Vachement accueillants non?...

Alors, je ne dis pas que les Gaulois font mieux, non... Quoique... Mais de toute façon, question chaleur tant vantée par les Français, je me marre vraiment. Enfin, jaune... parce que plus froids que les Belges en général (du moins Wallons), je ne connais pas.
La première personne dont j'ai fait la connaissance en arrivant à Bruxelles est une Anglaise vivant ici depuis 40 ans. Elle m'a expliqué avoir de suite su que j'étais Française.
Ah bon??? Et comment, puisque je n'avais fait que dire "bonjour" en m'asseyant à côté d'elle sur un banc et que, quelques minutes après, je lui avais tendu une petite boîte de pastilles à la menthe pour savoir si elle en souhaitait une?!
Eh bien c'est très simple, m'a t-elle expliqué : un Belge n'aurait jamais dit un mot, et a fortiori pas proposé de pastilles!
J'ai d'abord été très dubitative quant au bien fondé de sa réponse, car je suis une Gauloise à qui l'on a martelé depuis toujours le fameux, "Mais qu'est-ce qu'ils sont sympa les Belges!"...

Quant au sens de l'autodérision dont eux-mêmes, renforcés dans leurs certitudes par le délire gaulois, se réclament...
Comment se fait-il donc que mes copains ne sachent pas différencier les propos purement caricaturaux, ayant pour seul but de les faire réagir et les escagasser, de ceux qui sont sérieux?...
Serait-ce le fameux effet miroir qui les pousse à me demander des explications, puisque visiblement mes couillonnades les touchent?... Se sentent-ils donc tels que parfois je décris fielleusement les Belches? (moi, je ne fais que suivre le raisonnement de N. hein!...)
De là à penser que, comme dans de nombreux pays, il existe un complexe vis-à-vis de la France...

Couleurs Kroll
Clair que la Gaule est un magnifique pays. Mais ça, faudrait jamais l'dire! Tous les pays, même les plus laids peuvent se vanter, mais pas nous qui, soit dit en passant, sommes issus de la première destination touristique au monde! (j'vous parle pas du rush belge vers la France lors de chaque période de vacances...)
La Belgique est moche. Bah ouais. J'vais pas non plus raconter le contraire. C'est moche. Sauf rare exception, comme les superbes méandres de la Semois. Le Nord de la France aussi c'est plutôt moche d'ailleurs...
Et là, je ne plaisante pas, je trouve ce pays globalement vilain. Paysages à pleurer, côte bétonnée sans discontinuer, ce qui pousse les plus fortunés des Belges à investir sur la côte Française de la mer du Nord, ou comme nous, à se carapater en week end aux Pays-Bas, le pays où la douceur de vivre, le sourire, la chaleur humaine et le respect de la nature sont rois.
Par contre... Quelle beauté que l'art Flamand. Quel bonheur les grands places Flamandes ornées de leur splendide architecture. Et ce, sans même parler de la fabuleuse Bruges ou de la Grand Place de Bruxelles qui sont de véritables chefs-d'œuvre... De toutes petites bourgades recèlent souvent un joyau en leur centre.
Dommage, les Belches n'en ont pas l'exclusivité puisque la Flandre est aussi Française! Paraît même que la belle Lille en est la capitale!!! Zuuuuuut, là où ils pouvaient marquer des points... C'est trop inzuste!...

Historiquement... Bah ouais, pas d'chance, la Belgique a été créée en 1830... Donc, on passera. Ce territoire fait surtout partie de l'histoire de plusieurs autres pays... Et encore une fois, de celle de la France! Là, ça devient de l'acharnement...

La connerie Belge... Euh franchement... Est-ce que je vivrais avec mon Namoureux si je le pensais idiot? Est-ce que je vous fréquenterais si je vous pensais crétins, vous mes copains, vous avec qui je passe chaque semaine de merveilleuses soirées?
Mais où est donc votre fameux sens de l'autodérision???... Ne serait-ce qu'un fantasme Français bien pratique, que vous aimez tant rappeler et agiter comme votre drapeau national?...

Bruxelles... Ouais, comme l'a écrit Jean Quatremer, "Pas belle"... Parce que sale surtout. Mais très très agréable à vivre. Très vivante, je dirai, vibrante.

Donc, je l'affirme sans l'ombre d'un trait d'humour : la Belgique est moche, les Belges ne sont pas du tout accueillants. Mais... J'ai la chance d'évoluer dans un milieu qui offre des tas d'occasions de rencontres, et où les gens sont particulièrement sympa et accueillants! J'ai des copains que j'adore et, les rencontrer est un vrai bonheur.
En prime, le degré d'autodérision belche est en dessous du niveau des polders! Et le fait de vivre ici (rappelons que ça n'est pas un choix réel!... Mon choix étant simplement de vivre avec mon Namoureux belche...) ne m'empêchera pas de dire ce que je pense, même si en Belgique, il est de bon ton de la fermer sur tout et de ne pas dire ce qu'on pense... Sauf pour ce qui est de balancer des propos bien xénophobes sur les Gaulois (médias, réseaux sociaux et en conversation directe!), et ce, sans la moindre touche sarcastico-provocatrice!

Le jour où un de mes potes fera preuve d'autant d'autodérision que moi à propos de son pays... En la ramenant sur la honte des manif anti mariage gay, l'attitude vis-à-vis des requins de la Réunion qui vivent dans leur milieu mais qu'il faudrait sacrifier sur l'autel du tourisme, l'attitude des français qui changent plus d'idées politiques que de brosses à dents, etc... Ou qui, moquée à propos de son physique (ce qui est en soi très choquant... Car ça touche à un aspect essentiel de l'être.), en rira, non pour faire plaisir, mais parce que c'était vraiment drôle (attention cependant à ne pas en abuser, car ce que je m'autorise en vannes sur moi-même -ouais, je pratique couramment l'auto dérision moua!-, je ne l'accepte pas, ou juste avec parcimonie d'autrui. Je préfère prévenir pour éviter tout débordement... De gras.)... Bref, quand un de mes copains fera preuve d'autant d'autodérision que moi, et captera la différence entre humour (même de daube) et propos sérieux, c'est qu'alors les Belches seront peut-être vraiment ce que les croyances françaises, véhiculées par nos médias, nous assènent à longueur de temps à propos du plat pays!...

Les illustrations de ce billet sont des dessins du fabuleux Pierre Kroll qui, notamment, croque son pays et le reste du monde chaque jour dans le journal Le Soir.
J'ai offert à Namoureux un t-shirt avec le premier dessin, illustrant les différentes représentations que chacun a de ce qu'est la Belgique... Voyez, je ne suis pas que vilaine!;)
Quant au second dessin patriotique, uniquement aux couleurs belches... Il résume bien la parabole : Avant de voir la paille dans l'œil de ton voisin, vois la poutre qui est dans le tien.

ArticlepubliéSobusygirls

 

20 mai 2013

SUSCEPTIBILITÉS BELGES...

640_L_Q6FJPD1TJ'avais loupé ça semble t-il!
Dans un article intitulé "Bruxelles, pas belle", daté du 13 mai 2013, Jean Quatremer établit un constat pas très reluisant de la capitale européenne. Il persiste le 15 mai sur son blog, en amorçant un début de réponse à ses détracteurs, qui porte le même titre que son article polémiste (Bruxelles pas belle).
Depuis je me suis rattrapée et ai lu les réactions, parfois totalement crétines, suscitées! ICI ou ou encore LÀ. Ou encore, ICI. Poilant de constater l'aveuglement de certains Belches... Ou triste, parce que si ces autochtones retrouvaient la vue, ça pourrait changer. Sans parler de leur manque de connexions neuronales en comparant l'incomparable, soit Paris et Bruxelles... Parce que même si tout n'est pas rose à Paris, il est bien connu que le monde entier rêve de venir découvrir la capitale Belge... Le voyage de noces à Bruxelles, un must!
Je comprends que l'article de Quatremer ait vexé des Bruxellois, mais c'est malheureusement la triste réalité. Et un peu d'honnêteté intellectuelle leur ferait du bien.
Faudrait peut-être les envoyer en visite obligatoire dans d'autres capitales, ou grandes villes, européennes, histoire de leur rendre la vue...

J'ai la chance de vivre dans un secteur privilégié de la capitale Belge, avec bois, étangs, champs (si si!), villas et tout l'toutim à proximité. Bref, chez les riches. Mais sinon...
S'il y a de belles, voire très belles, réalisations architecturales, art Nouveau et art Flamand obligent, beaucoup de façades sont sales (On connait visiblement mal le ravalement de façades)... Les rues défoncées, ou à cause des travaux incessants ou à cause des pavés, sont la norme. Mes soucis de dos en font quotidiennement les frais... Le pompon en termes de crasse : Sauf exception, comme par exemple dans certains coins des Ardennes, le Belche ne connait pas l'usage de la poubelle que vient vider le camion poubelle. Non non... 2 fois par semaine, on doit déposer nos sacs poubelle, normalisés, sur le trottoir!!! Dément. L'absolue connerie. Parce que outre l'esthétisme rare engendré par cette coutume d'une remarquable intelligence, les animaux et notamment les renards dans mon coin (A cause des parcs et champs!) ont tout loisir d'éventrer les ravissants sacs pour y trouver de quoi se sustenter! Etonnant n'est-ce pas?... Et vous pouvez toujours chercher des containers à poubelles! Même pas en rêve. Donc en prime, si vous n'avez pas de quoi stocker vos déchets, ils prennent une place folle chez vous (Tri sélectif oblige) et ça pue! Ça donne envie hein?!

Alors maintenant, d'aucuns me demanderont pourquoi je vis à Bruxelles... Certainement pas par goût du temps pourri et des paysages Belges souvent déprimants, mais juste parce que j'ai eu la bonne idée de rencontrer le plus adorable des Belches! Car j'ai quand même oublié d'être maso en quittant la Haute-Savoie pour Bruxelles... Même si je trouve la ville, et je le rappelle car je suis une privilégiée, plutôt agréable à vivre, notamment en termes de restau, sorties, etc...

J'sais pas, mais quand on possède le statut de capitale européenne, on devrait s'enorgueillir de pouvoir offrir une vitrine attrayante et ne pas juste contester l'évidence de manière infantile comme cela a été le cas à de nombreuses reprises...
Faudrait peut-être délocaliser Bruxelles à Barcelone...
Ouais, j'vais penser à fonder un lobby pour travailler à la mise en œuvre de cette idée!

La photo d'illustration : Le bois de la Cambre où je peux me rendre à pied, puisqu'à proximité de mon domicile...

Un dessin du plus génial et politiquement incorrect des dessinateurs. Le merveilleux Kroll, qui publie chaque jour ses dessins d'actu dans le journal Le Soir, ICI.
Au delà des mots et du dessin, son génie consiste en la faculté de toujours savoir relier plusieurs évènements sans rapport entre eux dans un même dessin.
Ici, l'article de Quatremer et les propos racistes du présentateur météo Trullemans.

Kroll

19 juillet 2013

LE TAG DU PARENT INDIGNE by La Carne

 

parents_indignes

La Carne, cette Douce Merveille au caractère fleurant bon le Roquefort, découverte très récemment et aussitôt demandée en épousailles, a créé un TAG. Non, pas jour en allemand! Elle n'a pas (encore) la prétention de changer l'organisation de la semaine!...

D'habitude, je trouve ça d'un ennuyeux les tags, d'une bêtise sans nom! J'vous dis pas le niveau des tags culinaires!... Déprimant. C'est gentil quand on pense à moi pour répondre, mais j'ai toujours poliment remercié en déclinant l'offre de participation, parce que franchement expliquer que j'aime plus les framboises que le melon, que j'ai cuisiné la première fois à tel âge, et que ma grand-mère était la reine des cucharas, etc... On s'en bat les couettes! Mais alors d'une force!!! Par contre, un tag de La Carne ça, ça c'est d'la culture. Ça, c'est du nivellement par le haut! De quoi, on ne sait pas encore... Mais par le haut!

Ne m'étant pas reproduite (Trop aigrie, manque de candidats maso, pas trouvé comment faire, etc... A vous de trouver pourquoi!), je me suis plainte auprès de ma Promise du fait que son Tag excluait une fois de plus les parents de chats. Oui, car moi j'ai fait des chats! Je vous les conseille! Accouchement sans douleur, frais d'entretien bien inférieurs à ceux dépensés pour des humains, frais de scolarité nuls.
Elle m'a donc répondu d'adapter, que ça ne poserait aucun problème!

Alors OK... Je tente.

Précision utile : Je suis l'heureuse Maman de 2 chattes (Celui qui sourit bêtement, je le déglingue!)... Une tricolore et une noir et blanc!
Oui M'ssieurs Dames, le chat est moins débilo que l'humain!... Lui au moins est livrable en une multitude de couleurs et assemblages!
Prévenez-moi le jour où vous verrez un humain Ecaille de Tortue, Tigré ou Noir et Blanc à la fois!
Et non. Michael Jackson n'était pas noir et blanc! Mauvaise réponse!

LES CONSIGNES (Copié collé piqué à ladite Carne. Je ne vais tout de même pas me faire caguer à recréer ce qu'elle a déjà parfaitement rédigé!)
---> Tu réponds à mes questions. Tu colles l’image que j’ai gogolisée ainsi que le principe de ce tag (Ce que tu es en train de lire). Tu désignes des bloggers de ton choix (Important!), qui à leur tour répondront à MES questions et feront suivre. Tu vois, c’est simple ! T’as même pas à te creuser la tête pour trouver des questions. La Carne, dans sa grande mansuétude (J’adore définitivement ce mot savant) l’a fait pour toi. Ensuite, tu me préviens que tu as participé afin que je partage tes réponses.

 

1. Dora et compagnie, pour toi, baby-sitters gratuites ou divertissement?
Dora, c'était la sœur de mon père. Malheureusement Tessy et Feliç (Mes infiiiiiints - Prononcer à la Céline Dion) n'ont pas eu la chance de connaître leur Tata. Mais gageons que l'aimable Tessy aurait adoré cracher dessus, en lui explosant les chevilles par quelques coups de griffes savamment distribués!
L'humain, ne l'oublions pas, reste le jeu préféré du félin.

2. Mac Do, sympa pour les gosses ou sympa quand le frigo est vide (ou que t’as la flemme de nourrir toi-même les gosses) ? 
Ça va pas non? Tu veux faire crever mes infiiiiiints?! Mac Do, c'est OK pour ces débilos d'humains inconscients! Le chat lui est un gourmet. Chaque jour, cette aimable bestiole, bouffe la même chose. Mais attention!... Pas de la daube de grande surface! Nan nan! De la croquette pour chats bourgeois, sortant de "la cuisine de Jupiter"... Des petites choses provenant de chez le véto ou de l'animalerie. C'est que les parents de chats tiennent plus à la santé de leurs infiiiiiints que les parents de gnomes humains!
Et pour les comiques qui se diraient : Quoiii???!!! Tous les jours le même plat???
Réponse : T'as déjà vu un chat dans la nature qui se dit "Tiens, aujourd'hui j'me f'rais bien une fondue de souris Bourguignonne!", et le lendemain "Aujourd'hui, c'est ravioli!". Bah non, dans la nature le chat mange toujours la même chose. Oiseaux, rongeurs. Point barre. Je sais... Ça fait de suite envie! Et toi là qui t'marres, tu bouffes pas du poulet?!!! Bah j'vais t'apprendre un truc, le poulet c'est pas un végétal!

3. La sieste de tes gosses, pour leur bien ou pour avoir la paix ?
Le chat ne fait pas la sieste, le chat l'a inventée à l'échelle XXXL.
Le chat ouvre parfois un œil et, grand philosophe devant l'Eternel, constatant la désolation de ce monde, il s'empresse de bien vite le refermer, non sans s'être auparavant sustenté et avoir fait caca et/ou pipi! Bah ouais... Même les dieux vivants doivent parfois se vider!
Je conseille donc, une fois de plus, l'adoption de chats. C'est très très reposant...

4. Faire lire l’histoire du soir au plus grand, plutôt que de le faire soi-même, c’est éducatif, convivial ou une formidable manipulation ? 
Ayant noté un manque de concentration, je n'ose penser d'intérêt, pour la lecture, j'ai fini par abandonner l'idée de lire une histoire à mes infiiiiints. De toute façon, elles dorment avant même que j'ai pris le livre du Chat Botté en main...

5. Parfois, es-tu fatigué(e) rien qu’en pensant que le lendemain c’est mercredi (ou pire les vacances) ou pas ? 
Mercredi? Bah ça change quoi? 18H00 au moins de sommeil par jour pour un chat en bonne forme. 28H00 par temps chaud (Ouais, ça les épuise!) Et c'est tous les jours. Alors, mercredi ou samedi, idem, ça roupille!
Le chat : Le meilleur déstressant de l'homme.

6. Le centre aéré (ou toute activités extra-scolaires, et autre garderie), c’est synonyme de joyeuse socialisation ou de shopping tranquille ?
Bah tiens! Eh, j'ai pas des chiens à la maison! Les minets sont des animaux de territoire... Tu sais, genre essaye même pas d'approcher ou j't'éclate la tronche à coups de parpaings!
Alors, le centre de loisirs pour chats, on n'y est pas. Eh puis, vous me voyez réveiller mes infiiiiiints pour les conduire dans un lieu où rencontrer d'autres petits amis ennemis?!
Et voilà, encore des frais évités...

7. Les fêtes de fin d’année et spectacles en tout genre de tes bambins, joyeux bordel, fierté ou t’es soulé(e) rien que d’y penser ?
Un chat c'est pestacles toute l'année! Y a ses moments de folie, mais aussi sa grâce absolue qui, à elle seule, est un pestacle. Observer les mouvements du chat, qu'il se déplace, dorme, fasse sa toilette... Tout n'est que grâce et élégance. Un pestacle émerveillant.
Et vos gosses les doigts dans le nez, vous les trouvez élégants? :)) J'vous parle pas des cris extatiques que vous devez pousser quand ils vous infligent leurs soi-disants ballets de fin d'année... On passera sur les créations artistiques pour cause de fête des mères...

8. Les grands parents, la famille c’est important ou c’est surtout pratique ? 
Surtout pas! Qu'ils restent où ils sont! Moins ils approchent, mieux on se porte! Les amis, ça oui c'est important. Eux, on les choisit, comme les chats nous choisissent quand, comme moi, on va les adopter en refuge...

9. Le chantage avec tes gosses, arme ultime ou jamais de la vie ? (Avec un chat, bon courage !) 
Tiens... Elle parle de chat!... Elle aurait donc pensé à moi avant même que nous tombions en amour??? Un signe...
Ouais, bah elle a donné la réponse.
Mes infiiiiints possèdent une fierté absolue les poussant à ne jamais transiger et à camper sur leurs positions! S'ils décident de massacrer un coin de mur ou de bouffer vos plantes, rien n'à faire, aucune menace ne les fera fléchir. Je crois que le chat manque de souplesse... Ce qui est un comble en même temps!

10. Manger les gâteaux, bonbons et autres douceurs de tes gosses en cachette, sacrilège ou justice ? (si t’as un chat, que tu niaques ses croquettes, viens nous en parler, ça ira mieux après).
Alors, autant mes infiiiiiints semblent nous prendre, Namoureux et moi, pour des dégénérés aux goûts de chiottes quand ils constatent ce que nous avalons... Autant j'en ai la même dose à leur service! Et paf. Ça pue leur daube!
Sauf que moi, jamais de chez jamais, je ne goûterai ces machins qui empestent! Par contre, la Tessy rapplique en courant quand y a du jambon fumé ou des fraises! Oui oui, des fraises.... Cette tanoca (Folle en Catalan... J'en profite pour vous instruire, c'est pas du luxe!) adore ça! Quand à la Feliç (Heureuse, toujours en Catalan. Prénom qui lui va comme un gant à cette ravie du village!), elle vient tout sentir, analyser, puis se détourne, sidérée par nos repas!... Sauf peut-être une petite léchouille de temps en temps sur le couvercle d'un yaourt, et sur un reste de vinaigrette ou de sauce au curry... Mais j'me demande si c'est pas juste pour faire plaisir à ses parents!
Donc, comme vous pouvez le constater, vivre avec un chat permet de s'empiffrer de cochonneries sans impression de leur ôter de la bouche.
Chat : Encore une fois... One point! Gnome : 0 point!

11. Faites des gosses qu’ils disaient, faites des gosses. Pourquoi t’en as toi ? 
En même temps, faut savoir s'affirmer dans la vie! C'est pas paskon vous dit de vous reproduire qu'il faut le faire!

Les refuges n'attendent que de bons adoptants, responsables et bien gâteux... Pensez-y avant de faire des gnomes. ;) Etre Maman Chat comme moi, c'est un sacerdoce, croyez-le. La Papa n'est pas mal non plus... En fait, il est capable de se rouler en boule dans le lit pour ne pas gêner nos infiiiiiiiints qui prennent toute la place au milieu! Ou de ne poser que 5 cm de fesses sur la chaise, pour ne pas virer Tessy qui y campe alors que le repas est servi...

Et pensez aussi aux gosses déjà tout faits, prêts à être livrés, existant en plusieurs coloris, pour qui nos pays représentent l'Eldorado...


Voilà donc le résumé de mes géniales pensées à propos de mes infiiiiiiints!

Je ne désignerai personne pour ce tag... Si quelqu'un souhaite le faire, qu'il suive la procédure décrite en haut. ;)

 

31 juillet 2017

ISLAMISTES ET JUIVE AU PAYS DES MAKROUDS !

Je viens de me finir une boîte de pâtisseries orientales. Seize au total. Gnéééé ???!!!... J'ai toujours adoré ça. Une bonne Séfarade quoi... qui aime la cuisine orientale et se damerait pour des makrouds bien moelleux.
Il y a quelques jours, alors que nous passions  en voiture pour la nième fois devant une pâtisserie marocaine dont les vitrines, glaucques et non éclairées, débordent malgré tout toujours de plateaux croulant de centaines de petits gâteaux... j'ai craqué. Nous avons stoppé car... il me FALLAIT des makrouds !

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Nous entrons donc dans cet endroit franchement terne et austère, à mille lieues de la représentation habituelle que nous pouvons nous faire d'une pâtisserie, et là le choc... mais j'ai été très bien, parfaite, rien de mon émoi n'est apparu sur mon visage resté impassible.
Derrière la porte ouverte, dans l'ombre, un homme assez âgé. Père ? Mari ?... En tout cas, une espèce de Cerbère.
La jeune dame qui servait, elle, portait une ravissante tenue fort estivale et féminine... soit un vêtement islamique ne laissant apparaître que le visage et les mains (ouf !) ! Le tout de couleur flatteuse : marron, et vert tristouille pour le voile... le tissu étant aussi élégant, frais et charmant que celui d'une robe de bure !

Moi, tranquille d'apparence, mais ayant franchement, l'espace d'un dixième de seconde, eu envie de faire demi-tour. Imaginez... je suis femme libre et juive (certes laïque, voire carrément hostile aux religions) (j'vous ai déjà expliqué, nous les juifs, ne sommes pas à un paradoxe près !) ! Je cumule quoi. Heureusement, je pense et décide vite quand il faut être réactif... 
J'avance donc, mon étoile de David autour du cou, Namoureux sur les talons. L'étoile est bien visible. Petite, mais sur fond noir uni. Non, je ne provoque pas, ou plutôt si, j'ai décidé de provoquer positivement. J'ai décidé de montrer cela : a priori, je représente tout ce que vous détestez, et pourtant je vais être charmante, vous expliquer à quel point je suis dingue de pâtisseries orientales et mieux... la juive, aux bras nus et aux cheveux longs lâchés, va vous offrir son argent en échange de vos gourmandises... parce que je voudrais tant que nous ne soyons plus ennemis !
Quand j'ai dit qu'il ne fallait pas que j'abuse tout de même, que ça commençait à faire beaucoup de pâtisseries, la dame m'a d'ailleurs dit un truc qui, intérieurement, m'a fait mourir de rire : " Il n'y a pas de mal à se faire plaisir, c'est important ! " Islamiste certes, mais commerçante !!! Plaisir... étonnant vocable dans la bouche de cette jeune dame...

Je ne sais pas s'ils ont vu mon étoile. L'homme n'a pas dit un mot, pas rendu nos saluts, faisant la même tête digne d'une porte de prison du début à la fin. La dame quant à elle était tout à fait aimable.
Mais s'ils l'ont vu, gageons que l'homme a intimé l'ordre à la dame de désinfecter de suite la boutique, parce que lui n'avait rien d'un être charmant !
Et, vengeance d'Allah... il ne restait justement plus de makrouds !!!
Vade retro Satanas !!!...

Je ne sais toujours pas si je vais retourner chez eux finir le boulot... à savoir essayer les makrouds. Je suis toujours hésitante entre " persiste et signe " et " non, faut pas pousser, pas envie de faire vivre des islamistes ".

Vos avis ?!

Capture d’écran 2017-08-02 à 14




18 août 2020

COUSINS COUSINES... UNE SALE FARCE

Capture d’écran 2020-08-18 à 14Vendredi 14H30.
Ils nous larguent comme des merdes sur le parking du centre funéraire.
Je l’avais prévu et annoncé d’avance à Namoureux  puisqu’ils n’en étaient pas à leur premier coup de biiiip, même s’ils m’avaient dit passer ensuite à la maison sans toutefois rester dîner.
Nous n’avons pas fait ouf, pas bronché. Il nous reste encore de la tarte et tout ce qui était prévu pour la classique et incontournable collation post-mortem… entre personnes de familles civilisées.
Par la suite, Namoureux m’a dit que c’était plié à l’arrivée au centre funéraire, qu’il savait avec certitude qu’ils ne viendraient pas chez nous après la cérémonie… car ils se sont prestement délestés d’un paquet que ma Tata adorée avait réservé pour moi pour après son décès. Décès intervenu en février 2019, sans que nous n’ayons depuis revu qui que ce soit. Ça n’est pourtant pas faute d’avoir tendu des perches, voire des baobabs ! Parce que nous, nous sommes naturellement restés après la cérémonie lors du décès de Tata, alors que nous avions aussi 300 km à nous palper pour le retour et… les obsèques du père de Namoureux le lendemain matin !!! Tout ça en trimballant notre « curé portatif », à peine fatigué le pauvre (oui, je suis une juive profondément anti religion, mais respectueuse des croyances d’autrui). Pourtant, pas question de larguer nos proches dans cet atroce moment.
Mais 600 bornes aller retour quand le départ est depuis Bruxelles, c’est sans doute bien moins long et fatigant que si le démarrage est effectué depuis Reims… Et puis surtout, ça n’est pas comme si curé et Namoureux bossaient, eux…
J’avais aussi prévu depuis des années qu’une fois Maman et Tata parties, je n’aurais plus de famille. Eh bien, ça a été plus rapide que l’éclair !
Ils se sont barrés, bien que ne travaillant plus et étant en pleine forme. Punaise, sur le parking quoi, alors que Maman était en train d’être incinérée !... Le pire moment à passer.  Je pense que je n’atterrirai jamais, tant c’est inouï. Dégueulasse en fait, comme l’a exprimé la sœur de Namoureux.
Ils avaient déjà annoncé au téléphone ne pas vouloir rester dîner mais venir prendre un verre ensuite, parce que leur fille aînée, venue avec sa propre voiture, travaillait le lendemain ; la cadette devait rentrer chez elle, soit à 1H50 de chez nous et le frère très malade repartait chez lui le lendemain, drivé par son fils qui venait le rechercher !!!
Logique quoi… ça empêchait les parents de rester au moins un moment, alors qu’ils ne prenaient pas la route avec leurs filles et que le frangin ne conduit pas !!!
La seule chose totalement justifiée c’est que l’aînée des filles devait nourrir ses chevaux, après avoir déposé sa sœur chez elle pour laquelle elle faisait un grand détour, ce qui expliquait le fait qu’elle parte. Lorsque l’on a des animaux, ils sont clairement prioritaires puisque nous en sommes responsables.
Vous me direz, les autres membres de la sainte famille disséminée çà et là en France ne nous ont même pas contactés (à part mon petit cousin sans doute trop sensible, le vil petit gueux). Oh bah oui mais je suis bien vilaine, paraît-il que certains voulaient participer à l’achat des fleurs, ça change tout pas vrai ?!
Qu’ils aillent se faire cuire le cul, même pas en rêve que je leur offre une bonne conscience. Et puis faire cramer des fleurs, non merci. Une rose jaune par personne présente, c’est ce qu’elle souhaitait. No more.

Il y a de nombreuses années, Maman étant en vacances chez moi, nous devions organiser un pique-nique à Chamonix pour voir les fameux cousins avant qu’ils ne prennent le tunnel du Mont-Blanc.
10H30, nous appelons pour savoir où ils en étaient puisque venant de Reims. Clairement une illumination !!! Tranquilles, ils nous disent qu’ils sont à 25 bornes de la maison et qu’ils vont passés en Italie directement, sans s’arrêter.
Mais le pique-nique ? On en a pour un régiment… C’est l’occasion de se voir… On s’en faisait une joie…
Je n’en croyais pas mes oreilles. Connaissant parfaitement les entreprises bordant l’autoroute vers Bonneville, j'ai dû demander ce qu’ils voyaient pour être convaincue que ça n’était pas une blague !!!
Bah non, ça n’en était pas une ils passaient bien à Bonneville au moment où je leur téléphonais !
Et si on n’avait pas appelé, ils ne nous prévenaient même pas !
Maman était soufflée, et là elle a commencé à comprendre ce que je reprochais depuis des lustres. Plus de 10 ans après le gag, elle a fini par le dire à sa belle-sœur adorée, car elle en avait assez que celle-ci blâme mon attitude vis-à-vis de la sainte famille, donc vis-à-vis de ses gosses.
Elle a été estomaquée paraît-il, sidérée que sa fille ait pu faire ça. Et ça a aussi changé son regard sur moi, car elle a compris que d’être sans cesse zappée par ceux qui sont toute votre enfance, ça « agace » un brin.

Chaque année ou presque, ski aux Gets. Ils ne sont jamais venus à la maison. C’est moi qui toujours montais aux Gets, voire même à toute vitesse pendant ma pause déjeuner, puisque bossant alors à 20 km.
Je passe sur le fait de n’être jamais appelée… et de m’être ruinée en note de téléphone (oui, au temps des dinosaures, avant l’illimité) (3000F pour un mois), avant que, c’est le cas de le dire, je comprenne que c’était à sens unique et arrête les frais ! On m’a bien reproché : mais c’est toi qui es partie !!! Donc, c’était à moi de venir et d’appeler quoi…

Et après on se demande pourquoi j’avais du ressentiment.
Ma famille m’a manquée à crever. Après la tristesse est venue la colère.

Je passe sur le fait que j’avais aussi prévu que lorsque Maman ne pourrait plus prendre le train pour aller les voir, ils ne viendraient pas chez elle ?
Bingo une nouvelle fois. Malheureusement.
Maman a enfin compris ma colère…
En x années, s’ils sont venus la voir deux fois, c’est le bout du monde.
C’était pourtant devenu sa seule manière de voir sa belle-sœur adorée… à savoir, qu’ils viennent avec elle. Elles aussi se sont manquées à crever. Elles avaient quelques mois d’écart. Des nonagénaires lors de leur départ… à un an et demi d’intervalle.
J’avais même proposé à Tata de venir la chercher pour l’emmener voir Maman quand j’étais sur Paris… soit une bagatelle de 6H00 de route avec les allers retours. Mais je les aimais tant et elles s’aimaient tant… Bien entendu, et malheureusement, elle a refusé disant qu’elle ne pouvait faire cela. Je comprends bien que c’était un problème par rapport à sa fille qui ne lui proposait pas de l’emmener à Paris. Elle me disait, «  on ne fait pas toujours ce qu’on veut »…
Par contre, on a proposé à Maman de venir la chercher… sans comprendre que non, elle devenait aveugle et ne marchait plus assez bien pour changer d’environnement. C’était trop tard quand on a commencé à lui faire cette proposition. Et puis dans ce cas, pourquoi ne pas venir la voir simplement ? Le dérangement est différent ? La route plus longue ?!!!
Alors oui, ça oui, on lui a téléphoné. Ça a suffi quelques années pour tenter de se cacher la vérité, puis Maman s’est lassée, s’est détachée. Elle me disait qu’elle n’en avait plus rien à foutre de la sainte famille, qu'ils ne lui manquaient plus tant elle était déçue par eux.
C’est finalement moi qui, chose incroyable, ai convaincu Maman ces derniers mois que sa nièce préférée devait être pardonnée, car patati patata… J’arrivais presque à me convaincre moi-même, ayant renoué des relations téléphoniques régulières avec elle depuis le décès de sa mère en février 2019.
Maman a fini par me dire que oui, sa nièce était une fidèle car elle avait toujours… téléphoné.
C’est bien, elle est partie sans ressentiment contre celle qu’elle a vraiment beaucoup aimé. J’aurais été une bonne avocate…
Et puis, contre toute attente, ma petite cousine de 16 ans était présente. Un bien joli cadeau. Comme était aussi présent mon grand cousin si malade de Parkinson. Un autre cadeau.
Je n’oublie pas les coups de biiiiip, comme je n’oublie jamais les attentions.
Autrefois, j’étais comme mon père, je ne connaissais pas la rancune. Je m’énervais et passais à autre chose. J’ai changé. L’accumulation de déceptions m’a faite changer. Je le regrette infiniment. Mais aujourd’hui j’ai la rancune tenace, et alors que je reprenais tout de même contact depuis le décès de ma Tante – comme toujours, c’est moi qui ai systématiquement couru sottement après eux au lieu de me faire une raison- , il est clair que les événements de ce funeste vendredi d’août ne m’aideront pas à passer sur la réalité du désintérêt chronique de certains…

Merci de ne pas balancer de « condoléances », j’exècre autant ce terme que Maman le détestait, pas plus que de sots « RIP »… Bref, j’avais besoin d’écrire, de lâcher mon dégout, pas de me faire plaindre. Ça faisait longtemps que je n’avais pas utilisé mon blog défouloir. Je n’imaginais pas que ce serait pour parler de la suite infecte des obsèques de Maman…
Je pense qu’au final ce que je reproche en premier lieu c’est l’hypocrisie, les faux arguments pour se barrer, le manque de courage pour assumer « on se fout de toi, on ne t’aime pas ». Comme à chaque fois - oui à chaque petitesse, j’ai eu droit à des arguments imbéciles, jusqu’à la responsabilité d’autrui dans le fait de ne pas vouloir de moi un certain Noël… juste pour une journée, ce qui a privé Maman de son dernier Noël avec sa  famille, puisqu’après elle n’est plus sortie -, on m’a balancé des conneries que j’ai fait semblant de croire, parce que pas envie de sans cesse m’embrouiller, et encore moins ce vendredi.
Gageons que ce billet sera commenté en veux-tu en voilà à la cousine vivant sur les rives de la Méditerrannée, cousine que j'ai toujours bien aimée même si nous n'avons pas de contacts, mais sur laquelle la sainte famille a toujours craché (allumeuse, garce, etc) avant de devenir cul et chemise avec. Au moins avec cette mise... au poing, j'offre l'occasion de proférer d'autres mensonges pour se plaindre, casser du sucre et se justifier de l'injustifiable... soit des discussions pendant des années à propos de la bien vilaine fille que je suis censée être.

Finalement, incapables de rentrer, bien trop tristes et furieux, Namoureux m’a proposé de passer à la maison chercher du ravitaillement (nous n’en manquions pas !) car nous avions le ventre vide depuis la veille. 
Il était tôt… Nous avons donc roulé au hasard et avons fini en forêt dans un joli coin inconnu, sur un banc, entourés d’arbres somptueux et calmés par le chant des oiseaux. C’était l’endroit idéal pour faire face à ce moment pénible, rendu encore plus difficile par l’immonde goujaterie familiale.

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28 novembre 2013

INDÉCENCE DE MEURTRIER

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La Belle, féminine, féministe, est morte sous ses coups.
Etonnamment, ou pas, une ex-épouse s’est suicidée.

Lui, écrit, chante, vit de et pour sa passion, il est aimé, il connaît toujours des moments de bonheur, de rire. Il avance dans sa vie, alors qu’il l’a précipitée dans la mort...


Qu’il respire toujours, je ne le remets pas en cause. Le droit à la vie est un principe que je défendrai sans relâche, quelle que soit la nature du crime. J’ai soutenu la loi Badinter abolissant la peine de mort et, jamais, je ne reviendrai sur mes convictions. D’ailleurs, là n’est pas le sujet de ce billet, et je ne m’engagerai pas dans le stérile débat du pour ou contre...


Entre le jeu légal des remises de peine et la liberté conditionnelle, il aura passé quatre années en détention sur les huit prévues par le jugement, et trois sous le régime du contrôle judiciaire. Okay. Je ne conteste rien. Quatre années au gnouf, c’est long, très long... et là encore, je ne rentrerai pas dans le débat : mais il vit, et elle est morte, et, et et...


La culpabilité, les insomnies, le remord, le chagrin, je veux aussi bien imaginer qu’il a éprouvé tous ces sentiments. Et une fois encore, okay, ça ne sert à rien, ça ne fera pas refleurir le merveilleux sourire de La Belle.


Mais... et quoi qu’en pensent ses admirateurs, putain d’indécence !



Oui, putain d’indécence, car qu’avait-il besoin de revenir dans la lumière des projecteurs ?! Par respect pour les proches de La Belle, pour ceux qui pleureront toujours sa disparition, ne pouvait-il se faire discret ?! Ecrire, rester dans l’ombre des interprètes de ses textes n’était-il pas suffisant ?!
Juste, par respect, comme une certaine forme de demande de pardon, par simple décence !

Comment peut-il oser infliger aux proches de La Belle, la vue de reportages télé concernant son actualité artistique, ou des articles dans la presse écrite décrivant sa vie passée retrouvée... car même s’ils se refusent à regarder ou à  lire ce qui le concerne, ils ne peuvent en faire totalement abstraction tant on parle de lui et on écrit sur sa carrière renaissante !

Il ne s’agit pas de dénoncer le fait qu’il retravaille, mais le refus de celui que, par simple décence et humanité, il aurait du choisir : à savoir, exclure toute exposition médiatique en n’étant plus interprète, mais en demeurant simplement auteur.


Et qu’on ne me dise pas que c’est son métier, qu’il a purgé sa peine, qu’il ne sait peut-être rien faire d’autre !

Si ! Il sait écrire. Et fort bien paraît-il.  Il a donc au moins une double compétence.
Double compétence que ne possède pas forcément de manière innée le gars qui, suite à une incapacité professionnelle doit se réorienter, en se formant à un nouveau métier plus en adéquation avec son état de santé... ce qui, sauf exception, ne se fait pas sans difficulté, surtout l’âge avançant.

Et ne me sortez pas le type d’argument en carton qui m’a été servi en d’autre lieu : « s’il était plombier, on ne lui interdirait pas d’exercer sa profession ! ». Encore un esprit éclairé, en panne d’ampoules au dernier étage, pour sortir une telle niaiserie. C’est bien connu, un plombier c’est super médiatisé, on ne peut lire ou écouter la presse sans qu’un sujet ne parle de lui. Trop glamour le métier de plombier.


Alors je le répète, oui, encore...

Putain d’indécence pour cette famille, ces amis qui endurent, alors même qu’ils n’y pensent pas, le rappel de l’existence de cet homme qui leur a ôté La Belle.

Putain d’indécence vis-à-vis de toutes celles qui subissent des violences conjugales ou les ont vécues, voire... sont mortes de trop les avoir subies.



... Parce que les violences psychologiques sont aussi des violences trop oubliées.

Photo d'illustration :  lefigaro.fr

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24 juillet 2015

ASSURE MA SÉCURITÉ, MAIS LAISSE-MOI RÊVER !

En parcourant la toile, et notamment les com du bon peuple décérébré ne voyant pas plus loin que le bout de son nez, lequel est fort court... je suis atterrée par les réflexions (ce terme impliquant de réfléchir, je doute de son adéquation...) qu'engendre ce texte !

D'une part, cette loi ne fait qu'entériner, et encadrer justement, des pratiques vieilles de dizaines d'années, mais non officielles.
D'autre part, et surtout, nous sommes dans un contexte de risques et violences extrêmes. Or, le bon peuple réclame de la sécurité, réclame une vraie lutte contre le terrorisme qui atteint des stades de violence jamais connue avant, mais toutes ces exigences doivent être remplies sans contrepartie et sacrifices, pourtant indispensables !
Le bon peuple veut que l'état espionne, se renseigne, traque délinquants et criminels, sur le territoire comme en passe d'y entrer, mais de façon magique !... A savoir, ne jamais lui-même faire l'objet d'une quelconque intrusion quant à sa vie privée.
Donc, que le bon peuple m'explique comment les services de renseignements peuvent pister de potentiels individus dangereux sans balayer l'ensemble des citoyens... à moins d'être doués de pouvoirs magiques leur permettant de repérer, sans risque d'erreur, les personnes qui vont passer à l'acte !

Alors stoppez l'angélisme et acceptez de vous impliquer, assumez les  responsabilités de vos exigences ! La sécurité, la guerre contre le terrorisme possèdent un prix, elles ne s'obtiennent ni ne se font à coup de jolis discours permettant de vous épargner, de vous garder bien confortablement installés loin d'elles !

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Et sinon, je serais bien curieuse de savoir combien de Français ont lu cette loi avant de critiquer...
Etant juriste de formation, je suis bien placée pour affirmer que lire des textes juridiques et les comprendre n'est pas forcément aisé, ainsi je ne me leurre pas quant au nombre de lecteurs.

Alors pour toi, si tu veux sortir du troupeau n'ayant aucune connaissance de la teneur de ce texte mais bêlant comme tes con génères, voici son contenu ! Et si tu veux en savoir plus, tu cliques sur le texte ci-dessous et tu ouvriras ainsi le site vie-publique.fr

" Projet de loi relatif au renseignement

le 24 07 2015

Où en est-on ? 

Saisi de trois recours déposés le 25 juin 2015 par le président de la République, par le président du Sénat et par au moins soixante députés, le Conseil constitutionnel dans sa décision du 23 juillet 2015 a jugé le texte conforme à la Constitution à l’exception de trois dispositions.

Le texte définitif du projet de loi a été adopté le 24 juin 2015, l’Assemblée nationale ayant adopté le texte mis au point par la commission mixte paritaire, texte déjà adopté au Sénat le 23 juin 2015.

Le projet de loi avait été adopté en première lecture, avec modifications, par le Sénat le 9 juin 2015.

Présenté au Conseil des ministres du 19 mars 2015 par M. Manuel Valls, Premier ministre, il avait été adopté en première lecture avec modifications par l’Assemblée nationale le 5 mai 2015, après engagement de la procédure accélérée le 19 mars 2015.

De quoi s'agit-il ?

Le projet de loi vise à donner un cadre légal aux activités des services de renseignement. Le projet de loi soumet la mise en oeuvre des techniques de renseignement à une autorisation du Premier ministre, après avis d’une autorité administrative indépendante.

Les services de renseignement sont constitués de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), la direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD), la direction du renseignement militaire (DRM), la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, Tracfin (Service de renseignement rattaché aux ministères financiers). Un rapport parlementaire, rédigé en mai 2013 par MM. Urvoas et Verchère, avait montré que ces services agissaient sans base légale et en dehors de tout contrôle autre que hiérarchique.

Le projet de loi définit un cadre dans lequel les services de renseignement sont autorisés à recourir à des techniques d’accès à l’information. Des techniques de recueil de renseignements aujourd’hui permises dans un cadre judiciaire seront étendues au services de renseignement : balisage de véhicule, sonorisation de lieux privés (micros), captation d’images dans des lieux privés, captation de données informatiques, accès aux réseaux des opérateurs de télécommunications pour le suivi d’individus identifiés comme présentant une menace terroriste. Les moyens de contrôle des communications des détenus dont dispose l’administration pénitentiaire seront renforcés. Le dispositif d’analyse automatique des données ("boîtes noires") que devront installer les fournisseurs d’accès à internet (FAI) afin de surveiller le trafic et de détecter des comportements suspects a été modifié par l’Assemblée nationale. Les hébergeurs pourront effectuer eux-mêmes la séparation entre les métadonnées (données de connexion) et les contenus. Les services de renseignement pourront seulement consulter les métadonnées. Cette technique de recueil de renseignement ne pourra être autorisée que dans la lutte contre le terrorisme. De même, l’Assemblée nationale a limité l’utilisation des imitateurs d’antennes relais ("IMSI catcher") qui permettent d’aspirer les conversations dans un périmètre donné à des agents individuellement désignés et habilités.

Ces techniques ne pourront être utilisées que pour des finalités limitativement énumérées par le projet de loi : la sécurité nationale, les intérêts essentiels de la politique étrangère et l’exécution des engagements internationaux de la France, les intérêts économiques et scientifiques essentiels de la France, la prévention du terrorisme, la prévention de la reconstitution ou du maintien de groupement dissous dissous (supprimé par l’Assemblée nationale), la prévention de la criminalité et de la délinquance organisées, la prévention de la prolifération des armes de destruction massive (ajouté par l’Assemblée nationale), la prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique. A l’Assemblée nationale, le motif "prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique" a été remplacé par "prévention des atteintes à la forme républicaine des institutions et des violences collectives de nature à porter atteinte à la sécurité nationale".

Les techniques portant le plus atteinte à la vie privée ne seront employées qu’au regard des principes de proportionnalité et de subsidiarité (dans les seuls cas où c’est l’unique méthode pour recueillir les renseignements).

Le recours à ces techniques de surveillance devra obéir à une procédure définie par la loi : les demandes écrites seront adressées au Premier ministre. Le Premier ministre donnera ou non son accord après avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR).

Autorité administrative indépendante, la CNCTR sera composée de magistrats, d’une personnalité qualifiée pour ses connaissances en matière de communications électroniques et de parlementaires. Un amendement adopté par l’Assemblée nationale porte sa composition de 9 à 13 membres : 3 députés, 3 sénateurs, 3 membres du Conseil d’État, 3 magistrats de la Cour de cassation et un représentant de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep). Outre l’avis qu’elle devra formuler avant toute autorisation de mettre en œuvre une technique de renseignement, elle pourra demander que lui en soit communiquées toutes les informations utiles pendant la mise en œuvre de la technique, ou une fois le recours à cette technique terminé. Dans les cas d’urgence absolue, l’autorisation de mettre en œuvre une technique de renseignement pourra être délivrée sans avis préalable de la commission. Elle devra néanmoins en être immédiatement informée, et pourra recommander son interruption. Par un amendement voté par l’Assemblée nationale, la procédure d’urgence ne pourra pas s’appliquer pour des techniques de renseignement mises en œuvre à l’encontre d’un magistrat, un avocat, un parlementaire ou un journaliste.

La CNCTR succèdera à la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS).

Le projet de loi prévoit également l’instauration d’un droit de recours devant le Conseil d’État.

Le Sénat a introduit un amendement qui ne permet pas au ministre de la justice de demander la mise en oeuvre d’une technique de renseignement. Un décret, pris en Conseil d’État, précisera les modalités dans lesquelles ces techniques seront mises en œuvre dans les établissements pénitentiaires ainsi que les conditions dans lesquelles l’administration pénitentiaire pourra signaler aux services de renseignement toute personne détenue afin qu’ils apprécient la mise en oeuvre d’une technique de renseignement.

Il a également renforcé l’encadrement des procédures d’urgence pour la mise en oeuvre des techniques de renseignement et rétabli la composition de la CNCTR à neuf membres.

Le texte amendé prévoit un réexamen de la loi dans un délai maximal de cinq ans à l’issue d’un bilan d’application réalisé par la délégation parlementaire au renseignement.

Un amendement adopté par la commission mixte paritaire interdit aux services pénitentiaires de recourir aux techniques du renseignement.

Un autre amendement supprime la protection des lanceurs d’alerte employés par les services de renseignement.

En parallèle, une proposition de loi organique relative à la nomination du président de la CNCTR a été adoptée. Celle-ci soumet la nomination du président de la CNCTR à la procédure prévue au cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution qui requiert l’avis préalable des commissions permanentes intéressées des deux assemblées. L’opposition des commissions parlementaires au trois-cinquièmes des suffrages exprimés empêcherait alors la nomination du candidat présenté.

Le Conseil constitutionnel a censuré la disposition permettant aux services de renseignement, en cas d’urgence opérationnelle, de déroger à l’autorité du Premier ministre et de se passer de l’avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) considérant qu’elle porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et au secret des correspondances. Il a également rejeté la disposition relative aux mesures de surveillance internationale, jugeant ses contours trop flous, le texte ne définissant ni les conditions d’exploitation, de conservation et de destruction des renseignements collectés ni celles du contrôle par la CNCTR. Il a par ailleurs censuré une troisième disposition relative au financement de la CNCTR qui relève de la loi de finances. "

Et comme je suis sympa (si si, j'te promets !), histoire de te mâcher le travail, je te file aussi le lien de l'article du Monde, relatif à la censure de 3 articles du texte par le Conseil Constitutionnel. Clique ICI.

Tu vois, grâce à moi, tu vas en savoir plus et ne plus parler dans le vide.
Non, ne me remercie pas... je suis missionnée sur terre pour éduquer les masses...

9 février 2014

ET SI LE BONHEUR ÉTAIT SIMPLE COMME UN CADEAU DE SAINT VALENTIN ?

 

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Bonne table, ambiance romantique... lumière tamisée, main dans la main, doigts entremêlés, regards amoureux, langoureux... tout est parfait.
Tout ? Oui.
Nous attendons le dessert. C’est le moment qu’il choisit pour me tendre (tendre... c’est approprié n’est-ce pas ?...) une jolie enveloppe cadeau décorée. Etonnement. Une enveloppe...
Des billets de spectacle ? La folie d’un voyage en amoureux au bout du monde ?
J’ouvre, et là le sol s’ouvre d’un coup sous ma chaise et je me retrouve direct en Nouvelle-Zélande ! Mon voyage de rêve absolu... vous me direz c’est magique, ça tombe bien ! Oui, c’est le cas de le dire, ça tombe... mais de haut, du haut de mon mètre quatre-vingt trois !
Car en fait, je viens de découvrir un abonnement à Weight Watchers !
Pour être certain que je maigrisse harmonieusement et... fermement, derrière le premier carton j’en trouve un second... un abonnement à la salle de sport se trouvant à côté de la maison. Ça c’est malin de penser qu’en maigrissant on a aussi besoin de se tonifier ! Bravo, bien vu.
Merci mon amour, moi aussi je te trouve super sexy !
J’ai du bol, j’ai bénéficié du pack luxe. Bah oui, j’aurais pu recevoir un DVD de remise en forme et un infâme bouquin de Dukan ! Ouf.
Regard kalachnikov...

Dans la série je te me fais un cadeau, il est un autre présent qui flatte l’égo féminin... l’épilateur bien-sûr !
Non mais sans déc, ça ne va pas ?! Est-ce que nous, on vous offre pour la saint Valentin une tondeuse pour le nez ? Oui vous savez, ce machin créé pour ôter les ignobles poils qui dépassent de votre groin ! Franchement, pas une nana n’aurait une idée aussi lamentable et peu glamour ! Ça, c’est le genre de truc qu’on achète en faisant des courses, pas en guise de cadeau ! On supporte la vue de ces accroches crottes de nez (j’suis désolée pour les détails, mais c’est la triste réalité !) sans qu’elles ne nous donnent d’idée de cadeau de saint Valentin... tout simplement, parce que poil et romantisme sont antinomiques !

On passe sur l’électroménager et la vaisselle hein ? Je vous épargne le descriptif ? Fête des mères, saint Valentin : même combat !
Oubliez. Sur notre front n’est pas inscrit : parfaite domestique.

Comme vous avez remarqué nos goûts très affirmés en matière de fringues, vous ne voulez plus prendre de risque. Donc, pour ne pas vous gourer, l’idée géniale a germé dans votre cerveau mal fini : le bon cadeau à utiliser dans une enseigne spécifique.
Sauf que... forcément, on déteste ce magasin.
Si vous étiez un peu plus attentifs, vous sauriez ce qu’on aime et, où on aime traîner et rêver...
Le bon cadeau : le remplaçant du billet glissé dans une enveloppe quand on était gamin ! La facilité, le non investissement absolu, le « cadeau » qui m’a toujours fait horreur. Merci d’avoir pensé à m’offrir sa formule adulte !

Oooooooh des fleurs ! Comme tu es original Namoureux ! Un bouquet déjà tout fait... choueeeeeette ! Depuis que nous vivons ensemble, c’est devenu LE « cadeau dernière minute aucun effort » par excellence. Ras le bol !
La première fois... émotion, yeux humides...
La seconde... c’est mignon, c’est gentil...
La troisième... passez-moi la grenade que j’la dégoupille !!!
Et puis, je n’aime que les bouquets avec des fleurs très claires ou des couleurs très vives. Donc, on oublie les oranges foncés, les déclinaisons de bordeaux, etc...
Une gerbe de roses jaunes... ou orange clair. Je me suis pourtant déjà extasiée dessus... avec un peu d’attention, tu aurais retenu ! J’ai dit gerbe, pas cinq fleurs qui se courent après hein !

Parce que nous n’en sommes pas à une contradiction près, car nous sommes des femmes et que c’est notre nature... on veut que vous soyez originaux, ayez des idées, mais... pour le parfum, vous êtes mignons hein, vous évitez d’innover ! Parce que le truc que la vendeuse vous a refourgué, car soi-disant ça a un succès fou, bah ça pue ! Et puis, on ne veut pas sentir comme toutes les donzelles du coin ! On veut de l’original nous ! Donc... notre parfum habituel.
Moi, c’est Aromatics Elixir, ou rien.
En même temps... vous ne pourriez pas vous fouler un peu pour trouver un cadeau inattendu, plutôt que notre parfum habituel ?
... Bah quoi ?! Qu’est-ce que j’ai dit ?

En vrac encore, on a...
- Le DVD du film que j’adore. Bah tiens, ça c’est une surprise. Je le connais juste par cœur...
- Le DVD porno. Non ? Sérieux ? Il a osé ?! Je ris, ou je pleure ?... Non parce que je ne suis pas bégueule, mais pour une fête romantique, c’est pas un peu... beaucoup limite, non ?!
- Supeeeeer, un nouveau téléphone portable, un chouette smartphone... idéal quand on veut juste téléphoner et envoyer des SMS, mais surtout ne pas rester scotchée sur le net via son téléphone ! Et puis, comme ça n’est pas cher ce genre de cochonnerie, on est ravie... c’est juste un mois de salaire gaspillé !
- Huuuuum, la jolie lingerie... de vieille... ou de dame de petite vertu... tout dépend du moment.
Ma taille de soutien-gorge c’est du... enfin bref, y a du monde au balcon, donc ça c’est une idée que de m’acheter des sous-vêtements sans que j’essaye. Ça doit être pour ça que de plus en plus de filles portent des soutifs, sûrement ravissants mais qui ne leur vont pas, qui leur aplatissent les seins ou font un bourrelet sur le dessus ! La faute à la saint Valentin...
- On a aussi le restau sans cadeau. Ça c’est original. C’est comme d’habitude, sauf que... c’est la saint Valentin. C’est la date qui fait tout... Ah bon.

 

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Et puis finalement...
La saint Valentin, c’est une fête commerciale, moi je refuse de me prêter à cette mascarade ne servant qu’à alléger mon porte-monnaie !... Je n’ai pas besoin de ce décorum pour dire je t’aime ! C’est de la manipulation !
Bah tiens, c’est c’que disent tous les radins ! On le sait que c’est commerciaaaaaal, mais nous, les filles, on s’en tape ! On veut des je t’aime, des mamours, un bon dîner et... un cadeau. Même petit, pas cher... mais un joli, un qui parle à notre petit cœur chamallow, un acheté juste pour nous, parce que c’est nous et qu’il est fou de la sublime fée qui le supporte vit avec lui. On veut le présent qui signifie : parce que je t’aime, j’ai cherché et j’ai trouvé ce qui te fera vraiment plaisir, ce qui fera briller tes yeux.

Mais ça, c’est la théorie, parce que dans la réalité, bien souvent ça n’est pas si idyllique.
Entre oublis, achats de dernière minute, radinerie et autres joyeusetés, il y aurait beaucoup à redire sur le comportements de ces messieurs... et je ne parle pas des autres fêtes et anniversaires... faut en laisser pour d’autres billets !

Merci à Jamal, sans qui ce billet n'aurait peut-être jamais été écrit... un copain belche qui échappe à mon habituel jeu de massacre ! ;)

Illustrations : http://www.lexpress.fr et http://www.essentielle.be

 

11 février 2015

JE T'AIME... MOI NON PLUS.

L'amitié.
J'ai vraiment un souci avec cette notion. Ou plutôt non, moi je n'en ai aucun, je connais le sens du mot... contrairement à de nombreuses personnes que je croise aujourd'hui sur les réseaux sociaux, et qui me pensent être leur amie.

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Des amis, j'en ai deux, plus ma copine de fac que je mets à part parce que nous ne nous voyons pas, mais avec qui je suis toujours en contact.
Des vrais, pas des relations n'ayant que quelques mois d'existence. Nous avons tissé des liens qui ont mis des années à se renforcer, nous avons partagé des moments de vie ensemble, des joies comme des angoisses, nos liens ont connu les épreuves et donc, les preuves.
Mes amis, malgré les centaines de kilomètres nous séparant, malgré les appels téléphoniques pas toujours très nombreux, je les vois dès que possible, quitte à me lever aux aurores... ici, ou là-bas. Nos rencontres sont une fête. Je les espère comme une gamine attend Noël... je pense très souvent à eux... quand je vois des objets qui leur plairaient, quand je visite des lieux que je voudrais partager avec eux, quand je m'endors, quand je cuisine un plat qui les régalerait, quand je ris d'une couillonnade qui les ferait aussi marrer... bref, je pense à eux plusieurs fois par jour. Et si je songe à eux aussi souvent et en maintes circonstances, c'est  parce que le temps nous a permis de vraiment nous connaître et de savoir ce que nous pensons et aimons.
Je sais que quoi qu'il arrive, ils répondront présents comme je le ferai pour eux. Ce n'est pas du conditionnel, mais du futur... tout en espérant que jamais ce futur n'arrive, sauf s'il s'agit d'une raison heureuse.
Avec mes amis, cela fait  presque 40 ans pour l'un et  18 ans pour l'autre que nous tissons nos liens... on est loin du fastfood pseudo amical que représente Visage du Livre...

Aujourd'hui, les réseaux sociaux ont dévoyé le joli mot, " ami ". Alors...
Désolée, non je ne suis pas ton amie parce que nous nous sommes déjà rencontrés ; parce que nous avons discuté, même souvent ; parce que j'ai pu t'apporter un réconfort. Il manque le facteur temps, celui qui tisse l'importance du lien, celui qui provoque le manque quand l'autre est trop longtemps absent.
Je suis une copine, une relation, rien de plus. Et tu n'es pas plus pour moi, même si je t'aime beaucoup. Je suis dure, même cruelle ? Non, je veux juste que tu ne t'illusionnes pas, que tu ne sois pas déçu à cause d'une vision déformée offerte par internet. Je veux juste remettre les choses à leur place, redonner leur sens aux mots... leur sens réel. Parce que non, je n'irais pas cacher le cadavre avec toi si tu en avais besoin. Et là est le distinguo absolu entre amitié et copinage.

Quand, en termes de sentiments, je me questionne vraiment à propos de la différence existant entre un copain et un ami... c'est bel et bien le manque qui m'apparaît comme étant le facteur essentiel. Le copain ne me manque pas. Tant mieux si je le vois, et sinon je vis très bien sans.
Par contre l'ami, lui, me manque. Je piaffe d'impatience à l'idée de notre prochaine rencontre.

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Je ne m'attache pas, ou plus exactement, je ne m'attache plus. Avant, j'étais une sorte de lierre...  mais le temps m'a appris à ne pas avoir besoin de beaucoup de personnes autour de moi. Sans doute parce que je suis riche de l'essentiel : je suis aimée d'amour et d'amitié, tout comme j'aime d'amour et d'amitié.
Sans doute est-ce pour cela que je n'éprouve aucun besoin de m'accrocher à qui que ce soit... parce que parfois, c'est bien le sentiment que je perçois quand certains tentent de se faire trop présents, essayent de bien me faire prendre conscience de l'importance que je revêts à leur yeux. Sauf que, c'est leur responsabilité, c'est eux qui me parent d'une importance que je ne devrais pas prendre en si peu de temps... or, comme je n'ai pas vocation à jouer les bouées de sauvetage et que je nage fort bien... je risque de m'éloigner en battant le record du monde du 100 mètres nage libre.
Vouloir me responsabiliser en s'inquiétant sans cesse pour moi, en me sollicitant trop souvent pour prendre de mes nouvelles... voilà le meilleur moyen de propulsion en mode marche arrière que l'on puisse trouver en ce qui me concerne ! J'ai juste envie de me sentir libre dans une relation, ne pas avoir le poids d'une obligation de faire... parce qu'à part me contrarier, rien ne se passera de ce que l'autre attend. Le summum étant l'insistance à vouloir à tout prix que j'aille mal, si je ne me manifeste pas non-stop... ce qui semblerait rassurer certains qui justement ne vont pas forcément bien ! Cette inconsciente satisfaction de se dire : je vais pouvoir lui être utile, voire indispensable, si elle va mal...
Bah non. Je suis juste très indépendante. Et si j'allais vraiment mal, ça n'est certes pas à des copains que je raconterais mes déboires.
Je sais bien que cette insistance ne part pas d'un mauvais sentiment, je la verrais plus comme un transfert inconscient, un besoin de pouvoir aider. Mais non, s'il me faut un vrai réconfort je sais vers qui me tourner, je ne suis vraiment pas isolée. Et surtout... je déteste l'impression qu'on puisse vouloir me vampiriser... comme le fait, lorsque je consens à parler d'un sujet personnel, qu'on me conseille. J'abhorre clairement tout conseil ! Le fait que je parle ne signifie pas que j'ai besoin d'un avis ! Justement parce que nous ne nous connaissons pas assez pour qu'il soit fiable et éclairé...

Alors, si vous vous sentez concernés c'est peut-être que...
Mais inutile de me demander si vous l'êtes, car c'est à vous de savoir où vous vous situez.
Nous deviendrons peut-être amis un jour... si vous laissez le temps au temps, et si cela doit se faire, car l'amitié ne se décide pas, ne se provoque pas. Elle ressemble à tout sauf à Visage du Livre, ou à certains élans grotesco-lyriques de télé réalité durant lesquels les protagonistes s'adoooooorent en se faisant des câlins à n'en plus finir !

Sinon... je crois que je suis prête pour créer une nouvelle religion... et vu le nombre d'amis sur Visage du Livre, va y en avoir un paquet de nouvelles !!! Pas grave, ça donnera l'occasion de faire encore plus de guerres !

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4 février 2015

RECRUTEMENT POUR LE DJIHAD !...

Faire son Djihad... je suis pour, je vous convie tous à vous y engager ; à, comme Namoureux et moi, suivre Ismaël Saïdi et ses compagnons sur les routes du Djihad !

Hier soir, nous avons passé une magnifique soirée en compagnie de Djihadistes au grand cœur. Ils nous ont raconté leurs motivations, mais aussi expliqué leurs doutes. Ils ont raconté les morts, les prises de conscience trop tardives, le retour vers le néant, l'incompréhension. Ils nous ont fait rire avec leur naïveté... tel le ravi de la crèche, instruit, qui a fait des études supérieures, mais ne comprend rien à ce monde. Nous nous sommes gondolés de rire face à l'absurde, l'inconscience...
Ils nous ont expliqué le Coran, ou plutôt leur ignorance des textes, car ils n'en connaissent que ce que certains leur rabâchent, sans jamais l'avoir lu eux-mêmes... et nous avons ri, mais ils nous ont aussi parlé des raisons les poussant à devoir haïr et tuer ceux n'épousant pas leurs idées... et nous avons ri...
Et puis la mort est arrivée... et là... plus de rire. Juste des cris, des sanglots, des larmes retenues avec peine tant l'émotion était forte... y repenser pour écrire ses mots me fait remonter les larmes...

Ismaël le sage ;  Reda le fameux ravi de la crèche amoureux de la mauvaise femme, présent par accident sur le chemin du Djihad ; Ben, l'ancien rockeur repenti... mais aussi Michel, l'Arabe chrétien, nous ont entraîné entre rires et larmes, dans un tourbillon sans une seule minute de répit, jusqu'à ce que...

Ismaël, 38 ans, ancien flic, ayant étudié les sciences humaines et sociales dans une université catholique (oui, lui, le musulman), a grandi dans une commune défavorisée de Bruxelles... et ne lui parlez pas " d'intégration " !  Il est Belge ! Pas immigré... il ne ressent en aucune manière le besoin d'être intégré ! Suite à une discussion qu'il a eu avec le bourgmestre (maire) d'Auderghem (une des 19 communes bruxelloises), ce dernier a donné cette INTERVIEW. Il semble donc que les propos d'Ismaël aient été entendus, et compris (minute 12'08'') !
Ismaël a écrit et mis en scène Djihad,  cette pièce qu'il interprète, de façon bouleversante, avec ses amis. Il s'est servi, naturellement, de ce qu'il a observé dans sa ville, du vécu des gosses laissés pour compte qui un jour basculent après avoir écouté les sirènes mortelles des faux prêcheurs de paradis... ces paradis artificiels... comme autrefois, mais si différents... autres temps, autres mœurs... plus mortels encore que le LSD...
Ismaël maîtrise à la perfection l'art dramatique... le rythme est soutenu, il alterne sans cesse entre rire et larmes, larmes et rire... Il ne tombe jamais dans la facilité, aucun pathos, le ton est juste... parfait.

Quand les lumières se rallument l'émotion est palpable... et Ismaël garde longtemps encore les larmes aux yeux, ému par ses mots, par le personnage qu'il incarne, par sa détresse,  mais sans doute aussi par ce partage avec la salle...

Le bouche à oreille fait son travail, toutes les représentations ont été prises d'assaut, les gens devant même s'installer sur les marches !!! Les scolaires de toutes les communes bruxelloises viennent, et Ismaël tient à ce que les origines sociales soient mixées. Ce soir, c'est la dernière... enfin, officiellement. Parce que le Djihad d'Ismaël a un bel avenir devant lui... il devrait partir en tournée et... est même prêt pour l'exportation. Une adaptation, avec des dialogues " spécial France " demandeuse de ce Djihad plein d'amour, est prête. Oui parce que citer Molenbeek, des stations de métro bruxelloises, etc... ça ne parlerait pas vraiment au public gaulois !

Alors, puisque l'aventure djihadiste ne fait que commencer, je vous convie du fond du cœur à être attentifs afin de ne pas louper l'opportunité de voir cette magnifique pièce si elle est jouée près de chez vous. Mais... vous pouvez aussi faire des kilomètres pour aller l'applaudir, car elle en vaut vraiment le coup !!!
Pour info... à Bruxelles, les places nous ont coûtées 5€ chacune !

Cette pièce devrait être déclarée d'utilité publique !

Merci merci merci, encore mille mercis à Ismaël, Reda, Ben, Shark Carrera (Michel) et à tous les gens qui permettent à cette pièce de vivre...

Djihad



Je me permets de partager un texte d'Ismaël Saïdi. Ma copine Fouphie l'a partagé sur un réseau social... et c'est ainsi que " j'ai fait la connaissance " d'Ismaël...
Ce texte m'a beaucoup touchée, et j'espère qu'il en sera de même pour vous.

Texte de Ismael



Bien entendu, Ismaël peut rectifier mes propos s'ils comportent des erreurs... et s'il préfère que je retire son texte (A l'heure où j'écris, il est sur scène, et je ne lui ai pas demandé la permission de le publier), aucun problème.


21 octobre 2013

MANUEL VALSE SUR LE POLITIQUEMENT INCORRECT

J'ai beaucoup hésité à écrire à propos des Roms, sujet sur lequel seul le chœur angélique du politiquement correct se fait vertueusement entendre...  contrairement à la majorité des Gaulois qui, par la discrète voie du sondage, affirme approuver les propos de Manuel Valls mais qui, par contre, n'ose point en faire état de manière franche et assumée.

Durant de nombreuses années, j'ai accompagné des personnes en situation de grande précarité, souvent primo arrivants (populations migrantes récemment arrivées en France), et parfois réfugiés politiques. J'ai donc pu discerner ce qui était du domaine de la réalité ou du fantasme, quant à la représentation que nous nous faisons de certaines populations.

Petite info nécessaire : le terme générique de " Rom " a été adopté par l’Union Romani Internationale et par l’Europe pour désigner divers groupes qui se décrivent eux- mêmes comme Roms, Kalés, Gitans, Tsiganes, Gypsys, Manouches, Sinti, etc... selon les pays et les régions d’Europe où ils vivent.

2-Esmeralda_GinaAu royaume des clichés...

Tout d'abord le Rom, voyageur génétique, est une pure construction politique.
Selon Martin Olivera, anthropologue membre de l’Observatoire européen Urba-rom : " Il n’y a qu’une petite minorité de groupes qui ont une tradition de mobilité saisonnière, sur de petites distances et toujours à partir d’un point d’attache, lié à leur travail : ferronnerie, musique… Mais l’immense majorité d’entre eux est sédentaire. "
En ce qui concerne l'idée de " peuple ", toujours selon Martin Olivera, c'est aussi une aberration dans la mesure où chaque Rom se sent d'abord appartenir à un pays. Ainsi, le Rom de Transylvanie ne se sentira pas plus proche proche du Gitan de Perpignan, que moi juive Séfarade - pour établir un parallèle -, je ne me sens proche d'un juif Polonais, donc Ashkénaze.

Les Roms envahissent l'Europe.
Faux.
Ceux dont il est question dans le débat français sont environ 15 000. Or, ce chiffre est stable depuis fort longtemps. Ce sont les mêmes qui, profitant des fameuses aides au retour, rentrent au pays, puis reviennent. Bref, il s'agit juste d'un incessant va et vient, et non d'arrivées de nouvelles personnes. Il n'y a donc pas de risque d'un flux sans fin comme aimerait à le faire croire le FN...

Ils vivent tous dans des bidonvilles.
Faux encore.
Sur les 500 000 Roms (et assimilés) vivant en France, pratiquement tous sont installés, travaillent, voire sont Français. Eh oui, comme beaucoup de Français, ou ils sont naturalisés, ou leurs parents ou grand-parents étaient migrants mais eux sont nés en France et donc Français.
Vous notez le fossé entre 15 000 migrants, bien visibles et dérangeants, faisant pour certains x allers-retours, contre 500 000 personnes fondues dans la population, qui ne font jamais de vague puisqu'installées et travaillant, mais qui subissent la stigmatisation de certains n'envisageant pas forcément la migration comme eux...

Ils sont voleurs.
Pour rappel un seul fait : 500 000 personnes intégrées sur le territoire français, pas plus visibles que vous (enfin vous, j'sais pas ! ;) ) et moi.

Pour plus de détails, vous pourrez lire cet article de Libération : " Non les Roms ne sont pas nomades... et autres clichés "

Maintenant que certains éléments tenant plus du fantasme que de la réalité sont posés, voyons le plus honnêtement possible ce qu'il est de bon ton de taire.

Comme je ne suis pas politiquement correcte et à la recherche d'approbation, je le dis clairement : Manuel Valls a énoncé ce que je pense. Oui, certains de ces migrants m'emmerdent et n'ont rien à foutre en France.
Si l'on émigre pour raisons économiques, comme c'est ici le cas, c'est pour se construire une vie meilleure tout en respectant la légalité et les règles de vie du pays d'accueil.
Les personnes qui aujourd'hui sont l'objet de la polémique, sont issues de l'ex bloc de l'Est, soit de pays où l'idée d'état providence prévalait, et où, pour certains, l'Ouest faisait figure d'Eldorado.

Or, pour avoir accompagné de nombreuses personnes de ces pays, notamment de l'ex Yougoslavie, j'ai malheureusement pu établir un constat : parmi les personnes bénéficiant d'aides, c'est souvent chacun pour soi et dieu pour tous. Tant qu'on peut profiter du système, allons-y. Ce qui n'empêche pas une réelle générosité. Je suis par exemple devenue experte en dégustation de plats d'Europe de l'Est... mais parallèlement à ceci, accrochez-vous pour que soit acceptée l'idée de quitter le logement d'urgence, car d'autres en ont besoin et que, eu égard aux revenus de la famille qui travaille, le fait d'accéder à un logement payant soit justifié.
Accrochez-vous aussi pour faire comprendre que puisque tu vis en France, si tu veux un emploi, il faut apprendre la langue, sérieusement. Pas juste être inscrit pour le fun, afin de continuer à toucher les aides parce que tu as peur qu'elles sautent si tu ne fais pas au moins semblant ! Ce qui est à mon sens un minimum (non faire semblant, mais connaître la langue !). Car non, ça n'est pas l'employeur qui va apprendre ta langue ! Et non, tu ne vas pas vivre ad vitam eternam aux frais de la Princesse, ou juste grâce au minima des chantiers d'insertion, car d'autres attendent ta place !
Bien entendu, toutes les personnes que j'ai suivi n'avaient pas ce profil, mais c'était pourtant malheureusement bien souvent le cas.
Celles qui voulaient s'en sortir étaient de suite repérées car elles mettaient tout en œuvre pour apprendre, s'intégrer. Et de fait, elles accédaient très rapidement à un logement autonome et obtenaient un emploi non aidé.
Parce que...

Quoi qu'on en dise, la France est dotée de structures et moyens permettant l'accueil des migrants et leur intégration. Encore faut-il que ceux-ci souhaitent être aidés selon les règles définies par les lois de la République, et que ceux qui en bénéficient ne soient pas si égoïstes qu'ils fassent tout leur possible afin de demeurer dans les dispositifs d'insertion quand bien même ils n'en ont plus réellement besoin.

Quand vous allez à la rencontre de certains Roms dont il est aujourd'hui question, afin de leur faire comprendre que les gamins n'ont pas à mendier car c'est indigne et cruel, mais que par contre, il faut les scolariser pour leur offrir la chance d'accéder au savoir qui, plus tard, leur permettra de travailler pour avoir assez d'argent et  bien vivre, mais qu'il n'y a rien à faire pour que les enfants soient inscrits à l'école, ou alors le sont mais n'y vont jamais...
Quand vous proposez une possibilité d'emploi à une personne qui mendie à la sortie d'un supermarché qui vous répond qu'elle gagne bien plus en faisant la manche...
Et je passe sur les réseaux de pickpocket ou de mendicité dirigés par des mafieux, dont les médias nous ont largement abreuvés via les reportages, ainsi que sur les réseaux de trafic de cuivre, etc...
De même que lorsqu'on s'informe, et que l'on connaît la joie non dissimulée de certains pays (Roumanie et Bulgarie en particulier) de se débarrasser de délinquants candidats à l'immigration vers l'Ouest, lesquels pays refusent toute collaboration dans la lutte contre la criminalité de leurs nationaux hors de leurs frontières... il est juste de dire, STOP.

J'affirme donc que, ces gens là ne possèdent pas la même conception que nous de ce qu'est la vie en société et qu'ils n'ont rien à faire ici. (cf. plus bas l'article de presse Néerlandais)
Que les aides au retour sont une incitation à revenir (même si aujourd'hui elles sont réduites à peu de chose), et devraient être totalement refusées en cas de retour en France.
Que non, il est faux d'affirmer que la possibilité de travailler est fermée aux Bulgares et Roumains jusqu'à fin 2013, car ils peuvent justement accéder à bien plus de métiers que les non ressortissants de l'UE. Parmi ceux-ci figurent justement des emplois ne nécessitant aucune qualification. Liste ICI.
 
Mais surtout, que lorsque l'on souhaite être accueilli dans un pays étranger, on a certes des droits mais aussi des devoirs. Et si l'on réclame les premiers en refusant les seconds, c'est retour chez soi.
Il serait bon que justement le courant des pleureurs politiquement correct s'en aperçoive et soutienne des personnes intellectuellement honnêtes comme Manuel Valls, avant que le FN n'en fasse seul son crédo, et rafle les voix aux prochaines élections...

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Enfin, les Roms vus de l'étranger.

En Roumanie : " De l’argent, il y en a. La Norvège, par exemple, finance la Roumanie pour qu’elle intègre les Roms. Oslo va allouer au gouvernement roumain plus de 300 millions d’euros destinés au développement, 10 % de cette somme étant prévus pour l’aide et l’intégration des Roms. Que fera le gouvernement de cet argent ? ", in Courrier International du 10 au 16 octobre 2013 page 29, extrait d'article paru dans la presse roumaine.

En Bulgarie : " Malheureusement pour les reporters occidentaux, les Roms ne correspondent pas du tout aux clichés auxquels ils s’attendaient. Les Roms veulent passer leur bac et sortir de leur quartier, où ils ne peuvent pas vivre tranquilles. "
"  Depuis que les autres, ceux qui ne travaillent pas, ont commencé à venir, c’est difficile d’avouer qu’on vient de Bulgarie, explique un Rom qui travaille dans le BTP en Bavière. " in Courrier International du 10 au 16 octobre 2013 page 30, extrait d'article paru dans la presse bulgare.

Aux Pays-Bas : A propos des gouvernements des pays de l'est de l'Europe à forte population Rom. " Ils considèrent le banditisme itinérant comme un problème incombant à l’Europe occidentale. Ils sont contents d’avoir exporté leurs délinquants chez nous, dit la criminologue (Dina Siegel). Elle cite un homme politique roumain : Nous ne voyons plus trop de Tsiganes dans les rues ces dernières années, parce qu’ils sont tous chez vous. "
"  Je sais, le sujet est sensible. Nous l’avons déjà remarqué. Quand nous avons fait savoir que nous faisions des recherches sur les Roms et la criminalité, nous avons été attaqués verbalement par les organisations de défense des droits de l’homme. Il y a un gigantesque lobby qui protège l’image des Roms. Je brise le tabou. Ce n’est pas ma propre opinion, c’est une constatation : les voleurs à la tire, les mendiants, les voleurs à l’étalage sont pour la plupart des Roms.  ", in Courrier International du 10 au 16 octobre 2013 page 31, extrait d'article paru dans la presse Néerlandaise à propos des gangs organisés entrant dans le cadre de la traite humaine.

En Espagne la situation a déjà bien évolué. Le pays est d'ailleurs cité en exemple par Bruxelles :  " En Espagne, il n’y a pas un million de Gitans, mais un million d’Espagnols qui sont gitans. C’est une nuance importante, précise Joaquín Bustamante, directeur de la publication Cahiers gitans... "
" En 1978, 75 % des familles gitanes habitaient dans des logements insalubres. Aujourd’hui, seulement 4 % vivent dans des campements et 12 % dans des logements insalubres. Ce qui leur permet de se mélanger aux autres, d’avoir accès à des ressources et à des emplois plus divers, affirme Rodríguez. Il reste des points en suspens, comme l’intégration des Gitans dans le monde du travail : plus de 85 % de la population espagnole active est salariée, contre seulement 36 % des Gitans. "
" Ceux qui viennent faire un reportage veulent des images de gens qui dansent autour de bougies. Personne ne vient à 6 heures du mat’ pour filmer les bus bondés remplis de gens qui partent au travail, déplore un des habitants. Les gens préfèrent les clichés à la vérité. " in Courrier International du 10 au 16 octobre 2013 page 32, extrait d'article paru dans la presse espagnole.

Illustrations : photo de Gina Lollobrigida tenant le rôle d'Esmeralda dans le film  " Notre Dame de Paris ", et couverture de Courrier International du 10 au 16 octobre 2013.

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4 août 2013

AAAAAAAAAAAAAH, LES PÉDÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉS!...

G. est mon meilleur ami.
Il avait 2 mois la première fois que je l'ai tenu dans mes bras. C'était le plus beau bébé du monde. Petit enfant, quand je le promenais fièrement en poussette dans les rues d'Annecy, on m'arrêtait souvent pour s'extasier sur ses longs cils, ses jolis cheveux bouclés, son adorable visage. A 15 ans, à cause de ma grande taille (Ouais, chuis une géante d'1,83m!), on me prenait pour sa mère. Punaise, la fierté!!! On aurait dit un angelot brun.
Plus tard, je l'ai aidé à faire ses devoirs, je l'ai "trimballé" en balade, je l'ai emmené avec moi au pestacle. Il a eu sa période mimétisme... J'aimais telle activité, allez hop, il s'y mettait! Ça me gavait un brin parfois, j'avais envie qu'il traîne avec des gens de son âge...
Puis, musicien accompli (Ouais ouais! Prix internationaux et pro aujourd'hui!... Là, j'me la pète par procuration, parce que franchement j'y suis pour rien moi!!!) il m'a entraînée vers la musique. Il m'a emmenée aux récitals de piano, m'a faite chanter (Non! J'vous vois venir! Non, il ne détenait aucun lourd secret sur moi!). Ouais, chuis soprane, ça vous la coupe hein!
J'ai maigri avec WW, il a maigri ensuite avec WW. Ça c'était aussi super cool!

Je ne me questionnais jamais sur lui, sur sa sexualité. Je l'aimais, ça suffisait.
J'avais juste envie qu'il soit amoureux. Il avait une copine, pianiste comme lui... J'aurais bien aimé moi qu'ils forment un couple.
Le temps passait... Mais rien. Aucune amour ou même drague en vue. Ça me peinait, car je le pensais coincé...

Et puis, vers 25 ans j'ai su : Mon Ami, mon Autre, était homo.
Ouf. Ça n'est pas qu'il n'éprouvait aucun désir, ne ressentait aucun sentiment amoureux, non non, il était juste champion intergalactique de la dissimulation!

Mon ami, c'est une espèce de beau mâle rital qui fait baver la femelle en rut, mais qui n’a d’yeux que pour les couillus!
J’ai été au courant juste avant sa mère, et ses frangins! Tous ses copains, à part nous, étant déjà au courant! Pourquoi?

Me concernant, la peur de me perdre!… Punaise quand il m’a dit ça, j’étais verte! Quelle amie aurais-je été si je l’avais jugé sur ce qu’il faisait de ses fesses! Mais qu’est-ce que j’m'en fous moi! Je veux juste qu’il soit heureux! Et il l’est aujourd’hui. En couple. Amoureux avec un super chouette mec.
Il me l’a annoncé par ces mots, après avoir tourné un temps fou autour du pot (Je m’en souviendrai toujours) : "J’ai quelque chose à te dire… Tu sais, les filles c’est pas mon truc!"
"Bah ça tombe bien et j’te comprends parce que moi non plus! Berk!"… Que j’lui ai répondu!
… J’vous dis pas son soulagement et notre émotion par la suite!…

Et pour sa mère? Bah, famille ritale, des religieux dans la famille… Père homophobe, frères plus jeunes élevés dans cette atmosphère (Ahahahah les pédéééééés!!!…)… Bref, vas-y pour cracher ta Valda dans cette saine ambiance!
Sa mère m’en a voulu un temps de ne pas lui avoir dit… Mais comment faire. Ce n’était pas à moi de parler, de poser des mots sur un vécu qui ne m'appartenait pas, bien qu'elle m’ait demandé si son fils était homo.
C’est là, alors qu’elle me demandait de lui dire s’il l’était, que j’ai compris ce qu’il avait enduré. Il m’a fallu trouver comment répondre, sans mentir tout en n’"avouant" pas!… Je mets "avouer" entre guillemets, car ce vocable suppose une faute!… Et il n’y a aucune faute à aimer une personne de même sexe que soi!
J’en ai discuté avec lui de ce secret si bien gardé, je lui ai demandé comment il avait fait, je lui ai expliqué comme la simple discussion avec sa mère m’avait été pénible… Toujours contourner, esquiver, noyer le poisson, employer des expressions neutres, "désexiser" tous mes propos…
Il m’a répondu que justement s’il avait trouvé la force de me le dire, c’est parce qu’il en avait marre de me mentir, de ne pas assumer.
Sauf que moi… Je déteste cette notion de coming out! Pourquoi les homo devraient dire ce qu’ils font de leur cul et pas les hétéro?!
Nan mais allo quoi?! T’as déjà vu un hétéro annoncer qu’il l’était??? On marche sur la tête!
Ses frères l’ont su en dernier après le décès du père qui n’en a jamais rien su, ou plutôt comme le soupçonne G., qui n’a jamais voulu savoir… Ce père qui ne m'aimait pas, espérant que G. et moi ne nous voyions pas, créant des conflits avec son fils s'il savait que nous avions rendez-vous... Bah ce père, grâce à qui, sans qu'il n'en ait jamais rien su, j'ai bu quelques bonnes bouteilles issues de sa cave (!), aurait sans aucun doute préféré que je sois sa belle-fille plutôt que de savoir G. dans les bras d'un homme! Ironie de la vie...
Le plus jeune de ses frangins a été choqué, mais ça n’a pas duré, et ils s’adorent toujours autant. Le cadet, lui, a tendu la perche pour que G. lui dise, et s’en tape royalement!
Aujourd’hui tout le monde est au parfum, sauf la sainte famille en Italie, parce que G. peut se passer d'en parler et que ça évite ainsi les discussions stériles.

G. et son amoureux vont se marier. On ne sait pas quand, mais c’est dans les prévisions. Moi j'ai hâte... J'dis rien, mais j'ai hâte... Sauf rare exception, je déteste les mariages, parce que qu'est-ce qu'on s'y emmerde quand même quand on n'est pas du cercle des intimes... Mais là, ça sera le mariage du siècle!!!
Et dire que G., il y a quelques années, était lui-même contre le mariage homo!… Satanée éducation… Et, moi ça me choquait grave qu’il soit contre! Aujourd’hui, le faux cul, il dit ne pas s’en souvenir!!! La bonne blague! Un mâle de base quoi!... La mauvaise foi, les mecs en ont fait un art!

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C’est marrant cette semaine, pas loin de nous 2 jeunes filles dinaient en amoureuses… Première fois, à part à Barcelone, que je vois un couple gay se comporter normalement. S’embrasser, se caresser (chastement).
J’ai adoré. On s’est beaucoup souri. C'est certain, elles ont compris mes sourires.
Je serai contente quand tous les couples homo se comporteront comme les hétéro. Là, ça voudra dire que les choses sont devenues ce qu’elles doivent être, que l’amour a gagné la partie et que les gens ne voient plus l’homosexualité comme une perversion.
J’ai un autre couple homo parmi mes potes… Eux non plus ne montrent pas leur lien en public, même s’ils assument vis-à-vis de leur entourage. Il n’y a pas si longtemps, ils ont échangé un petit bisou furtif alors qu’on était entre copains. Ça m’a fait plaisir. Même s'il méritait encore plus le qualificatif de furtif que les avions de même nom!...
Hier soir, avec Namoureux nous sommes allés dîner dans le secteur gay, vers la Grand Place.
Alors que je faisais part à mon Namoureux du fait que je trouvais triste que les homo soient encore concentrés dans certains lieux pour vivre leur vie sans tabou, il m'a fait cette réponse pleine de bon sens (Bien qu'il soit Belche! Etonnant non?!... Comme disait le génial Pierre Desproges.) : "Imagine un mec dans une boîte "classique" en draguer un autre... Au mieux, il se prend un râteau, au pire un pain! Là, au moins, pas de risque de violence. Chacun sachant que l'autre peut potentiellement être open."
Certes...
Mais justement, je crois que c'est avant tout aux homo d'arrêter de se faire si discrets en public, c'est à eux de se comporter plus naturellement. Je ne crois pas au pouvoir éducatif de la gay pride. C'est au contraire un évènement stigmatisant, non intégrant. Un barnum provocateur.
Mais, à force de voir des gens de même sexe avoir l'un envers l'autre des gestes de tendresse, des gestes que font tous les hétéro n'importe où sans même y penser, les bien-pensants, les coincés de tout bord et les empêcheurs d'aimer s'y feront, les mentalités évolueront. Je crois que les intéressés sont les premiers à pouvoir faire changer le regard qu'on leur porte.
Ne croyez cependant pas que je sois inconsciente du risque, des vexations, phrases assassines en tout genre, etc...

L'autre soir, j’observais la terrasse où nous dînions. Personne n’a semblé prêter attention aux 2 jeunes filles… Chouette Bruxelles (Pour une fois que je dis un truc sympa sur les Belches, j’espère que le grand Barbu note de là-haut!)… Pas sûr qu’à Paris on les aurait aussi peu remarquées…

1/ NB : Certains reconnaîtront de nombreux passages de ce billet. J'ai en effet repris, transformé parfois et très largement complété un commentaire que j'avais déposé chez La Carne sur son magnifique sujet "Quand l'homosexualité n'est pas un tabou...".

2/ Bibliographie utile :
A lire avec profit, "Histoire de l'homosexualité de l'antiquité à nos jours" de Colin Spencer chez Pocket... Histoire de constater à quel point nous avons régressé!..

3/ Et pour terminer, juste parce qu'une partition me fait penser à lui, et que c'est joli...

 

15 janvier 2014

EST-CE LE DÉBUT DE LA FIN POUR LA PRESSE PAPIER ?

2620-sabine-scope-presse-en-ligne-1Quand j’étais en fac, c’est-à-dire il y a quelques... euh, voyons... bref, quand j’étais en fac, non le net n’existait pas, et ça suffit les merdeux hilares, Mamie va vous faire ravaler vos ricanements crétins !... bref, je lisais régulièrement Le Monde ou Libé. Je les achetais au kiosque à journaux. Laissez tomber les Kikouzivas, un truc que vous ne connaissez pas... un truc que, sauf exception, les moins de vingt ans et patati et patata. Une vraie ruine, surtout si en plus on y adjoignait Le Nouvel Obs, Le Point ou l’Express et consorts une fois par semaine. Et même en étant abonné étudiant avec 50% de remise, ça coutait un bras.

Aujourd’hui, la page d’accueil lorsque je clique sur Firefox c’est, Le Monde.fr

Sur Safari c’est, Courrier International.com.

En outre, comme je vis en Belgique, je lis aussi Le Soir. Toujours en ligne.

Le titre de ce billet aurait tout aussi bien pu s’intituler « Est-ce le début de la fin des CD ? » ou, dans une moindre mesure, le marché des liseuses explosant, « Est-ce le début de la fin des livres papier ? ».

Osez dire que, jamais vous n’avez ou téléchargé illégalement de la musique/un film, ou accepté un CD téléchargé par un proche... Osez dire que, si vous lisez, vous n’avez jamais téléchargé un livre ou une revue, aussi minime soit le téléchargement.
Le téléchargement illégal c’est du vol. Du pillage. Nous en sommes tous conscients. C’est un grave manque à gagner pour les auteurs. Les blogueurs, à commencer par les cuculinaires (dont je fais aussi partie !), ont lutté contre SEB qui, ce printemps, pillait allègrement les blogs pour alimenter sa tablette de recettes. Mais honnêtement (notez le paradoxe de ce vocable en de telles circonstances...), qui, même en s’étant insurgé contre les vols de mots, photos, recettes sur les blogs, oserait affirmer qu’il n’a jamais téléchargé quoi que ce soit illégalement ?!

Si cette espèce rare existe, il va sérieusement falloir envisager de l’inscrire sur la liste du WWF et... demander l’ouverture d’un procès en béatification !


Même si, de plus en plus, la presse en ligne réserve certains sujets en lecture intégrale aux uniques abonnés, il existe suffisamment de solutions pour contourner l’existence de ces domaines réservés à ceux qui ont payé leur droit de lecture.
Quoi de plus simple que de trouver, le jour même de sa parution papier, n’importe quelle publication, que ce soit un magazine politique, sociétale, de loisirs, féminin, etc... en téléchargement sur le net ?! Tout se retrouve sur la toile, quasiment avant d’être sorti chez les revendeurs de presse papier, voire parfois même, avant !

Si la presse en est justement à verrouiller l’accès à certains sujets, c’est bien parce que de moins en moins de personnes achètent la presse papier, profitant de l’aubaine de lectures gratuites sur le net. Or, il faut bien que les pertes engendrées par l’existence de l’information XXL sur internet, puissent être récupérées, au moins partiellement, grâce à ce même médium.

Certains quotidiens deviennent de véritables marchands de tapis, au point d’en devenir pathétiques.

Il y a quelques mois, Le Soir, quotidien référence en Belgique, offrait... un vélo pour tout abonnement, comprenant, le journal papier et l’accès intégral aux articles sur Le Soir.be !

Actuellement, et dans une moindre mesure, Le Monde.fr, propose deux semaines de lecture intégrale, gratuite et sans engagement, afin de rendre addicts ses lecteurs qui, par la suite espère le journal, ne pouvant plus se passer de l’accès illimité à tous les articles, s’abonneront ! Les abonnements proposent toujours la possibilité de recevoir le journal papier en plus de l’accès au site en ligne et... dans certains cas, aux archives !

Bref, si les camelots n’existent plus sur les marchés, les quotidiens de presse les ont remplacés !... « Non Monsieur ! Non Madame ! Ça n’est pas un simple journal que je vous vends, non non non ! En plus de votre journal papier préféré, je vous propose l’accès au site internet, mais ça n’est pas tout ! Vous allez aussi pouvoir profiter d’une exceptionnelle aubaine ! Vous allez accéder au trésor de guerre de votre quotidien adoré ! A savoir, ses archives ! A vous le bonheur des recherches sans soucis de date, à vous l’accès à tous ses écrits depuis que l’homme est homme ! A vous le récit de son épopée par Noé himself ! A vos chers têtes blondes, les lauriers de la gloire ! Lauriers tressés grâce à des résultats scolaires hors du commun, acquis grâce à l’extraordinaire outil que vous leur aurez permis d’acquérir en vous abonnant à la formule Premium de votre journal ! »

Offre alléchante s’il en est, d’autant plus qu’on vous indique généralement, en bien voyant, le prix de revient... par jour ! Sûr, ça minimise l’effet fluide glacial (ne voyez là aucune pub déguisée !).

Personnellement, j’aime le papier, les livres... j’aime les garder, les ranger, les contempler... oui, un brin fétichiste du bouquin la fille, mais pour ce qui est de la presse, je n’ai pas la manie de la collection, je n’amasse pas. Quand mon appartement possédait une cheminée, mes journaux finissaient dedans.

Aujourd’hui, grâce à l’abonnement au journal en ligne, j’ai découvert l’info en continue, sans avoir à attendre 24H00 pour bénéficier de celle-ci ainsi que de pertinentes analyses, j’avoue trouver la presse papier totalement dépassée, du moins pour tout ce qui à trait à l’info. J’en suis dans une certaine mesure désolée car, comme souvent, le progrès entraîne la perte de nombreux emplois...

Pour en savoir plus, vous pourrez lire...
Cet excellent article : http://www.huffingtonpost.fr/philippe-kieffer/declin-presse-ecrite_b_2115889.html
Mais aussi, cet étonnant billet allant à contre courant des opinions communément émises :
http://www.erwanngaucher.com/mobile/Le-web-m39a-tuer-Le-gros-mensonge-de-la-presse-papier,4838.media?a=769
Ou encore ces deux autres articles :
http://la-presse-ecrite.e-monsite.com/pages/ii-les-causes-du-declin/internet.htmlet http://www.ifrap.org/Presse-francaise-Les-causes-du-declin,54.html

Photo d’illustration : http://la-presse-ecrite.e-monsite.com/

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13 septembre 2017

AMIS DE 40 ANS... ELECTROCARDIOGRAMME PLAT

40 ans. 40 ans d'amour.
Bon anniversaire !
C'est, paraît-il, l'âge où le démon de midi se réveille... où on a envie de larguer les amarres, de passer à autre chose.
J'ai du finir par te dire que la surprise que je te préparais n'aurait pas lieu... faute de combattants... où plutôt de copains présents. Je m'y suis prise trop tard, et rassembler des gens venant de lieux très différents, étranger inclus, s'avérait impossible pour la date de ton anniversaire.
Je t'ai acheté des cadeaux. Et une carte faite pour toi. LA carte absolue réprésentant ce que tu es. J'ai aussi acheté du matériel pour te confectionner moi-même un présent personnel, un cadeau où je mettrai tout mon amour, où ces 40 années seront résumées. Le cadeau le moins cher, mais le plus précieux... avec dedans 40 ans d'amour sans faille, de bonheur intense de te voir à chaque fois, avec parfois des jours, des semaines ou des mois à attendre nos retrouvailles, 40 ans de soirées, de nuits, de rires, d'écoute, de partages... 40 à toujours être là l'un pour l'autre. 
Et puis, la mort dans l'âme, j'ai du moi-même annuler ma venue pour raison grave. Avant ce malheureux évènement, nous étions sans cesse pendus au téléphone. Des heures. Souvent jusqu'à ce que la batterie soit déchargée, obligeant à stopper nos discussions. Tu me faisais part de tes angoisses, tes doutes, ton avenir que tu ne voyais plus, dont tu ne savais plus quelle direction il devait prendre.
Bon anniversaire Mon Autre...

J'ai attendu en vain que tu te manifestes, j'avais tant besoin de soutien, de déconnecter de temps en temps de ma réalité, de ma vie mise entre parenthèses pour m'occuper d'autrui. Et même sans souci, j'ai toujours eu le besoin de nous retrouver, comme durant toutes ces décennies. Encore plus nécessaire de te sentir présent depuis que je vis " ailleurs ".
Les mois sont passés. Dans une totale incompréhension de ma part. Incompréhension logique au vu de notre relation. Comment était-il possible que dans un tel moment tu te désintéresses soudain de nous, alors que rien, strictement rien de négatif n'était survenu entre nous, qu'aucune parole échangée n'avait été blessante, bien au contraire.
Juste trois mots échangés via les réseaux sociaux où tu ne parlais que de toi, évitant très soigneusement de demander quoi que ce soit me concernant (oui, j'ai relu nos échanges puisque non effacés). Il y a bien un jour où j'ai tenté de te faire réagir, mais rien... juste un " je compatis " qu'aurait pu balancer n'importe quel quidam dont je n'ai rien à faire, si tant est que je raconte ma vie à quelqu'un d'autre qu'à toi ou à Mitch puisque je ne me livre qu'à mes deux amis. 

Mon anniversaire souhaité de manière laconique via FB...
Puis quelques mots de nouveau via FB lors des attentats de Paris en novembre 2015... parce que je paniquais à l'idée que tu puisses y être, et tu étais injoignable au téléphone. Une réponse, encore laconique, en décembre alors que je te signalais que nous venions vers toi et où tu répondais ne pas pouvoir te libérer à la date de notre venue (!!!) ; puis le 1er janvier, des vœux identiques balancés à tous tes contacts via SMS et puis, plus rien... malgré l'annonce d'un souci de santé sérieux me concernant, ne m'ayant valu qu'un simple ," Bordel !!! ".
Bip bip bip bip. Biiiiiiiiiiiip. Il n'y a plus d'abonné au numéro que vous avez demandé.

électro

Fin septembre 2016, j'ai craqué, je t'ai écrit. Je t'ai écrit parce que je n'en pouvais plus de tourner ce silence en boucle dans ma tête... jour et nuit. J'en avais marre de ne pas m'endormir, marre de me réveiller sans pouvoir me rendormir.
De la même manière, j'écris aujourd'hui ce billet... parce que ça continue à tourner de jour comme de nuit... et que j'ai besoin d'évacuer rage et chagrin qui ont empiré depuis que j'ai lu ton incroyable réponse... parce que je n'ai pas envie de continuer à m'ôter des jours de vie pour une raison sur laquelle je n'ai aucune prise !
Donc, je t'ai écrit mon incompréhension, ma colère et ma tristesse.
Tu as répondu.
Et là, le choc. Absolu. Fou. La raison invoquée est juste ubuesque, tient de la science-fiction : " Le gros problème vient de FACEBOOK en fait... La Lydoue que j'y vois (lis) n'est pas celle que j'ai aimé... Voilà tout. " (oui oui, c'est un copié collé du mail).
Mon Autre, celui qui n'avait pas osé me dire qu'il était gay (alors que tout le monde était au courant à part sa mère et moi) tant il avait peur que je le juge, l'abandonne (voir ICI), me juge, non par rapport à sa propre expérience, à ce qu'il sait de moi, à notre relation, mais à cause de Facebook !!!

Il aurait sans doute préféré que je sois agressive avec lui, lui rentre dans le lard, au lieu de me servir du net pour évacuer tout ce qui me navre, me rend chèvre, ne prenant pas de gants pour dire ce que je pense, étant toujours cash. Il préférerait sans doute me servir de punching-ball plutôt que de me voir ne pas prendre de pincettes avec des gens qui ne me sont rien, que je ne connaîtrai jamais et dont l'avis m'est parfaitement égal ! Le paraître... c'est tellement plus important !!!
Je comprends aujourd'hui pourquoi tu redoutais tant mon jugement à ton propos, alors que ta vie sexuelle ne me regarde en rien, puisque tu es toi-même totalement dans le jugement à propos de faits ne te concrenant absolument pas, toi qui es la dernière personne que j'aurais imaginé pouvoir me juger, toi que j'imaginais capable de cacher le cadavre pour moi, sans poser de question, comme je l'aurais fait sans hésiter pour toi... juste parce que c'était toi, juste parce que c'était moi ! Juste parce que, comme je te l'avais dit un jour : " Des hommes passeront peut-être encore dans nos vies, mais nous, nous serons toujours liés "...
Tu m'as appris ce que je n'aurais jamais voulu savoir : que sans raison logique, rationnelle, sans que je ne m'y attende, sans que rien ne laisse imaginer ce qui va se produire, une amitié peut cesser du jour au lendemain... à cause de Facebook, et bien que celui qui te largue ne s'estime pas concerné !!!
Heureusement que tu as conclu par ces mots, sans plus jamais donner signe de vie :  "... je sais que tu peux ne pas comprendre ma réaction alors qu'à mon égard tu n'as jamais eu la moindre once d'agressivité ou de méchanceté, bien au contraire...mais c'est pt'etre justement parceque je tiens à toi et que je ne m'y retrouve plus là... "
Qu'est-ce que ça aurait été si tu n'avais pas tenu à moi ???!!!...

Alors, " étrangement ", je t'en veux à un point que tu ne peux imaginer, au point que cette rage me fait étouffer. Je suis passée sur les raisons de l'attitude invoquée par toi et ne te concernant pas (car je ne souhaite pas raconter ma vie ici), mais que tu me reproches tout de même, attitude dont tu connais les causes que tu as parfaitement évoquées dans ton mail... et que tu as donc jugée, au lieu de m'aider ; oubliant les dizaines d'heures passées avec toi, sans te juger, à t'écouter déprimer, tenter de t'aider à passer le cap de cet amour perdu, de cette vie dans laquelle tu ne te retrouvais plus... amour perdu, à peu de chose près, de la même manière que tu m'as rayé de ta vie. J'ai payé pour un autre...
Je n'espérais cependant pas que tu me serves de thérapeute, que tu m'écoutes des heures durant... d'une part, parce que je préfère profiter des bons moments plutôt que pleurer sur mon sort, et d'autre part parce qu'il est des moments dans la vie où l'on est dans l'incapacité d'aider l'autre... étant soi-même vide, comme peut l'être une pompe à essence sans carburant. Je pensais juste que, parce que je ne l'espérais pas, je le pensais vraiment, que jamais tu ne me jugerais, que tu serais toujours à mes côtés.

J'en veux aussi un peu, je l'avoue, à mon Namoureux qui n'a strictement rien fait pour m'aider, qui n'a pas conscience de ce qu'était notre relation, ce qu'elle représentait et qui, alors qu'il te connaît, t'a reçu plusieurs jours comme tu nous as reçus, alors qu'il possède tes coordonnées, mais n'a pas eu la présence d'esprit de te contacter. Bien entendu, je lui en veux parce que je fais un tranfert dans la mesure où, évidemment, s'il avait été à ma place, je me serais précipitée pour tenter de changer le cours des choses. C'est d'une telle évidence pour moi...
Tu me diras, pas une fois il n'a abordé le sujet... parce que lui, tout ce qui fâche... il fuit.
Tout mon opposé.
Alors je lui ai expliqué un jour où je déballais mon sac... Sans résultat visiblement.
Vous me direz quand on pense que jamais il n'a lu un billet de ce blog dont il se fout comme de l'an 40 (alors qu'il est branché actu et politique... mais ce qu'écrivent les autres est bien plus intéressant !)... ce que je lui reproche, mais qui ne change rien... alors, téléphoner à Mon Autre pour lui dire que j'en crève, que son attitude est juste déplorable, faut pas rêver !

Aujourd'hui, si je te croise par hasard vers chez nous, je ne sais pas si je serai capable de te parler tant j'ai accumulé rancœur et tristesse, me sentant jetée comme un vulgaire Kleenex. Car c'est ce que tu as fait, tu m'as jetée comme un lâche jette l'autre par sms ! Tu n'as même pas eu le courage de m'écrire en premier, puisqu'il a fallu que je demande des explications. Quant à téléphoner et oser parler, et mieux, faire en sorte de me parler les yeux dans les yeux, là, ça tient de la science fiction ! Et sur Facebook... tu n'as, bien entendu, pas eu le courage de me rayer de ta liste !... Les apparences et le manque de courage font bon ménage.
En fait, tu n'as guère mieux agi que C. qui t'a tant fait souffrir... 

Je n'aspire qu'à une chose grâce à ce billet, parvenir à prendre du recul, lâcher prise, passer à autre chose... même si je sais que notre histoire est irremplaçable. Du moins en ce qui me concerne.

_3 en morceaux

 

 

15 août 2013

UN DÎNER PRESQUE PAS FRAIS

indexChuis Gauloise, et ceux qui me suivent, savent que je vis à Bruxelles...
Non, chuis pas pétée de tunes! Mes raisons sont purement coronariennes!...
J'ai beau vivre dans la petite colonie du Nord, je garde ma culture, mes valeurs. La France, Terre des Lumières. Ça fait rêver! Le phare du monde civilisé...
Nous M'ssieurs Dames on a eu Diderot, d'Alembert, Voltaire, etc...  Et aujourd'hui le flambeau du savoir est fièrement repris par nos chaînes de télé. TFRien, MChiche, etc... La culture c'est notre affaire, notre fond de commerce.

D'ailleurs nous sommes bons comme le bon pain : Avez-vous remarqué comme de nombreuses émissions de télé réalité accordent le précieux privilège d'être sous les feux des projecteurs aux peuplades primitives ? Notre but est clairement l'éducation des blaireaux moins chanceux.
Le Belche tient d'ailleurs une place de choix dans les programmes culturels Gaulois. La palme revenant sans doute à l'inénarrable Amélie!
Oui, souvenez-vous l'hystéro de Secret Story, qui ensuite a participé à d'autres télés réalité filmant grossesse, accouchement et tout l'toutim! On a juste raté la procréation! Mais ça viendra bien un jour! "D'accooord???!!!"...
Aaaah le petit accent Belche, si caractéristique, qui fait le bonheur de Raymonde et Robert! Pourquoi mon Belche perso, ainsi que nombre de mes potes, en est-il dénué??? Serait-ce que les recruteurs culturels chasseraient uniquement en zones accentuées?... Avec une petite préférence pour la région de Liège? Ou pour le néerlandophone à l'accent à couper au couteau?
Bah ouais, c'est tellement plus rigolo et caricatural. On peut tout de même cultiver le peuple Gaulois tout en le distrayant non?!!!

Une semaine sur deux environ, en alternance avec les Chtis (Sont si sympa!...) et les Marseillais sortis tout droit de chez Pagnol, depuis qu'Un Dîner Presque Parfait s'est rebaptisé de fait, Un Dîner Presque Pas Frais, une troupe de joyeux drilles Belche vient nous démontrer que la cuisine ça reste bien une affaire Gauloise! Ehhhhhh faudrait pas que, comme autrefois, cette émission conserve un but ridiculement culinaire, où chaque candidat était un bon, voire parfois un excellent cuisinier! On est bien au-delà de ce concept populaire, on veut faire dans la culture aujourd'hui! On fait fi des recettes, de la recherche de talents, on ratisse le con didat sur ses aptitudes intellectuelles, et principalement linguistiques! Le look, car la mode est aussi notre fond de commerce, n'est pas non plus absent de l'émission...
On choisit donc très souvent du Belche, mais pas seulement car les régions françaises regorgent de personnes caricaturales lettrées (cf. plus haut le jeu de l'alternance !). Lors des sélections, on doit leur faire passer des tests psychotechniques et de QI, histoire de donner la possibilité à la voix off de relever les nombreuses idioties proférées par les candidats, et d'ainsi vous faire bénéficier d'une petite remise à niveau! Rien de mieux que l'apprentissage par l'exemple! Ladite voix relève les incongruités d'un ton narquois, de façon à ce que vous puissiez remarquer que, naturellement, vous, vous n'auriez jamais commis cette faute!!! Et puis, ça rend intelligent d'écouter les possesseurs de QI d'huîtres mazoutées!...
Ça, c'est le respect des candidats vu par MChiche, de ceux qui lui permettent de monter des émissions, bref de faire du blé!... On est loin, très loin, à des années lumières des temps Zitroniens!...

Quant au respect du public... Tentez donc de déposer un avis critique sur la page FB du fameux Dîner!... Si vous y parvenez, prévenez-moi!
Non, parce qu'on y croît aux sublimes maisons et appart où les candidats ne connaissent à l'évidence rien à l'agencement de la cuisine, mais où ils affirment cuisiner habituellement!... "Allo Maman, il est où ton mixeur???"... Et quelques minutes après, "Allo Maman, je ne trouve pas le batteur!"... Et ainsi de suite durant toute la préparation du repas!... Mais on maîtrise les lieux hein, on est chez soi!!! On est roi ou reine en SA cuisine imaginaire!
Et je passe sur les appart manifestement loués et décorés à minima pour la circonstance, qui ressemblent surtout à des réalisations témoins, et qui n'ont clairement jamais connus le moindre habitant...
Mais siiiiiiiii, on vous dit que ce sont des potes ou Tata Lucienne qui prêtent leur appart! Ohhhh, chuis encore vilaine!... Marrant, ils ont toujours des potes et de la famille pétés de tunes, dont les goûts sont hyper épurés et design!!!... (Zavez vu l'émission à l'appart aux étagères vides ???...)
Et puis, vous avez les périodes coïncidences!... Etrange... Durant plusieurs semaines tous les candidats ont les mêmes idées. Genre, un cerveau pour tous !... Ça bouffe de l'escargot (Mets ô combien fédérateur!!!...) et surtout de la coquille Saint Jacques! Alors, accords entre la prod et des producteurs ou lobbying des producteurs?
Le pompon : Le candidat kamikaze qui cuisine un produit pour la première fois, ou mieux,  qu'il n'aime pas! Les fiches recettes aussi, toutes estampillées du logo de l'émission... Ça sent la recette perso ça, pas vrai?!... Non, parce qu'on veut bien être naïfs, mais y a des limites hein!!!
Je passe sur la période Kitchenaid ou assimilé, siphons soit-disant habituellement utilisés par les candidats mais qui, et c'est ballot, giclent partout dans la pièce, justement le fameux soir!!! Et les chemins de table identiques...

Bref, composée de candidats amateurs-éclairés à ses débuts, l'émission est aujourd'hui un ramassis de vulgarité, mauvaise foi, manipulation de la prod, de sous doués des fourneaux et du français, d'allumés se prenant pour des stars espérant plus de visibilité en passant à la télé (Qui n'est pas resté bouche bée en regardant le pathétique Daddyday?!), et dont la prod est friande puisque son seul but n'est plus de proposer une émission culinaire, mais un spectacle de sous culture de type TFRien.

Alors d'aucuns m'objecteront, pourquoi regardes-tu vil Crapaud, si tu détestes ? Es-tu maso ?
Et moi de répondre : Et comment croyez-vous que je pourrais vous pondre ce fleuron blogguistique, et ainsi vous distraire, si je ne regardais pas ?!!!
Chez nous, c'est un peu étrange, pas de juste milieu. On regarde les émissions en streaming sur l'ordi. Je vous en expliquerai peut-être un jour la passionnante raison... Deux recherches de programmes constituent nos habitudes : D'une part, découvrir la palme absolue de la télé réalité, le niveau moins 1000 de ce que peut nous offrir la télévision Française, et d'autre part les émissions culturelles, avec une préférence pour les sujets historiques. On ne peut pas être tout le temps parfait hein !...

Illustration trouvée ICI... De ravissants canapés représentant bien ce qu'est devenue l'émission, n'est-ce pas?! ;)

 

26 avril 2013

LES SYRIENS CRÈVENT, FACEBOOK CENSURE...

De Morgen

 

Je vais faire court pour une fois...

FB a censuré le quotidien Belge en langue flamande, De Morgen, car celui-ci a osé montrer une image déchirante de la réalité Syrienne!

Mais surtout ne changez rien à vos habitudes, continuez à "liker" les liens publicitaires et à étaler vos habitudes de consommation sur FB! Tant qu'à faire autant que le merveilleux média américain, puritain et qui n'en est pas à une contradiction près (Pas de photo de cul, mais les sites pédophiles fleurissent tranquilles...), continue à s'en mettre plein les poches grâce au marketing!

Voici l'article navré de la RTBF. Il exprime clairement les choses, alors aucune raison que je fasse moins bien!
"Facebook non plus ne veut pas voir la couverture de l'édition spéciale du Morgen montrant un enfant blessé à moitié nu et en pleurs avec ce titre "La guerre que personne ne veut voir". Le réseau social l'a retirée à deux reprises ce vendredi, journée d'action en faveur de la Syrie.
La moitié des revenus de cette édition spéciale va à la journée d'action pour la Syrie, initiée par le consortium 12-12.

Comme d'autres médias, De Morgen publie sur sa page Facebook des liens avec images. La couverture publiée jeudi soir a été retirée vendredi matin par Facebook. Une deuxième photo a subi le même sort vendredi midi.

Le quotidien flamand a reçu un rappel
des standards de la communauté Facebook, qui interdit notamment le nu, la pornographie et met des limites au contenu graphique, à savoir la publication d'images explicites.

La photo de l'enfant est de
Sebastiano Tomada, deuxième prix au prestigieux World Press Photo.

De Morgen regrette le manque de compréhension de Facebook."

Il est consultable ICI

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UNE HUMEUR DE CRAPAUD
  • Une blogueuse culinaire qui refuse le monde hypocrite des Bisounours. Le politiquement correct, les donneurs de leçons, la censure, ceux qui rêvent de ne voir aucune tête dépasser des rangs, le règne de l'uniformité... Voici mes cibles.
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