28 juillet 2017

COMMUNAUTARISME ET IDOLÂTRIE POLITIQUE : LE REPLI AU SERVICE DE LA DIVISION

Ça faisait un moment que la connerie humaine ne m'avait pas suffisamment agacée et consternée pour me donner envie d'écrire sur ce blog...
Mais là, je cumule... entre communautarisme et idolâtrie politique... la coupe est pleine.

Je commence par qui ?
Allez, les tenants du communautarisme.

J'peux pas. Quels qu'ils soient, non, décidément, j'peux pas. Même s'ils sont mes " amis "... entendez par là, partagent mes idées. J'peux pas parce que nous ne partageons pas l'essentiel : l'esprit communautariste... ce petit truc qui isole, cet esprit qui invite à se replier sur soi, à exclure l'autre plus encore qu'à se serrer les coudes entre membres d'un même groupe. Et puis, quand tu es reconnu appartenir à une communauté, tu es foutu ! Eh bien oui, tu DOIS tenir le discours officiel, celui qu'on attend de toi.
Si tu es juif, tu dois absorber tout ce qui est pro Israël en te prosternant et condamner toute critique. Si tu es musulman... c'est l'inverse, tu dois détester Israël et les juifs et adorer les Palestiniens. Si tu es con... euh là... ah bah non... ça n’est pas une communauté, c'est universel, c'est ce qui est bien parce que... juifs et musulmans cohabitent avec joie pour une fois !
Ah, et j'oublie quasiment le plus important : il est exclu de demander la source des informations partagées, tu les crois un point c'est tout ! Si on t'affirme une vérité, c'est parce que c'est LA vérité. Point barre.
Mais euuuuh, ça me semble bien partisan, particulièrement orienté, je doute... NON, tu n'as pas à douter !!! Les médias occidentaux sont de toute manière aussi partisans qu'un journal israélien, juif ou pro Palestiniens ! On te le dit. C'est donc vrai. Et la source, on s'en tape, parce que... la vérité révélée ne souffre pas de discussion, de doute.
Comme la religion quoi. Tu sais, cette superstition qui a mieux réussi que les autres et qui veut que tu crois à vie à un copain imaginaire officiel !... Oui, officiel, lui c’est permis, voire recommandé, de plus en plus… mais gare à toi si tu es adulte et crois avoir un pote imaginaire non officiel hein ! Parce que dans ce cas là, c’est HP et psy direct !

Un truc sympa encore...
Si tu fais partie d'une de ces communautés mais n'en parle que rarement parce que non, décidément, c'est personnel, que de toute façon tu n’es pas croyant, que tu n'es pas obsédé, ne ramenant pas tout à ta communauté, ne l'affichant pas sans cesse à longueur de réseaux sociaux et dans les dîners en ville, te sentant Français avant tout... nombreux sont donc ceux qui ignorent que tu possèdes une " particularité " communautaire (ouais, si tu es Creusois ou Provençal, ça marche moins bien... on n'exigera pas de toi un comportement particulier !) (la chance !), et  alors là, là ça devient ubuesque parce que... si, sans avoir annoncé quasiment qui tu soutenais - oui, parce qu'appartenir à une communauté, ça revient finalement à ça, soutenir les siens pour condamner les autres -, puisque tu ne portes pas ton appartenance en étendard, tu deviens le suspect... ZE suspect number 1.
" Qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce qu'il a ? Qui c'est celui-là ?... ", comme dans la chanson. Alors, on commence par t'expliquer, un peu comme à un crétinoïde de la seconde glaciation, pourquoi il faut penser dans tel sens et pourquoi il n'est pas utile de connaître les sources d'une affirmation puisqu'elle est vraie... et que de toute manière, la presse occidentale...
Et si tu insistes, expliquant que tu tiens absolument à te servir des trois neurones qu'il te reste, que c'est essentiel de sourcer une info, que tu n'affirmes jamais rien sans preuve, que tes études ont du faire des dégâts en imprimant en gros caractères dans ton cerveau que sans preuve aucune allégation n'est recevable, là tu deviens ZE suspect. Car finalement... pour qui roules-tu ? On se le demande... parce que l'honnêteté intellectuelle, le questionnement, le recul, c'est bien ce qui fait défaut à tous les communautaristes.
Et ne voilà-t-il pas que même tes opinions politiques sont soudainement décrites par une espèce de génie qui voit en toi, l'ennemi. Mais bon sang, mais c'est bien-sûr, tu es bolchévique !!! Ton discours est digne des pires heures du communisme ! (quand on connaît mes idées politiques qui n'ont jamais dévié d'un pouce... je pense avoir croisé la reine des connes herself... lui fait juste défaut, la couronne... parce que le trône, elle l'a déjà... assorti du papier toilettes !)
Manque que l’Inquisition…
Ah ? Ça colle pas avec les communistes ?...
Bon, tant pis.

Le-chat-a-toujours-raison

On passe aux idolâtres politiques ?

Même si ça m'a parfois été douloureux, j'avoue (ça me vaudra trois avé et deux pater ?!) avoir critiqué Manuel Valls. Notamment sur ce blog. Bah oui, j'ai beau être vallsiste, j'ai été pourvue d'un cerveau me permettant d'avoir une opinion personnelle qui peut diverger de celle de Manuel.
Il semble que j'ai une chance folle, car de plus en plus de mes con citoyens s’avèrent avoir été livrés sans l'option " réflexion ". Sans doute trop chère pour leurs géniteurs...

La transformation de certains de mes contacts des réseaux sociaux en adeptes quasi sectaires, en idolâtres politiques, incapable d'analyser quoi que ce soit émanant de leur champion, extatiques vis-à-vis de tout ce qui le concerne, ne retenant que ce qui les arrange et sert l'Idole... ne décelant nullement le clientélisme, le populisme... bref, cette rapide, voire parfois fulgurante transformation, celle de personnes autrefois sensées, a priori douées de capacités intellectuelles fort honorables, me sidère. Cela fait plusieurs mois que j'assiste à cet étrange phénomène qui rend sot et de mauvaise foi... et je n'en reviens toujours pas !
La capacité de certains humains à devenir fanatiques me sidérera toujours.
Passer jours et nuits à ratisser tout ce qui peut se dire à propos de leur idole, pour aller  au plus vite porter la contradiction, est juste pathétique. Les idolâtres sont omniprésents, apparaissant à toute heure dès qu'on ose critiquer leur idole... 
Finalement, c'est de l'ethnologie que de les observer se ridiculiser à longueur de jours et de nuits, desservant par leur obsessionnelle dévotion celui qu'ils vénèrent (petite remarque pour certains djeuns, crétins pathologiques : " vénèrer " est un verbe exprimant la vénération, l'idolâtrie, ça n'est pas du verlan signifiant énerver ! Wesh, chuis vénère !...).
J'avoue assimiler, non par leurs idées (quoique parfois entre FI et FN...), mais dans la méthode visant à recracher le discours " officiel ", le FN, FI et REM. Même idolâtrie décérébrée des adeptes !
Quand je vois de nouveaux adeptes REM (chez certains, ça leur est tombé dessus de manière quasiment magique... ou opportune), ex vallsistes et assimilés, qui ont tenté durant 5 ans d'argumenter face à la " vraie " gauche zombie auto-proclamée, celle lavant plus rouge que le E120, tenant des discours toujours identiques et dogmatiques, ayant oublié son cerveau sur la table de nuit, donc lorsque j'observe ces nouveaux adeptes se servir des mêmes ingrédients revisités à la sauce REM... je suis épouvantée et perplexe. Sont-ils à ce point décérébrés qu’ils ne s’aperçoivent pas faire exactement ce qu’ils reprochaient, il y a encore quelques semaines à autrui ?!
Les voir œuvrer ainsi permet de comprendre aisément comment, en d'autres temps, les Allemands, soit des gens possédant une culture occidentale, les mêmes valeurs que nous, ont pu tomber dans le nazisme. Suffit d'un bon cinglé habile, d'une période de crise aigüe, et l'humain est prêt à absorber tout et n'importe quoi. Enfin certains humains plus que d'autres. Heureusement que Macron n'est pas un dictateur... même si REM est le parti le plus vertical qui soit...

Je ne me suis jamais encartée dans un parti politique, car je veux rester libre. Libre de penser, de dire. Je refuse tout communautarisme, pour les mêmes raisons.
Les deux se rejoignent dans la forme, et dans les résultats : affirmant détenir la vérité absolue... sans jamais faire preuve de la moindre analyse et forcément, encore moins critique, ils coupent de l'autre, segmentent la société, poussent au repli. Ils suscitent des oppositions violentes, voire des effets allergisants provoquant l'effet inverse à celui initialement recherché, soit l'adhésion de celui qu’il faudrait convaincre.
Tous ces gens, on les écoute de moins en moins, on s’y oppose, de plus en plus systématiquement, car on connaît d’avance leur discours formaté, prévisible.
Ils ne sont pas dans l’échange, la discussion, quoi qu’ils affirment. Ils se posent comme seul savoir. Et au lieu de rassembler, ils divisent un peu plus.

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17 septembre 2015

Ismaël Saidi, arme d'instruction massive !

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Dans son premier livre intitulé, " Les aventures d'un musulman d'ici ", Ismaël nous conte son parcours, depuis son enfance de gosse issu de l'immigration marocaine jusqu'à la première de Djihad, cette incroyable pièce navigant entre rire et larmes, créée le 26 décembre 2014 et vue aujourd'hui par plus de 30 000 personnes, en Belgique et dans le nord de la France.

Ismaël raconte avec humour, tendresse, amour même, son parcours atypique de jeune " schizophrène ", comme il se définit lui-même, gamin trimballé entre deux cultures, devant sans cesse composer avec celles-ci de manière à ne jamais heurter l'une des deux. A travers son expérience, il nous parle finalement de tous ces gosses nés dans un pays dont la culture, les croyances, sont radicalement différentes de celles du pays de leurs parents... de ces gosses dont l'éducation suit des chemins très différents suivant qu'elle ait lieu dans le cercle familial ou à l'extérieur de celui-ci.
Comment suivre les règles d'éducation posées par les parents sans passer pour un extra-terrestre aux yeux des copains élevés dans des milieux aux coutumes bien dissemblables ? Comment passer d'une école dont la majorité des élèves a la même origine que soi, vers un établissement dont les gosses ne sont pas issus de l'immigration ? Comment se faire accepter dans une institution où la xénophobie est tout de même bien ancrée ?...
Comment se comporter face à l'alternance de coutumes, d'habitudes, tout au long de la journée ? Comment trouver son identité dans une vie où l'on passe plusieurs fois par jour d'une culture à l'autre, dans un monde où on vous considère parfois comme étanger, alors que vous êtes Belge, certes né de parents marocains, mais né vous-même en Belgique, ne connaissant du Maroc que Tanger, un mois par an durant les grandes vacances ?!
Comment aimer secrètement la belle Gabrielle quand on est un gamin musulman ? Comment ne pas tomber du côté obscure de la force ? Comment... Comment... Comment... ???

Et puis comme si tout cela ne suffisait pas, comment surtout accepter d'être différent. Non pas en termes d'origines, parce que ça c'est déjà fait, mais d'âme...
Comment accepter que l'on n'entre pas dans les standards, que l'on ne ressent pas, que l'on ne comprend pas les choses comme le commun des mortels... que l'on est tout bonnement... un artiste !!!
Cette acceptation sera sans doute celle qui mettra le plus de temps à se mettre en place.

Mais Ismaël ose aussi. Il ose choquer, dire la réalité sans fioriture. Il parle de mort. Crument. Presque chirurgiqualement. Parce que certaines fêtes musulmanes sont un peu éloignées du pays de Candy et de celui du Père Noël, et parce qu'il a été flic de terrain...
Alors il raconte, même si ça doit faire tâche dans le paysage. Même si on doit lui en vouloir... à commencer par certains de ses co-religionnaires. Mais de cela il a l'habitude, parce que Djihad n'a pas toujours été bien reçue au sein même de sa communauté.
Il assume. Il ne renie rien. Il a du cran Ismaël.

Malgré tout, Ismaël nous parle surtout d'amour. De cet amour qui l'a construit, façonné.
De cet amour familial, partagé, notamment, avec ses parents, si pudiques, qui ne disent pas, mais lui en font comprendre la réalité par des messages symboliques laissés ça et là ; de celui partagé avec ses enfants et sa femme, toujours là, comprenant, soutenant... aimant tout simplement ; de celui pour certains enseignants qui n'ont pas vu en lui un étranger, mais un gosse brillant méritant d'être écouté ;  de celui pour ses amis...

Et enfin,  il y a la religion dont il n'a tiré que les beaux enseignements...
J'avoue avoir du mal à comprendre, moi qui suis, comme je l'ai déjà exprimé sur ce blog, non pas athée mais parfaitement anti-religion (j'en parle ICI).
Je ne crois pas qu'Ismaël aurait été autre sans ce que lui a enseigné le Coran, parce que outre sa nature profonde, il a toujours été entouré d'amour, il a toujours côtoyé des personnes contrebalançant l'influence néfaste que d'autres auraient pu avoir sur lui.
Je ne comprends pas comment on peut croire en ce que je nomme, des " superstitions qui ont mieux réussi que d'autres ", lorsque l'on est si érudit. Mais les curés ne disent-ils pas : " Il est grand le mystère de la foi... "  Ce qui, effectivement pour moi, est carrément un gouffre !!!
Alors, je ne juge pas (ça me change !)... parce que comment juger Ismaël, lui qui n'est qu'amour ?!

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C'est simple, ce mec est un soleil !
Sérieux... s'il était homologué, il ferait un bien meilleur temps en Belgique !
Collez Ismaël dans une pièce... et c'est toute son atmosphère qui en est changée. Les sourires s'affichent, la douceur s'installe. C'est un aimant à bonheur.
Finalement  ne viendrait-il pas d'une autre planète.
Maintenant que j'y pense... non séreiux, ça fout les jetons hein ?!
J'ai peur soudain.
C'est pire qu'un étranger...
E.T est vraiment parmi nous...
Peuuuuuuuur !...
                                                                                                 ______________________________________

Pour info, Djihad, sera jouée samedi 3 octobre au théâtre Saint Michel de Bruxelles. Prix des places, 10€.
Tous les bénéfices seront, de suite et intégralement, reversés au SAMU Social.
En assistant à la représentation (il y a aura en bonus, une première partie avec des artistes invités... sketches, musique, etc...), en plus de passer un moment unique, vous ferez un très beau geste de solidarité envers les plus démunis.
Réservez vite à cette adresse : Théâtre Saint Michel. Il n'y aura pas de place pour tout le monde, et Djihad ne sera plus jouée avant longtemps à Bruxelles, puisqu'elle part en tournée.

"Bon, et si on rajoutait un peu de solidarité dans ce monde qui sombre.
Il y a des réfugiés au parc Maximilien à Bruxelles et dans les centres de Fedasil. Ils ont reçu des vêtements et de la nourriture mais ils ont un cruel besoin d’aide médicale.
Et ça, ça coute cher...
Notre troupe a décidé de leur venir en aide. Et avec le soutien de ce magnifique théâtre qu’est le Théâtre Saint-Michel, nous organisons une soirée spéciale "Djihad" le samedi 3 octobre 2015 à 20h.
L’entrée est à 10 euros et l’entièreté de la recette (j’ai bien dit la recette donc le moindre euro) sera reversé le soir-même au Samu Social qui essaie de gérer comme il peut cette situation difficile.
Alors si vous avez envie d’aider, venez ! C’est le moment. Nous ne jouerons plus Djihad à Bruxelles en tout public avant un bout de temps donc profitez-en.
Ils ont besoin de nous et il est temps que la solidarité prenne le pas sur les joutes verbales politiques stériles.
En tant qu’artiste, tout ce que nous pouvons faire, c’est donner tout ce que nous savons faire, tout ce que nous sommes à ceux qui ont été chassé de chez eux et qui ont vu la mort de près.
Vous, vous pouvez les aider. En donnant 10 euros pour ce ticket de théâtre, vous leur offrez un morceau de vie.
Et en échange, nous vous offrirons du spectacle, de l’amour, du rire, des pleurs, des chansons inédites, des sketch inédits.
Ca va être la soirée la plus folle de votre vie !
Il y a 1200 places au Théâtre Saint-Michel, alors imaginez combien vous pourrez offrir en donnant 10 euros....
Qui que vous soyez, d’où que vous veniez : Venez !
C’est le moment : juifs, athées, musulmans, chrétiens, homos, hétéros, noirs, blancs, bronzés, jaunes : Venez ! Mélangeons-nous pour aider !
C’est le moment pour tous les quartiers de cette ville de se rejoindre sur la place Montgomery, dans cette magnifique Cathédrale et de rire et vibrer ensemble, réellement ensemble !
A tous ceux qui sont dans ma liste, partagez ce message, faite-le circuler, s’il vous plaît.
A tous les journalistes qui sont dans ma liste, s’il vous plaît : aidez-nous, aidez-les, faites passer le message, dans vos journaux, sur vos plateaux, dans vos blogs, dans vos émissions, dans vos radios, partout.
Aux femmes et aux hommes politiques qui sont dans ma liste : faites passer l’information, venez, envoyez vos équipes, vos familles. Oublions le temps d’un soir les différences politiques, oublions la gauche, la droite et leurs extrêmes.
Aux responsables d’associations : mobilisez vos troupes, venez en masse.
Ces femmes et ces hommes ont été chassé par des soldats de la haine, réunissons-nous en soldats de l’amour et aidons-les !
La solidarité, c’est inné ! A nous de le prouver !
"

Ismaël Saidi "

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19 février 2015

SI ON PARLAIT MODE ET FÉMINITÉ... T'ES PLUS BURQA, NIQAB, HIJAB OU MIGNON VOILE COQUIN ?!

J'ai beau être juive, certes non croyante... je suis allergique à toute manifestation vestimentaire trop ostentatoire quant à sa religion. Et ce, à commencer par l'accoutrement des juifs orthodoxes. 
Je les trouve caricaturaux. On se croirait dans Rabbi Jacob... mais en pas drôle du tout !

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Je déteste cette auto-stigmatisation. Je trouve ça plus provoc qu'autre chose, et ce, dans un pays laïc qui, il y a quelques années (du moins, déjà durant mon enfance) (oui tu m'diras... c'est au millénaire passé...) ne comptait que très peu de gens pensant nécessaire de s'habiller de manière particulière pour vivre sa religion.
Seules les femmes immigrées du Maghreb continuaient à s'habiller selon leur tradition, si elles étaient musulmanes. Et c'était normal.
Quand une tenue est inhérente à une tradition, un pays, il est logique de la porter... mais seulement dans ce cas. Les jeunes filles, notamment nées en Europe, ne ressentaient aucun besoin de vêtements particuliers pour vivre leur foi.

D'ailleurs... j'aimerais bien savoir ce que ça leur apporte aujourd'hui... à part une stigmatisation qu'après elles dénoncent, alors qu'elles l'ont en grande partie créée.
Et que penser de ces filles qui, subitement, décident de porter le voile, le niqab, le hijab... bon, la burqa n'est pas encore arrivée dans nos contrées, mais au train où vont les choses... alors qu'avant, elles vivaient fort bien leur religion sans l'exhiber ?!
J'ai soulevé la question plusieurs fois sur les réseaux sociaux, sur des comptes de contacts musulmans, alors que la discussion portait sur l'aspect vestimentaire. Je n'ai jamais eu le commencement d'une moindre réponse. On élude mon interrogation, comme si elle était transparente !
Bref, si quelqu'un peut m'expliquer d'où vient ce besoin, ces dernières années, de jouer les fantômes... je suis preneuse.

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Mes copines d'école et de fac ont, dans leur majorité, toujours été musulmanes (oui, les Sépharades sont, à mon avis, plus proches des populations du Maghreb que des Ashkénazes) et elles suivaient la tradition... mais ne se distinguaient en rien de moi ou d'une autre fille non musulmane. Leur foi, elles la vivaient en famille... et n'auraient jamais envisagé de se vêtir en Belphégor !
Pareil chez les juives, et sauf rare foyer orthodoxe, on ne les remarque toujours pas... la foi se vivant à la maison.
Quant aux catho ultras... rien de spécial à propos des vêtements. En tout cas pas plus que la bourgeoise de Versailles ou du 16ème... (ouais, j'aime bien la caricature, du moins quand elle est volontaire !...) (c'est une tradition dans les pays démocratiques...)

Pour moi, la religion appartient à la sphère privée, elle n'a pas à s'exposer outrancièrement dans la rue.

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Posté par Lydoue à 03:03 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
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