09 janvier 2017

LA PREMIÈRE BONNE RÉSOLUTION DE MA VIE...

Namoureux est un ex Tanguy... 
Tous les week-ends, avant que nous vivions ensemble (rappel : il y avait 800km entre nous), le petit partait chez son Papa et sa Monmon, avec son linge sale (si si !), se faire nourrir et trainer dans sa chambre de gosse... ou plutôt devrais-je dire, son gourbis !
Depuis que nous faisons maison commune, il ne vit globalement que pour moi.
Alors, devez-vous penser : de quoi se plaint-elle ?!

Eh bien, je vis très mal le désintérêt qu'il porte à sa famille. D'une part parce que, forcément, ses proches doivent penser que c'est de ma faute, que je l'accapare. D'autre part, parce que les parents vieillissent, que le temps passe, et que je trouve moche cette attitude qui me peine.
Oh ne croyez pas qu'ils ne les aiment pas... c'est tout le contraire, mais il est négligeant... c'est un contemplatif plus qu'un actif... Ainsi, si je ne suis pas sur son dos, tout est toujours remis à plus tard. Tout. Sans exception. Ce qui en langage Namoureux signifie réellement, à jamais. Heureusement, il adore son travail et s'y investit beaucoup... mais s'il pouvait être un peu plus investi dans d'autres " contraintes "...
Donc, ils les aiment, mais il ne prend pas le temps. Sauf que le temps, lui, file. 

Je vais au moins une fois par mois voir Maman qui est à quelques centaines de bornes... mais qui, elle non plus ne rajeunit pas et n'est pas éternelle. Et je téléphone de une à plusieurs fois par semaine. Logique quoi. Elle a 87 ans.
Au début de notre vie ensemble, Namoureux et moi nous disputions régulièrement, ou au mieux il me faisait la tête, à propos d'un seul sujet : ses parents et Tonton / Tata (beau-frère et sœur de sa mère), lesquels ont entre 80 et 90 ans et Tonton approche des 100.
Et non, nous ne nous querellions pas parce que j'étais une sale méchante qui ne voulais pas que son Namoureux voit sa famille, mais parce que, tenez-vous bien... je lui demandais s'il leur avait téléphoné, et disais qu'il fallait qu'on aille les voir ! Alors, au mieux avais-je droit à un soupir et des yeux au ciel... quand ça ne partait pas en vrille.
J'ai du tenir une bonne année à tenter de lui faire comprendre que son attitude n'était pas cool.
Et puis un jour, j'ai stoppé. Parce qu'avoir des engueulades qui, finalement, n'étaient pas mon problème... ça va un temps ! 

Ses parents sont gentils, je n'ai pas d'atômes particuliers, mais je les aime bien (enfin surtout son père, ayant eu quelques reproches à faire à madame par le passé). Quant à Tonton Yvan (soldat russe prisonnier, ayant épousé la fille de la ferme qui le cachait après son évasion et qui est donc resté...) et Tata Marcelle, je les aime beaucoup.
Je sais que ses parents en crèvent de ne pas voir leur gamin... et que pour Tonton et Tata c'est une grande joie lorsque nous passons les voir.
A chaque fois, quand nous repartons, je fais remarquer à Namoureux leur bonheur, et à chaque fois, ça finit sur un, " Oui c'est vrai, tu as raison, il faut qu'on y aille au moins une fois par mois ! Ça ne coute rien après le bureau, et ils sont si heureux. " C'est quelqu'un d'adorable, plein d'envie de faire plaisir, il promet, il y croit vraiment... mais voilà... il ne tient jamais (et ça me rend dingue... enfin un peu plus que d'hab quoi).
Et à chaque fois... parole parole parole... mon mec, est la réincarnation de Dalida !
Ils vivent à 45 minutes de chez nous et, nous n'avons pas vu Tonton et Tata depuis... mai 2016 !!! Quant à ses parents, après qu'il ait zappé l'anniversaire de son père, l'hospitalisation de Tata, il est allé seul les voir le 11 septembre, pour l'anniversaire de sa mère !!! Je dis bien seul. Non que je ne voulais pas les voir, mais je sers toujours de distraction... je fais marrer, je mets l'ambiance ! Là, je voulais qu'il affronte l'obstacle seul, sans filet.
Sa mère n'a pas une bonne santé et est atteinte d'Alzheimer... et Namoureux ne supporte pas de la voir ainsi, ce qui fait qu'il fuit. Il en a chialé dans mes bras, avant que je le convainque d'écrire à son père afin de lui expliquer... qu'il pose des mots sur ses maux...
Il lui a remis la lettre en partant le 11 septembre, et depuis... silence radio. A ma connaissance, père et fils n'ont pas discuté, pas plus qu'ils ne se sont vus.
Mais Tonton et Tata ? Quelle excuse a t-il ? Aucune !!!
On a appris l'hospitalisation de Tata par hasard... putain de honte !
Ça avait déjà été le cas à propos de sa mère l'année d'avant ! On l'avait su lors du repas des 90 ans de Tata, quand on nous a dit pourquoi ses parents n'étaient pas là. Non mais sérieux quoi !
Il s'est pris des réflexions outrées, mais bien polies, de sa cousine... il n'en menait pas large. Il a du bol, dans cette famille, personne ne parle, ça ne communique pas... donc, tous les autres l'ont fermée !

Alors depuis des mois, ça me ronge... je m'endors avec cette obsession : comment faire pour aller les voir seule, sans que cela ne crée un souci dans mon couple ?! Soyons honnêtes, surtout voir Tonton et Tata.
J'ai du mal à trouver le sommeil car quand je me couche, c'est toujours un moment où je refais le monde dans ma tête... j'échaffaude des scénari. J'en ai parlé à Maman pour lui demander conseil... mais pas simple d'avoir LA bonne idée.
Fin décembre, Namoureux a été en congés durant dix jours... je lui ai quasiment ordonné " Je veux qu'on aille les voir et... leur apporter toutes les gourmandises que je leur ai concocté ". En pure perte, le temps a passé...
J'avais aussi pensé à inviter Tonton et Tata à la maison pour déjeuner sans lui en parler avant (sa mère ne pouvant se déplacer, ses parents étaient exclus) (personne n'est jamais venu chez nous dans sa famille... énorme !!!)... j'aurais adoré les recevoir. Je me suis déballonnée..

Mais là, je suis remontée comme une pendule franc-comtoise, un coucou suisse !
Alors, pas simple... mais c'est décidé, je vais téléphoner à Tata cette semaine avant de partir quelques jours dans mes montagnes, en prétextant un rendez-vous dans leur coin dans l'après-midi. Une fois sur place, je vais tout déballer.
Non, pas enfoncer Namoureux, car je sais qu'il les aime beaucoup (si, je vous promets), et jamais je ne ferais une telle chose à mon Namoureux qu'est le mien, mais je vais tenter de leur expliquer comment il est... 
Je verrai si je leur demande de garder ma visite secrète ou pas... parce qu'avec ses parents, là c'est plus délicat, je ne sais que faire. Voyez le truc, la belle-fille qui voit ses beaux-parents seule... C'est moyen quand-même, et j'ai peur que ça n'agisse contre Namoureux.
Alors je vais voir ce que me conseillera Tata.
Et puis, c'est décidé... j'irai  voir Tonton et Tata régulièrement ! Parce que moi, j'ai besoin de voir les gens que j'aime et à leurs âges... on n'a plus des décennies !!!

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07 janvier 2017

JUIFS ET DÉPORTÉS FAMILIAUX UTILES...

C'est étonnant ce sport consistant à brandir ses juifs et/ou déportés comme un trophée !
Posséder son juif, son déporté dans la famille... ça pose.
Dès qu'il est question d'antisémitisme, de migrants, on ressort ces derniers comme certains portent la Légion d'Honneur aux grandes occasions. C'est à celui qui aura la plus grosse, pissera le plus loin ! On exhibe quasiment son déporté et/ou son juif, en s'appropriant son vécu, alors qu'en fait... on n'a rien vécu et, on ne sait rien, on ne peut rien comprendre !
" Mais moi Madame, mon grand oncle a été déporté ! Alors imaginez si je sais, si je maîtrise le sujet bien mieux que quiconque. " Comprendre : vous, vous n'êtes pas légitime à parler, alors que Tonton me file la légitimité nécessaire qui transforme mon avis en vérité absolue, parce que ce qu'a vécu Tonton, ou Papy... c'est comme si je l'avais vécu ! 


Ceux qui me suivent, connaissent mes origines multiples et variées, proches de la plus parfaite chatte de gouttière... et en particulier mes origines familiales directes... pas celles du cousin, du papy ou du tonton... non, celles de mes parents, même si je ne suis jamais entrée dans les détails.
Alors les détails je vais un peu plus y entrer pour une fois... parce que franchement, ras la casquette de lire sur les réseaux sociaux ces personnes se drapant dans le vécu familial pour étayer leurs prises de position, comme s'ils avaient souffert eux-mêmes et que les liens familieux légitimaient leur avis... et comme ce blog sert à mes coups de gueule...

Papa a été déporté.
4,5 ans à Mauthausen. Le camp des Républicains Espagnols (enfin, apatrides, puisque Franco avait retiré la nationalité à tous les Républicains partis en 39 durant la Retirada) (vous me direz, en tant que Catalan, ne plus être Espagnol était presque une chance !).
Un miraculé pour en être sorti vivant. Une force de la nature. 1,80m et 30 kg à sa sortie des camps. Sauvé de l'exécution, un jour où il boitait suite à un coup de botte dans le tibia dont il a toujours gardé la marque très étendue et visible, par un nazi qui, bien que Papa ait été blessé, avait décelé chez lui sa capacité hors du commun à résister à l'horreur et à travailler.

Je suis donc fille de déporté. Déporté non juif. Ceux qu'on oublie quoi...
Non pas nièce, cousine ou petite-fille... non, fille. Et ça voyez-vous, ça fait toute la différence avec ceux qui brandissent leur déporté maison, leurs ancêtres, mais qui ne sont pas les enfants, parce que... ne pas être l'enfant implique une conséquence toute simple : ils n'ont pas vécu, chaque jour, leur enfance, leur jeunesse avec un rescapé des camps de la mort, un être traumatisé à vie, un être qui est chaque jour hanté par son passé ! Ils n'ont pas vécu, alors même qu'ils n'étaient pas encore censés être doués de compréhension, soit depuis leur naissance, avec quelqu'un qui racontait, qui parlait des camps, des nazis, avec des amis eux aussi anciens déportés... tout cela entre rire et larmes, souvent en catalan... sans penser que même bébé, l'enfant sait, ressent, puis plus tard comprend... même s'il n'est pas censé parler catalan. Le mystère a toujours été de savoir comment j'avais toujours compris catalan et espagnol sans que mes parents ne m'aient jamais parlé autrement qu'en français ! Je pense avoir la réponse... On sous-estime tant les capacités des gosses, pourtant d'après ce qu'on m'a raconté de mes facultés intellectuelles étant petite, on aurait du se méfier. Mais bon... un gosse, ça joue, ça n'écoute pas, ça ne fait pas attention. Enfin dans le passé... les parents actuels étant plus attentifs.
Donc, ces personnes qui ne sont pas gosses de déporté n'ont pas eu à supporter le fait de savoir que leur père, ou leur mère, celui qui leur a donné la vie, qu'ils aiment plus que tout, avait connu l'horreur, l'indicible, l'impensable ;  qu'il, ou elle, avait vu, senti, vécu ce que les documentaires tentent de montrer sans jamais parvenir, ne serait-ce qu'à approcher la réalité... soit la mort, la souffrance, la peur, la famine, resssenties 24 heures sur 24... durant plusieurs années.
Ces personnes n'ont pas vécu avec ces spectres durant toute leur jeunesse, cauchemardant de nombreuses nuits (sans jamais en parler à leurs parents) en " rêvant " que les nazis arrivaient et qu'il fallait s'échapper par la fenêtre de la salle-de-bains depuis le premier étage, ou se cacher, tétanisé d'angoisse, dans le local à poubelles... cauchemar récurrent durant une vingtaine d'années, et toujours identique, aussi paniquant... avec cette peur au ventre parfaitement inoubliable encore aujourd'hui.
Ces personnes n'ont donc pas vécu ce qu'on appelle le traumatisme des enfants de déportés (eh oui, cet état est bien reconnu comme tel)... parce qu'on ne vit pas chaque jour avec un grand-père, un oncle ou un cousin. Mais avec un père ou une mère, si. On peut entendre des histoires, en être très triste, être effrayé... mais on ne passe pas sa jeunesse avec la personne qui a vécu les horreurs quand il ne s'agit que du grand-père ou de l'oncle. Les membres de la famille, sauf rare exception, ne sont que de passage...
Quand on est gosse de déporté, on partage sa jeunesse intégrale, son quotidien, avec son père ou sa mère, soit cette personne dont on ne supporte pas les récits tant ils sont inacceptables, tant ils font mal, car comment accepter que son père ou sa mère ait tant souffert, ait vu tant d'atrocités ?! Comment ?! C'est juste impossible.

Alors, on se protège comme on peut. Dans mon cas, il s'agissait de feindre l'indifférence... parce qu'avouer que ça m'était intolérable, en parler, m'était encore plus insupportable. Alors, j'ai laissé croire être imperméable à cette souffrance de mon père...

J'écoutais quand un autre que lui parlait... mais jamais quand Papa parlait. Là, je m'éloignais. Et jamais, jamais mes parents n'ont compris que je ne parvenais pas à assumer la souffrance de mon père... que je me protégeais... et que discuter avec d'autres déportés et Républicains ayant eu le même parcours me permettait de parler, mais sans y mettre de sentiments directs, d'implication filiale... cela me permettait d'avoir le recul, celui que l'on a quand la personne n'est que de passage... comme un simple membre de la famille avec lequel on ne vit pas.

Papa a voulu retourner à Mauthausen dans les années 80. Incroyable... mais paraît-il que c'est un souhait classique.
Nous allions depuis quelques temps déjà en vacances entre Autriche et Bavière. Pour rappel, Papa n'a jamais eu de haine contre les peuples, mais contre les nazis... et a adoré sa belle-sœur allemande ramenée en France en 46, par... mon oncle juif. Donc, ces pays étant somptueusement montagneux, aucun souci pour y séjourner avec plaisir. Mais revenons au sujet... Papa a souhaité revoir Mauthausen.
La premièer année, j'ai refusé d'entrer. Déjà être sur le parking, dans la voiture me rendait malade. C'est comme si toute l'atmosphère suintait la souffrance et la mort...
La seconde fois, persuadée que je n'en avais rien à faire, ma mère m'a trainée de force quasiment... et là, je n'ai pas osé refuser.
Atroce. Juste atroce. A tel point que je n'en garde qu'un vague souvenir tant je tentais d'être comme hors de moi, ailleurs, de mettre toutes mes pensées loin de cet enfer. Je ne me rappelle que de Papa commentant, se rappelant, annonçant ce qu'était chaque endroit...

En écrivant, j'en ai encore le cœur qui bat dans la gorge... Mes vacances ont été gachées, parce que la perspective de cette " visite " et ensuite la pensée d'avoir posé mes pieds sur ce charnier, dans ce lieu d'horreur dont chaque pierre, chaque caillou hurlait de souffrance... de la souffrance de Papa... non, impossible à supporter ! Mais je n'ai jamais rien dit... j'ai juste plus cauchemardé.
Aucun recul, aucune échappatoire possible... je me trouvais là, dans ce lieu dont l'image m'avait traumatisée toute ma jeunesse (et ça n'était pas fini), je foulais ce sol recouvert des cendres d'environ 300 000 morts... 
Et comme ça ne suffisait pas... nous avons enchaîné avec d'autres camps annexes où Papa était passé, Güsen notament, et un autre dont il ne restait que le portail, tenez-vous bien... au milieu d'un charmant ensemble pavillonnaire !!! Je revois Papa apostrophant un passant et lui demandant s'il savait où il vivait, sur quoi, sur les restes de combien de morts ?!!!
Il faisait beau.
Mes seuls souvenirs clairs. Le reste s'étant transformé en brouillard... sans doute en hommage à Nuit et Brouillard...

Et malgré tout ce que je vous ai raconté, je ne sais rien ! Rien, parce que je ne l'ai pas vécu. Parce que la souffrance extrême est impossible à ressentir, à comprendre quand on ne l'expérimente pas soi-même comme l'expliquait Papa. Et j'en suis effectivement persuadée. Je ne connais que la souffrance d'avoir souffert de celle de Papa...
Alors, imaginez un peu comme le neveu, le petit-fils ou le cousin sont à même de représenter, en quelque sorte, le bien souvent " cher disparu "...

Je vous fais la totale ? Vous tenez le coup ?
Alors... Maman maintenant.
Bien que juive... ça sera plus léger. Si si promis.
Vous vous rappelez, je cumule !... Juive (vous vous souvenez, laïque, sans éducation religeuse, non communautariste et autres babioles) et fille de déporté Catalan Républicain anarchiste ! Beau palmarès non ?!
Maman, comme je l'ai déjà expliqué, a porté l'étoile. Pas le choix. Pas comme certaines filles musulmanes qui se stigmatisent elles-mêmes... Elle n'était pas une toute petite fille ne comprenant pas vraiment ce que cela impliquait. L'étoile, parce que juive... elle savait ce que cela signifiait vraiment, car elle était ado et en âge de comprendre.
Elle a échappé aux camps. Oh, de justesse, car elle fait partie des trois seules jeunes filles juives de Caen a avoir échappé à la grande rafle, celle qui a balayé toute la ville !
Parisienne, ses parents l'avaient envoyée chez une amie de la famille, qu'elle considérait comme étant sa tante, et qui vivait donc en Normandie... en pensant qu'elle y serait plus en sécurité. Cette dame avait deux filles.
Un jour les nazis ont débarqué, la tante a de suite compris et " occupé " ces derniers avant d'ouvrir, le temps que les filles s'enfuient par derrière, via le jardin. Elle s'est sacrifiée pour les trois gamines.
Maman se rappelle juste d'avoir couru, couru, couru. Longtemps, hors d'haleine. Elle ne sait plus où elles ont fini... Par contre, elle se rappelle du titre du journal annonçant que trois jeunes filles étaient parvenues à s'échapper. Les trois seules survivantes de la rafle de Caen...
Les cousines furent cependant arrêtées plus tard, longtemps après, alors que Maman était rentrée chez ses parents. L'une des jeunes filles bravait les interdits et cachait son étoile pour aller au cinéma... mais un jour, elle s'est faite repérer.
L'une d'elles est revenue... stérile, après avoir été l'objet d'expériences...
Quant à sa sœur...

Les résultats de tout ça...
Je ne supporte pas la moindre scène de souffrance... qu'elle soit physique comme suggérée... qu'elle mette en scène des humains comme des animaux... qu'elle soit issue de l'actualité (et contre ça, ne pas avoir de télé mais suivre la presse écrite est un excellent remède) comme de fictions. Je zappe tous les écrits décrivant une quelconque violence, souffrance.
J'ai peur du noir au point d'avoir plus peur du cercueil que de la mort elle-même... l'idée d'enfermement m'est intolérable. Même mort. Vive la crémation à l'indienne ! (paradoxe quand son père aurait pu partir en fumée...)
J'ai peur de la mort de manière iraisonnée, au-delà de la peur naturelle... une obsession journalière pour ce qui est de mes proches, humains comme animaux. Et ce, depuis toujours, parce que je suis née entourée de récits de souffrance et de morts...

Ne vous méprenez pas. Mon enfance a été joyeuse. Papa ne chialait pas sur son passé. Il riait beaucoup, plaisantait, aimait la vie, était fou amoureux de Maman qui lui rendait bien. J'ai vécu entourée d'amour... tout en sachant, parce que ça avait répété régulièrement que, si j'étais enfant unique, c'est parce que Papa craignait pour sa santé et ne voulait pas prendre le risque de laisser une jeune veuve avec plusieurs enfants... les années de camp ayant précarisé sa santé.
Tout ce que j'ai entendu, tout ce que je sais... jamais il ne s'en est aperçu, car je dissimulais parfaitement mes émotions, jouant à merveille l'insouciance de celle qui n'écoute rien, n'entend rien, et même... s'en fout.

Après le décès de Papa (j'avais 31 ans), qui a fini par mourir des conséquences de ses années en camp de concentration (et lui, n'a pas arrangé les choses en étant fumeur malgré l'incessante guerre que lui faisait Maman à ce propos), Maman et moi nous sommes disputées très très fort, au motif que je ne disais rien, n'exprimais rien, ne l'aidais donc en rien et pire, que j'évitais d'aller au cimetière, car y aller rendait plus réel son décès (c'est d'ailleurs toujours le cas). Alors qu'elle avait besoin de parler. De parler de son amoureux absent pour toujours, de cette blessure dont elle ne guérira jamais.
Grace à cette mémorable engueulade entrecoupée de sanglots dévastateurs, elle a enfin entendu et accepté que j'étais incapable de parler de mort, tant de celle des disparus que de celle, forcément à venir, des vivants... donc, que je ne parlais pas des gens décédés, non par désintérêt, mais par souffrance. Et surtout, elle a accepté le fait que chacun réagit comme il peut... et non comme l'autre le souhaite.
Je ne lui ai jamais expliqué d'où me vient cette incapacité à extérioriser... mais du moment qu'elle respecte mon attitude, c'est suffisant.

Maintenant, qu'un seul parent de déporté ou/et de juif, qui ne soit pas l'enfant de la personne qui a vécu les atrocités ose dire qu'il sait, qu'il est légitime à la ramener... parce que non, il ne sait rien de ce qu'est être fils ou fille de déporté, de le vivre au quotidien dès sa naissance.
Et moi-même... je ne sais rien de ce qu'a vécu mon père. Je ne connais que la souffrance de la souffrance de Papa...

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02 octobre 2015

L'ENFER : VOS MÔMES !

Je suis celle qui n'est pas mère de ce gosse, mais celle qui le supporte, qui devient dingue à force de devoir vivre 7 jours sur 7 à son rythme... à être réveillée dès qu'il commence à courir entre 7H00 et 8h00, se prenant pour Usain Bolt ; à trainer ses jouets à roulettes sur le parquet ou le carrelage ;  à taper sur le sol, les murs ; à trainer les chaises ; à hurler du matin au soir... parce qu'un gosse, faut bien que ça s'exprime !

Je suis celle qui attend l'heure bénie où, enfin, ses parents vont le foutre au lit ; celle qui fuit, prend sa voiture pour ne plus l'entendre, celle qui fait des kilomètres alors qu'elle voudrait juste profiter du calme du jardin, ce qui est impossible puisque ses fenêtres sont toujours ouvertes ; celle qui attend 19H30 pour enfin être débarrassée de ce cauchemar, de cette plaie, de ce monstre qu'elle doit supporter parce que, ou il a des soucis de comportement, ou ses parents sont dépassés et incapables d'élever leur gnome, ou les deux...
Mais en fait la raison,  je m'en fous, parce que moi, je n'ai pas voulu cette plaie, ce furoncle qui ruine mes journées !

Alors franchement, marre de ces parents qui chialent non-stop, via les réseaux sociaux ou / et leur blog, sur la vie qu'ils ont choisi, mais qui sont vexés par les regards agacés d'autrui quand leur merdeux tape une colère ; qui n'attendent que la fin des vacances pour enfin être tranquilles en collant leur nain à l'école, sans penser qu'ils font subir leur choix à ceux qui n'aspiraient qu'au calme, qui auraient largement préféré qu'ils évitent de se reproduire, ou qu'ils le fassent dans une île déserte !

Ça ne se fait pas fait d'écrire ça ? Pas plus que d'emmerder non-stop les voisins qui ne peuvent que subir, se transformant en victimes impuissantes car eux, n'ont rien choisi.
Et j'écris ses mots alors... qu'il gueule et traîne comme d'habitude ses jouets... donc,  j'ai remis mes boules Quies, devenues mes indispensables " amies " depuis plusieurs mois à vivre cet enfer !
Nouvelle méthode éducative : sa mère tente de hurler plus fort... seule petite joie pour moi car dans ce cas, imaginant l'état d'apoplexie dans lequel se trouve cette femelle, je me sens alors toute guillerette !

Les gosses des autres sont juste un enfer.
Marre des merdeux rois ! Marre de vos théories éducatives à deux balles que doivent subir les voisins ! Marre de votre éducation démissionnaire consistant à tout laisser faire sous prétexte qu'il faut bien que votre petit chéri s'exprime !
Si vous faites ces choix, grand bien vous fasse, mais faites au moins preuve de respect en vivant isolé !!!

keep calm

 

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25 septembre 2015

YOUPINS ET BOUGNOULES NE SONT PAS SUR LE MÊME BATEAU...

Je vais encore en hérisser certains. J'ose encore le politiquement incorrect, j'ose choquer. Choquer, mot à la mode s'il en est, chez le ziva de base, mais qu'il emploie à mauvais escient. " Ouais, ça m'a choqué ! " (avé l'accent siou plé...)
Pour info, le verbe choquer signifie que l'on va à l'encontre de certains principes moraux, que l'on heurte la sensibilité... mais pas que l'on est étonné ou triste !
Ceci étant précisé, venons-en au fait.

Mon petit camarade Ismaël Saidi, dont j'ai déjà parlé dans ce billet, ISMAËL SAIDI, ARME D'INSTRUCTION MASSIVE, et dans celui-ci, RECRUTEMENT POUR LE DJIHAD, a commis le petit laïus qui suit en accompagnement d'une de ses interviews diffusée sur un réseau social : " La culture est restée très, très fermée pendant très, très longtemps...les théâtres, ils nous appellent lors de la semaine de la diversité ou lors de ce que j'appelle, moi, le Bougnoule Day et ce afin de pouvoir justifier leur subsides... "

Bougnoule Day ! Non mais sérieux ! Je suis fan de son humour noir ! Et je n'ai pas été la seule, car ce dernier a largement été salué, y compris par des commentaires hilares.

En réponse, et dans le même ton, j'ai mentionné le Youpin Day, 6 septembre, jour où Ismaël avait joué sa pièce " Ceci n'est plus un couple " (hilarant divorce d'un musulman et d'une juive), au musée Juif de Belgique. Il est évident que je n'emploie pas habituellement ces termes insultants, nauséabonds !
Et là... silence. Un troupeau d'anges est passé. Ou de mouches... parce que je ne suis pas sûre que ce silence soit bien encourageant. Le silence gêné... le malaise était palpable...
Bougnoule, okay ! Mais Youpin, tout de même, y a des limites !!!
De là à penser que bougnoule est intégré dans le vocabulaire, alors que youpin reste tabou, il n'y a pas loin... et c'est très inquiétant.

Alors me direz-vous, les gens qui ont commenté savent qu'Ismaël est d'origine arabe et peut donc se permettre de choquer en nommant ainsi sa communauté. A contrario, puisque tu ne faisais que commenter, les mêmes ne savent pas forcément que tu es juive.
Okay, admettons, ils ne savent pas " forcément "... ce qui induit qu'un certain nombre le sait, mais n'a pas plus réagi. Et c'est ce qui me gêne... ce deux poids deux mesures. Parce que mon " youpin " n'est rien d'autre que le pendant de " bougnoule " ; il n'est pas moins, il n'est pas plus.
On ne peut visiblement pas faire d'humour noir sur les juifs, même si on l'est soi-même, ou alors il faut que ce soit en comité extrêmement fermé et... préparé psychologiquement ! Par contre, en ce qui concerne les Arabes, là, les verroux ont sauté, on peut se lâcher !

Eh oui, ce n'est pas tant le fait de ne pas avoir provoqué de réaction qui me navre, car le terme de youpin n'est pas drôle, mais... ce que ce silence sous-tend vis-à-vis des Arabes, quand bougnoule fait se gondoler de rire...
Je m'interroge sur la nature de ce rire décomplexé, tout comme Bedos se questionne sur la qualité de certains rires...

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25 août 2015

LE SIONISME POUR LES NULS

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Suite au billet ANTISÉMITES SUR... SCÈNE, les  réactions ont été abondantes sur les réseaux sociaux (pas forcément sur mon compte d'ailleurs...). Par contre, sur le blog peu de personnes se sont manifestées, et nul n'a osé émettre de critique. Ah le courage...
Bref, une mise au point sur la définition du sionisme s'impose, parce que le nombre de conneries que j'ai pu lire est absolument effarant.

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La Déclaration Balfour (1917) représente la première réalisation politique majeure du mouvement sioniste, quand le Cabinet britannique a finalement confirmé, et soutenu, les aspirations sionistes pour un état juif.

Le sionisme est une doctrine politique développée, à la fin du 19ème siècle, par Theodor Herzl. Il  a donc posé les fondements de celle-ci, et les a exposés dans son ouvrage,  " Der Judenstaat ", soit  " L'Etat des juifs " (ou l'Etat Juif, c'est selon... mais la traduction littérale est bien celle que je donne en premier). Pas de panique... le texte n'est pas très long !
Les trois principaux fondements du sionisme sont ceux énoncés ci-après...

1/ Le  peuple  juif est une réalité.
Or... je cherche encore le rapport entre Séfarades, Ashkénazes et Falashas... Origines, langues, cultures... aucun rapport.
J'ai donc vraiment des difficultés avec cette notion de " peuple ".
Les Ashkénazes viennent de l'Est de l'Europe, alors que les Séfarades sont issus de la diaspora qui a fui l'Espagne et le Portugal à partir du 15ème siècle, pour cause d'Inquisition, afin de s'établir sur les rives de la Méditerrannée. Quant aux Falashas... ils sont Ethiopiens, ainsi change t-on même de continent avec cette troisième communauté.
Ma famille maternelle a fui en Turquie, à Istanbul... ancienne Constantinople ou Byzance. D'autres sont partis au Maghreb, et dans une moindre mesure dans les autres pays du pourtour méditerranéen, jusqu'au Moyen-Orient..

Moi, Séfarade, je me reconnais par exemple bien plus dans les traditions culinaires d'un Marocain musulman, que dans celles d'un Ashkénaze dont la cuisine s'apparente à celle des pays de l'Est ; voire même dans son exubérance, sa manière " d'occuper le terrain " !
Quant à la langue... les Ashkénazes parlent très souvent encore le yiddish (un dérivé de l'allemand) (qu'on me corrige si je me trompe !), alors que les Séfarades parlent, du moins dans le peu de familles ayant conservé la langue, le ladino ; le ladino étant l'espagnol tel qu'il était parlé avant la conquête arabe.  Par exemple, on prononce le " j" comme en français, et non pas comme le fait l'espagnol moderne avec la " jota ", ce son r très dur, hérité des Arabes.
Ma famille a conservé le ladino comme mode d'expression, en plus de la langue du pays où elle vivait. Mes grands-parents sont donc arrivés en France dans les années 20, en parlant, ladino, turc et français.
Un Espagnol pourra sans souci converser avec quelqu'un s'exprimant en ladino.
Vous noterez qu'entre l'allemand et l'espagnol... il y a aussi un sacré distingo.

Quant à l'hébreu... c'est la langue officielle l'Israël, parlée également par les juifs croyants ou ayant une éducation religieuse, puisque les prières se font dans cette langue, quel que soit le pays.
Notez que même en hébreu... la prononciation diffère suivant qu'on soit Ashkénaze ou Séfarade.

Cependant, malgré toutes ces différences, je me reconnais comme appartenant à une communauté. Mais à un peuple... bah non, je ne vois pas.

2/ Le peuple juif ne peut être assimilable.
Oui, je sais, la religion se transmettant par la mère, il faut donc, lorsqu'on est un homme juif, se marier avec une femme juive si on ne veut pas que la judéïté se perde.
Certes. Mais dieu (tiens, le r'voilà lui ?!!!) que ce principe isole, favorise le communautarisme.
Alors, oui je sais aussi que... les juifs ne sont pas les seuls à préférer les mariages au sein de la communauté. L'humain est souvent ainsi fait... même couleur, même pays, même religion. Mais là, c'est érigé en principe fondamental.
Maman s'est mariée avec un catho détestant toutes les religions... car il avait payé le prix de leurs folies ! (Papa avait mal commencé sa vie de catho en... urinant sur le curé lors de son baptême... un signe sans doute !)
Je suis donc juive, grâce à Maman... n'en déplaise à Papa, que l'idée que je puisse me revendiquer d'une quelconque religion (tout en ne croyant pas) (oui, les juifs laïcs existent aussi) (vous suivez toujours ???... parce que même moi j'ai parfois du mal !) rendait hargneux. Je n'ai d'ailleurs porté l'étoile de David qu'après son décès, pour ne pas heurter ses profondes convictions anarchistes.

3/ Le peuple juif doit avoir un territoire.
Maintenant qu'Israel existe, on fait avec, je défends son existence, son droit à se défendre. Mais la création d'Israël est juste l'Erreur Absolue... le cadeau empoisonné du monde d'après guerre, pour cause de culpabilité. Il s'est agit de sacrifier l'un pour donner à l'autre !
Les juifs ont certes un lien historique avec cette terre, mais faire prévaloir ce lien lors de la création de l'état d'Israël, sur le fait qu'un peuple non juif vivait sur cette terre depuis des centaines d'années, a créé le plus inextricable des conflits.
Aujourd'hui, deux peuples revendiquent la même terre... on ne peut plus revenir en arrière, d'autant plus que des Israéliens juifs sont, depuis 1948, nés dans ce pays, ni faire l'impasse sur le droit des Palestiniens à vivre dans ce pays qui est aussi le leur.

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Je suis donc anti-sioniste. Car c'est avant tout sur ces trois grandes affirmations que repose le sionisme.
Par la suite, la doctrine a bien entendu évolué, s'est étoffée, mais il n'en reste pas moins que les fondements sont toujours la base de cette idéologie politique.

Des bas de plafond, au QI aussi élevé que celui d'une coquille d'huître perlière vide, m'ont donc qualifiée d'antisémite, parce que me proclamant anti-sioniste... ce qui est énorme comme qualificatif, lorsqu'attribué à une juive, non ?! J'ai trouvé cela aussi distrayant que... crétin, mais surtout, ces décérébrés prouvaient combien les notions de judéité et de sionisme était méconnues, à quel point les gens mélangeaient, amalgamaient leurs significations, puisqu'ignorant totalement leurs définitions.
Le pire ? Tous ceux qui m'ont définie comme telle étaient sionistes !
Après ça, allez donc faire comprendre à des non juifs que judéité, sionisme et nationalité israélienne sont trois réalités différentes, parfois cumulées, mais pas systématiquement, loin s'en faut ! L'antisémitisme a de beaux jours devant lui...
Petit, mais utile rappel, l'antisémitisme est la haine des juifs, sans la moindre prise en compte de leur nationalité, opinions politiques, origine éthnique.
Pour le Larousse : Doctrine ou attitude systématique de ceux qui sont hostiles aux juifs et proposent contre eux des mesures discriminatoires.

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Pour terminer, le bonus...
- Judaïsme :
Religion des juifs.
Le judaïsme est la première des trois grandes religions monothéistes (judaïsme, christianisme, islam) à avoir professé la foi en un dieu unique, qui s’est révélé pour la première fois au patriarche hébreu Abraham. (source : Larousse)
- Sionisme : Mouvement dont l'objet fut la constitution, en Palestine, d'un état juif. (source : Larousse)
- Israélien : Nationalité... comme Français, Espagnol, Congolais ou Ouzbek !
A ne pas confondre avec israélite, terme équivalent à juif, donc faisant référence à la religion et non à la nationalité !


14 août 2015

ANTISÉMITES SUR... SCÈNE

Plusieurs jours que la polémique enfle. Plusieurs jours que l'antisémitisme, sous couvert d'anti-sionisme, s'exprime à travers la presse et les réseaux sociaux. Plusieurs jours qu'on appelle à manifester en faveur de la Palestine (comprendre, contre Israël... voire les juifs), à côté du lieu de ce rassemblement culturel où la ville de Tel Aviv est mise à l'honneur dans le cadre de Paris-Plage.

Mais avant de poursuivre plus avant, rappelons quelques détails me concernant.
Je suis juive. Par hasard. Pas le moins du monde croyante, je dirais même mieux... pas du tout laïque, car pour moi toutes les religions se résument à des superstitions qui ont mieux réussi que d'autres, et ce, dans le seul but d'abrutir et d'asservir les croyants, de les pousser à obtenir le pouvoir pour leurs dirigeants. Les guerres, dans leur immense majorité toujours d'origine religieuse, en sont bien la preuve. La religion est une affaire de prise de pouvoir, avec à la tête des chefs endoctrinant les petits soldats qui iront, au mieux manifester, jouer les prosélytes (hormis les juifs... le judaïsme étant une des seules religions non prosélyte), au pire faire la guerre au nom de leurs croyances... mais au profit réel de leurs chefs.
Non, je ne suis pas " tolérante ". J'exècre d'ailleurs ce mot. J'accepte, ou pas. Or, la religion me file des allergies qui, même sous antihistaminiques, ne passent pas.
Je suis juive oui, non croyante, mais juive, je porte l'étoile de David. Je suis antisioniste, foncièrement. J'affirme le droit des Palestiniens à vivre en paix sur la terre qui est aussi la leur, comme celui des Israéliens, car l'état d'Israël existe et il n'est pas question de revenir sur cette réalité. Deux peuples pour un même territoire, il faut maintenant faire avec.
Et... je dénonce certains juifs, ceux qui me mettent en danger, ceux qui font honte aux juifs de paix...
Il y a quelques mois, je commettais d'ailleurs ce billet : JUIFS SECTAIRES HYSTÉRIQUES... AU PAYS DES CUMULARDS NOCIFS !

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Je dénonce aussi cet acharnement contre les juifs, car c'est bien de cela qu'il s'agit ! Je dénonce votre antisémitisme dissimulé sous un anti-sionisme de circonstance !
Non, arrêtez avec vos fallacieux prétextes de défense des intérêts palestiniens, des droits de l'homme ! Vous n'en avez rien à faire. Tous vos actes le démontrent !
Pour rappel...
Paris n'est jumelé qu'avec une seule ville, Rome, mais a signé des pactes d'amitié et de coopération avec plusieurs dizaines de villes... dont Tel Aviv, cité traditionnellement de gauche, opposée à la politique expansionniste de droite du gouvernement Netanyahou ; Tel Aviv, ville de culture,  seul lieu de Gay Pride au Moyen-Orient, ville d'ouverture et d'amitié détestée des extrémistes de tout poil, ville du seul pays démocratique de la région possédant des représentants librement élus.
Paris a également signé un tel pacte avec... Moscou et Pékin., capitales de pays totalitaires ayant sur la conscience des millions de morts depuis des décennies.
En 2012, le Salon du Livre se tenant à Paris, invitait la ville de Moscou. L'an passé, en 2014, la Chine était à l'honneur de la foire d'art contemporain Art Paris.
A chaque fois, des villes et pays à l'honneur choisis pour leur culture, celle-ci étant facteur de connaissance, vecteur d'amitié entre les peuples, de paix ; des villes et pays retenus sans considération pour les choix politiques anti démocratiques de leurs dirigeants, sans considération du sang des millions de morts que ces pays faisaient et font encore couler depuis des décennies. Et c'est bien ainsi. On parle de culture, pas de politique.
Personne n'a donc rien trouvé à redire. Aucune manifestation hystérique de haine, que ce soit dans la rue, la presse ou sur les réseaux sociaux.
Logique... les juifs seraient, à ce qu'on murmure dans les milieux informés, assez peu nombreux dans ces pays-là... voire même, y seraient en danger... Bref, il s'agit de pays certes dictatoriaux, mais sans juifs. Propres quoi.
Si votre démarche était honnête, si elle n'était pas profondément antisémite... si elle n'était vraiment qu'anti-sioniste, vous auriez manifesté avec autant de véhémence contre la mise à l'honneur -qui plus est, bien plus longue qu'une seule petite journée comme c'est le cas de Tel Aviv- de villes et pays semant la mort par millions depuis des décennies. Parce qu'ainsi, vous auriez réellement prouvé votre attachement aux valeurs démocratiques, aux Droits de l'Homme... vous n'auriez pas démontré une indignation sélective, une hystérie qui, comme d'habitude, ne touche que les juifs, prouvant de fait votre seule volonté antisémite !
Le juif... ce si pratique coupable universel...

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Pauvres Palestiniens, soi-disant soutenus par des défenseurs des Droits de l'Homme... qui n'ont que la haine en tête, l'exportation du conflit en Europe... Pauvres Palestiniens tués par leurs coreligionnaires !
Parce que n'oubliez pas -et je sais que votre profonde honnêteté intellectuelle vous l'interdit-, qu'ava
nt même de balancer des roquettes, de commettre des attentats en Israël, le Hamas se sert des populations palestiniennes comme bouclier humain en se cachant en leur sein ; le Hamas exécute sans procès les pauvres gens refusant son diktat !
Pauvres Palestiniens, soi-disant défendus par ces occidentaux, bien souvent incapables, ne serait-ce que de situer Israël, et encore moins Gaza sur une carte ; des gens qui insultent ; des gens sans arguments, que seule la haine des juifs anime !

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Vous, comme tous les indignés sélectifs, êtes responsables de cet incroyable déploiement de forces de l'ordre ! Vous êtes responsables de l'insécurité créée à Paris, à cause de votre mauvaise foi, de vos indignations à deux vitesses ! En outre, vous êtes responsables des frais que votre cirque antisémite provoque, afin d'assurer la protection des citoyens participant à l'évènement !
En prime, vous osez encore vous indigner parce que grâce à vous, il faut montrer patte blanche avant d'accéder à l'évènement, car il y a plus de forces de l'ordre que de participants !!!
Bravo ! Vous avez transformé un évènement culturel (non, il ne s'agissait pas que de se coller les arpions dans le sable !) et amical, en une foire d'empoigne hystérique, où au lieu de recevoir des visiteurs de tous horizons, juifs comme " goys ", le peu de participants a essentiellement (d'après ce que j'en ai compris) été composé de militants des deux bords !
Bel exemple d'acceptation d'autrui ! Joli modèle pour les populations que vous dites soutenir !
Quitte à boycotter, il faudrait aussi interdire aux étudiants israéliens de venir étudier en France, aux artistes israéliens d'exposer, voire aux touristes israéliens de visiter la France !

Et si l'on se base sur le fameux " argument " selon lequel, cette manifestation se produisant un an après la mort de 230 enfants  à Gaza (source UNICEF), il est donc indécent de mettre à l'honneur Tel Aviv... combien de décennies, que dis-je, de siècles de boycott estimez-vous qu'il soit nécessaire d'observer, pour laver le sang des millions de personnes torturées et assassinées par la Chine et la Russie (ex URSS incluse) ?!

La paix, par votre attitude irresponsable et belliqueuse, vous participez à l'éloigner chaque jour un peu plus !
Mais j'oubliais... la paix n'est pas votre objectif.

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24 juillet 2015

ASSURE MA SÉCURITÉ, MAIS LAISSE-MOI RÊVER !

En parcourant la toile, et notamment les com du bon peuple décérébré ne voyant pas plus loin que le bout de son nez, lequel est fort court... je suis atterrée par les réflexions (ce terme impliquant de réfléchir, je doute de son adéquation...) qu'engendre ce texte !

D'une part, cette loi ne fait qu'entériner, et encadrer justement, des pratiques vieilles de dizaines d'années, mais non officielles.
D'autre part, et surtout, nous sommes dans un contexte de risques et violences extrêmes. Or, le bon peuple réclame de la sécurité, réclame une vraie lutte contre le terrorisme qui atteint des stades de violence jamais connue avant, mais toutes ces exigences doivent être remplies sans contrepartie et sacrifices, pourtant indispensables !
Le bon peuple veut que l'état espionne, se renseigne, traque délinquants et criminels, sur le territoire comme en passe d'y entrer, mais de façon magique !... A savoir, ne jamais lui-même faire l'objet d'une quelconque intrusion quant à sa vie privée.
Donc, que le bon peuple m'explique comment les services de renseignements peuvent pister de potentiels individus dangereux sans balayer l'ensemble des citoyens... à moins d'être doués de pouvoirs magiques leur permettant de repérer, sans risque d'erreur, les personnes qui vont passer à l'acte !

Alors stoppez l'angélisme et acceptez de vous impliquer, assumez les  responsabilités de vos exigences ! La sécurité, la guerre contre le terrorisme possèdent un prix, elles ne s'obtiennent ni ne se font à coup de jolis discours permettant de vous épargner, de vous garder bien confortablement installés loin d'elles !

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Et sinon, je serais bien curieuse de savoir combien de Français ont lu cette loi avant de critiquer...
Etant juriste de formation, je suis bien placée pour affirmer que lire des textes juridiques et les comprendre n'est pas forcément aisé, ainsi je ne me leurre pas quant au nombre de lecteurs.

Alors pour toi, si tu veux sortir du troupeau n'ayant aucune connaissance de la teneur de ce texte mais bêlant comme tes con génères, voici son contenu ! Et si tu veux en savoir plus, tu cliques sur le texte ci-dessous et tu ouvriras ainsi le site vie-publique.fr

" Projet de loi relatif au renseignement

le 24 07 2015

Où en est-on ? 

Saisi de trois recours déposés le 25 juin 2015 par le président de la République, par le président du Sénat et par au moins soixante députés, le Conseil constitutionnel dans sa décision du 23 juillet 2015 a jugé le texte conforme à la Constitution à l’exception de trois dispositions.

Le texte définitif du projet de loi a été adopté le 24 juin 2015, l’Assemblée nationale ayant adopté le texte mis au point par la commission mixte paritaire, texte déjà adopté au Sénat le 23 juin 2015.

Le projet de loi avait été adopté en première lecture, avec modifications, par le Sénat le 9 juin 2015.

Présenté au Conseil des ministres du 19 mars 2015 par M. Manuel Valls, Premier ministre, il avait été adopté en première lecture avec modifications par l’Assemblée nationale le 5 mai 2015, après engagement de la procédure accélérée le 19 mars 2015.

De quoi s'agit-il ?

Le projet de loi vise à donner un cadre légal aux activités des services de renseignement. Le projet de loi soumet la mise en oeuvre des techniques de renseignement à une autorisation du Premier ministre, après avis d’une autorité administrative indépendante.

Les services de renseignement sont constitués de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), la direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD), la direction du renseignement militaire (DRM), la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, Tracfin (Service de renseignement rattaché aux ministères financiers). Un rapport parlementaire, rédigé en mai 2013 par MM. Urvoas et Verchère, avait montré que ces services agissaient sans base légale et en dehors de tout contrôle autre que hiérarchique.

Le projet de loi définit un cadre dans lequel les services de renseignement sont autorisés à recourir à des techniques d’accès à l’information. Des techniques de recueil de renseignements aujourd’hui permises dans un cadre judiciaire seront étendues au services de renseignement : balisage de véhicule, sonorisation de lieux privés (micros), captation d’images dans des lieux privés, captation de données informatiques, accès aux réseaux des opérateurs de télécommunications pour le suivi d’individus identifiés comme présentant une menace terroriste. Les moyens de contrôle des communications des détenus dont dispose l’administration pénitentiaire seront renforcés. Le dispositif d’analyse automatique des données ("boîtes noires") que devront installer les fournisseurs d’accès à internet (FAI) afin de surveiller le trafic et de détecter des comportements suspects a été modifié par l’Assemblée nationale. Les hébergeurs pourront effectuer eux-mêmes la séparation entre les métadonnées (données de connexion) et les contenus. Les services de renseignement pourront seulement consulter les métadonnées. Cette technique de recueil de renseignement ne pourra être autorisée que dans la lutte contre le terrorisme. De même, l’Assemblée nationale a limité l’utilisation des imitateurs d’antennes relais ("IMSI catcher") qui permettent d’aspirer les conversations dans un périmètre donné à des agents individuellement désignés et habilités.

Ces techniques ne pourront être utilisées que pour des finalités limitativement énumérées par le projet de loi : la sécurité nationale, les intérêts essentiels de la politique étrangère et l’exécution des engagements internationaux de la France, les intérêts économiques et scientifiques essentiels de la France, la prévention du terrorisme, la prévention de la reconstitution ou du maintien de groupement dissous dissous (supprimé par l’Assemblée nationale), la prévention de la criminalité et de la délinquance organisées, la prévention de la prolifération des armes de destruction massive (ajouté par l’Assemblée nationale), la prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique. A l’Assemblée nationale, le motif "prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique" a été remplacé par "prévention des atteintes à la forme républicaine des institutions et des violences collectives de nature à porter atteinte à la sécurité nationale".

Les techniques portant le plus atteinte à la vie privée ne seront employées qu’au regard des principes de proportionnalité et de subsidiarité (dans les seuls cas où c’est l’unique méthode pour recueillir les renseignements).

Le recours à ces techniques de surveillance devra obéir à une procédure définie par la loi : les demandes écrites seront adressées au Premier ministre. Le Premier ministre donnera ou non son accord après avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR).

Autorité administrative indépendante, la CNCTR sera composée de magistrats, d’une personnalité qualifiée pour ses connaissances en matière de communications électroniques et de parlementaires. Un amendement adopté par l’Assemblée nationale porte sa composition de 9 à 13 membres : 3 députés, 3 sénateurs, 3 membres du Conseil d’État, 3 magistrats de la Cour de cassation et un représentant de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep). Outre l’avis qu’elle devra formuler avant toute autorisation de mettre en œuvre une technique de renseignement, elle pourra demander que lui en soit communiquées toutes les informations utiles pendant la mise en œuvre de la technique, ou une fois le recours à cette technique terminé. Dans les cas d’urgence absolue, l’autorisation de mettre en œuvre une technique de renseignement pourra être délivrée sans avis préalable de la commission. Elle devra néanmoins en être immédiatement informée, et pourra recommander son interruption. Par un amendement voté par l’Assemblée nationale, la procédure d’urgence ne pourra pas s’appliquer pour des techniques de renseignement mises en œuvre à l’encontre d’un magistrat, un avocat, un parlementaire ou un journaliste.

La CNCTR succèdera à la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS).

Le projet de loi prévoit également l’instauration d’un droit de recours devant le Conseil d’État.

Le Sénat a introduit un amendement qui ne permet pas au ministre de la justice de demander la mise en oeuvre d’une technique de renseignement. Un décret, pris en Conseil d’État, précisera les modalités dans lesquelles ces techniques seront mises en œuvre dans les établissements pénitentiaires ainsi que les conditions dans lesquelles l’administration pénitentiaire pourra signaler aux services de renseignement toute personne détenue afin qu’ils apprécient la mise en oeuvre d’une technique de renseignement.

Il a également renforcé l’encadrement des procédures d’urgence pour la mise en oeuvre des techniques de renseignement et rétabli la composition de la CNCTR à neuf membres.

Le texte amendé prévoit un réexamen de la loi dans un délai maximal de cinq ans à l’issue d’un bilan d’application réalisé par la délégation parlementaire au renseignement.

Un amendement adopté par la commission mixte paritaire interdit aux services pénitentiaires de recourir aux techniques du renseignement.

Un autre amendement supprime la protection des lanceurs d’alerte employés par les services de renseignement.

En parallèle, une proposition de loi organique relative à la nomination du président de la CNCTR a été adoptée. Celle-ci soumet la nomination du président de la CNCTR à la procédure prévue au cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution qui requiert l’avis préalable des commissions permanentes intéressées des deux assemblées. L’opposition des commissions parlementaires au trois-cinquièmes des suffrages exprimés empêcherait alors la nomination du candidat présenté.

Le Conseil constitutionnel a censuré la disposition permettant aux services de renseignement, en cas d’urgence opérationnelle, de déroger à l’autorité du Premier ministre et de se passer de l’avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) considérant qu’elle porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et au secret des correspondances. Il a également rejeté la disposition relative aux mesures de surveillance internationale, jugeant ses contours trop flous, le texte ne définissant ni les conditions d’exploitation, de conservation et de destruction des renseignements collectés ni celles du contrôle par la CNCTR. Il a par ailleurs censuré une troisième disposition relative au financement de la CNCTR qui relève de la loi de finances. "

Et comme je suis sympa (si si, j'te promets !), histoire de te mâcher le travail, je te file aussi le lien de l'article du Monde, relatif à la censure de 3 articles du texte par le Conseil Constitutionnel. Clique ICI.

Tu vois, grâce à moi, tu vas en savoir plus et ne plus parler dans le vide.
Non, ne me remercie pas... je suis missionnée sur terre pour éduquer les masses...

18 mai 2015

POUR L'EXTERMINATION DES CHIALEURS PROFESSIONNELS

5537f12b9fe562d010ab3e233135c0abJe fais une pause dans ma vie de dingue.
16H30... pas arrêté un instant depuis que je suis levée.

Il y a quinze jours... 1er mai, nous apportons du bonheur à Maman, bientôt 86 ans, grande lectrice, qui perd la vue, marche avec difficultés et a quelques autres " babioles " préoccupantes, mais qui, heureusement, conserve l'esprit d'une personne en parfaite santé. Sans ses soucis, on lui donne aisément dix ans de moins, d'autant plus que ses cheveux sont toujours magnifiques et bien plus bruns que blancs.
C'est chouette hein le muguet porte-bonheur ! Nous espèrons que notre venue lui offrira un peu de soleil dans son ciel de plus en plus orageux...
Nous restons deux jours, et repartons le samedi vers 23H30.

Dimanche... je l'appelle, elle ne répond pas. Pas d'angoisse, elle n'est pas toujours dispo. Et puis, elle a bien le droit d'aller faire caca où bon lui semble.
Lundi, toujours pas de réponse. Là, je commence à m'inquiéter.
Vers 19H00 elle m'appelle enfin, je ne reconnais pas son numéro s'afficher, et elle commence par ces mots : " Ne t'inquiète pas... " Je l'interromps de suite : " Tu es à l'hôpital ! "
Oui. Elle a fait une chute trente minutes après notre départ, a tenté durant trois heures de se relever, puis est parvenue à appeler les pompiers qui sont entrés dans la maison en cassant une vitre.
Depuis, elle est à l'hosto... qui ne fait pas correctement son boulot. Sinon, ça ne serait pas drôle. Je vais une nouvelle fois me fendre d'un rapport à propos de toutes les tares de cet établissement, lequel sera adressé à l'administration. Je suis rompue à cet exercice. Bande de Guignols !

Je suis redescendue dès le lendemain à Paris... dans un état de fatigue et de douleurs (oui, j'ai de très importantes pathologies dorsales évolutives... et pas dans le bon sens) (ça c'est pour toi qui ne veux pas savoir que certains  ne chialant pas sans cesse sur leurs soucis, puissent tout de même en avoir), puis je suis remontée le jeudi chez moi, car... le vendredi, et pour quatre jours, nous avions des amis venant de mes montagnes. Je me voyais mal les planter et leur dire de se débrouiller seuls ou d'annuler avion et tout le reste, surtout que nous comptions les jours avant qu'ils n'arrivent ! Et le moment attendu était enfin là !...
Comme un bonheur n'arrive jamais seul... mon amie, migraineuse pour de vrai... (pas comme toi qui annonces sur Visage du Livre, histoire de chialer et te faire plaindre, " j'ai la migraine ", mais restes scotchée à ton écran), donc mon amie a fait une violente crise le samedi, l'obligeant entre deux dégueulis (je sais, je suis fraîche et printanière) à rester couchée dans le noir sans bruit, tant les moindres lumières ou sons lui sont, dans ces circonstances, insupportables. Oui, quand on  a la migraine, curieusement, on a plus envie de crever que de l'annoncer sur les réseaux sociaux !
Donc, sympa... et hop, un jour de vacances et de bonheur pour elle.

Pendant ce temps... mon état se détériorait un peu plus car, avec les chouettes news de Maman, j'avais décommandé mes rendez-vous chez le kiné. En gros, quand j'ai très mal, je marche penchée, comme une vieille sans âge, en criant régulièrement quand une douleur plus forte me transperce. Ou alors, je me shoote en prenant des médicaments ultra forts qui déglinguenet l'estomac... ce que je fais quand je dois sortir pour ne pas offrir le triste spectacle d'une ancêtre qui souffre atrocement.
Et pour toi aussi qui dis avoir mal au dos, non, je n'ai pas que mal au dos comme toi ! Je suis au-delà du simple " mal de dos " !

Lundi arrive. Je ne peux rejoindre mes amis avant... 15H00, lesquels doivent prendre leur avion à 19H20. Pourquoi ? Oh rien de grave... juste qu'on nous a coupé gaz et électricité le matin, car ces trous du c' n'ont jamais pris en compte notre emménagement !!!
Nous espérons donc voir ces services indispensables rétablis le jour-même, voire au pire, le lendemain.
Pour résumer l'impact de ces coupures : frais de coupure, frais d'ouverture, perte des aliments, bougies le soir, pas de téléphone, pas de possibilité de recharger quoi que ce soit, pas de possibilité de faire de repas, volet roulant de la cuisine menant à la terrasse baissé (sympa la cuisine, les toilettes et la salle de bain H24 dans le noir !) et... pas de douche car, l'eau chaude est liée au gaz !!!
Nous avons vécu une semaine apocalyptique car... les trous du c' sont revenus ce matin pour réouvrir les compteurs, soit, tenez-vous bien : une semaine dans le noir, sans douche, sans téléphone, sans repas chaud ! Par contre, bonjour les frais de restau, et les pizzas Hut mangées sur le pouce à la lueur des bougies !
Nous avons joué à Charles et Caroline Ingalls, lisant chaque soir, dans un confort occulaire très relatif, puisqu'à la lueur des chandelles !
Au début, c'est-à-dire le premier soir, on trouve ça plutôt romantique... puis, quand le mercredi on nous annonce que ça ne sera pas rétabli avant le lundi... vous imaginez la panique, la colère, la détresse ! Imaginez-vous un instant vivre sans douche, gaz et électricité... et sans téléphone (allez recharger des portables sans électricité !!!).

Samedi, maman devant sortir de l'hosto, nous voilà en route... rêvant à notre prochaine douche... et là, alors que Namoureux avait rechargé les portables au bureau (seule solution), Maman nous annonce que, non, elle ne sort finalement pas !!!
Nous continuons de toute manière notre route, car je voulais, bien entendu, la voir.
Nous passons chez elle deux jours de confort *****, avec douche, électricité et gaz à volonté... le Negresco à domicile !
Nous nous récurrons comme jamais... (pour moi, 9 jours sans lavage des cheveux, c'était apocalyptique, ces derniers semblaient... gominés !!!),  deux douches en moins de 12H00, car en plus Maman possède une installation de star ! Et puis, nous préfèrions prévoir au cas où les trous du c' nous feraient faux bond le lundi matin, parce qu'apès tout... j'ai bien du me lever plusieurs jours en pleine nuit en février / mars, pour vider un grand seau servant à récupérer l'eau s'échappant de la chaudière, d'autres trous du c' nous ayant planté quatre fois, n'honnorant pas leurs rendez-vous, ce plusieurs semaines de suite !!!... Délicieux pays où le respect est une notion plus qu'approximative...

Ce matin, alleluai, tout est rétabli. Maman sort, normalement, mercredi... et moi je n'en sors pas entre, assurance habitation, remplacement de vitre, installation de télé-assistance, paquets qui n'arrivent pas, qui disparaissent (une liseuse pour Maman, puisque réglage de la grandeur des caractères et de la luminosité), un Namoureux tout aussi épuisé car il a, en plus de tous nos allers-retours Paris / Bruxelles, un travail de malade... et non, nous ne faisons pas non plus un burn out ! Ça, c'est pour toi, la migraineuse d'opérette qui fais aussi des burn out parce que tu es fatiguée de passer l'aspirateur et de préparer le repas, mais trouves le temps de chialer régulièrement sur les réseaux sociaux pour informer le bon peuple qui te plaindra ! (Le " toi " est multiple, puisque tout le monde est aujourd'hui migraineux et en burn out...)

Et non, je n'ai plus envie de t'écouter, toi qui parles toujours de toi, toi, toi, toi qui a été quittée par ton mari, ce qui est très triste, mais qui, à bien y regarder, ne demandes jamais rien à propos d'autrui, te fous que j'aie des soucis et les zappes de suite pour parler de toi, de tes malheurs, qui ne sais envoyer un SMS que pour encore une fois raconter tes déboires. Que sais-tu seulement de nous, de nos vies, nos métiers, de notre passé, toi dont nous connaissons la vie, le passé, la famille, la vie de ta famille jusqu'au métier de chacun, toi dont nous connaissons jusqu'à la couleur des sous-vêtements !

Alors merde ! Je voulais juste dire merde ! Ras-le-bol des chialeurs professionnels sur Visage du Livre et ailleurs, ras-le-bol de toi qui abuses de notre disponibilité et sollicitude en te foutant du fait que nous parvenions juste à te glisser que nous sommes épuisés  et avons de gros soucis (non, je ne vous raconte pas notre vie... vous ne bénéficiez là que d'un résumé sur quinze jours !). Merci d'avoir récupéré en urgence le contenu de notre congélateur, ce qui t'a permis, grâce à notre visite, d'encore une fois raconter tes angoisses, nous prenant en otages (nous sommes polis et écoutons quand on nous parle... nous !), alors que nous étions défaits et t'avions dit être épuisés et vouloir vite rentrer...

ALORS, BASTA !
DÉMERDEZ-VOUS LES CHIEURS.
SEULS !

Sur ce, je pars passer l'aspirateur et laver le sol, parce qu'après dix jours sans ménage, et avec des chats, c'est " légèrement " crado à la maison.
J'ai le dos explosé de la nuque jusqu'au bassin ? Pas grave... ça tombe bien, pour faire le ménage, faut justement être penché ! Surtout ne t'inquiète pas pour moi, pour nous. On a l'habitude.

(Les commentaires sont fermés car, je ne veux ni être plainte -pas mon trip-, ni lire de quelconques justifications)


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20 mars 2015

NON ! JE NE SUIS PAS TUNISIENNE !

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Quand va enfin cesser cette imbécile mode du " Je suis... " ?
JE SUIS CHARLIE, cette superbe phrase écrite instinctivement et sous le coup de l'émotion, reprise des millions de fois le 7 janvier a vu fleurir moult adaptations toutes plus démagogiques, creuses et ridicules les unes que les autres. Et le massacre au musée du Bardo l'a menée au summum de la stupidité et de l'ochlocratie, car...

Les victimes tuées au musée du Bardo sont  : 4 Italiens, 3 Français, 2 Colombiens, 5 Japonais, 1 Polonais, 1 Aus
tralien, 2 Espagnols, 3 touristes non encore identifiés,  2 Tunisiens, le conducteur de bus et un agent de sécurité (je suppose aussi Tunisiens ?...).
Mais aussi... il y a 13 blessés Italiens dont un dans un état critique, 7 Français dont un dans un état également critique, 4 Japonais dont un dans un état grave,  6 Tunisiens, 11 Polonais, 1 blessé Russe, et 2 Sud-Africains, ce qui fait un total de 44 blessés.

Donc, non je ne suis pas Tunisienne !
Des touristes de toutes nationalités ont été touchés et ont pour certaines de ces dernières, comme l'Italie,  payé bien plus cher que la Tunisie.

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A trop utiliser cette phrase du 7 janvier, on l'a transformée en absurde et démagogique tarte à la crème, vide de tout sens et émotion. J'ai d'ailleurs été atterrée de voir Manuel Valls s'en servir... et bien entendu, les moutons l'ont reprise en bêlant d'une seule voix. Certes, en ces temps où la xénophobie anti islam cavale, il est bien entendu politiquement correct d'afficher un message fort, même s'il est vide de sens, envers un pays du Magrheb. Car ne soyons pas dupes, c'est bien le but ! Mais ne pouvait-on trouver autre chose ?! Les communicants du Premier Ministre sont-ils à ce point dénués de talent pour offrir un message fort et adapté ?!

Jusqu'à quand ce grand n'importe quoi, cette outrance démagogique va t-elle perdurer ?!!!
Alors non, je ne suis et ne serai jamais Tunisienne parce que la démagogie m'horripile.
La Tunisie craint pour son tourisme... c'est surtout là qu'est le problème. Cela dit, je ne crois pas que le tourisme ait chuté en France, au Danemark ou à New York (pour ne citer que ces destinations). Alors à ce pays de retrousser ses manches, et d'adopter les mesures aptes à rassurer et à assurer la sécurité de ses nationaux et des visiteurs.

Mais NON, quoi qu'il en soit, je ne suis pas Tunisienne !


Posté par Lydoue à 13:03 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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03 mars 2015

J'VOUS RACONTE OU BIEN ?!...

Pour ceux qui suivent, rappelez-vous... mon mec se plaint que notre maison est trop rangée et propre. Cours de rattrapage pour les mauvais élèves, ICI.
Vous allez un peu plus cerner le bestiau avec ce qui suit...

En mai dernier, la veille de notre départ en Catalogne, suite à la vidange qui aurait du être faite depuis des mois (payée par la société de Namoureux, comme toute répération et tout entretien, à l'exclusion de ce qui est de sa responsabilité), mais que, comme pour tout, il remettait sans cesse, Namoureux m'annonce que la pompe à flotte de la voiture était morte, et qu'il fallait la changer d'urgence.
Euhhhhhh oui, mais on part demain matin, vendredi... on fait comment là ? On ne pourra récupérer la voiture que la semaine prochaAAAIIIine !!! Okayyyyyy... alors autant annuler les vacances et perdre l'argent déjà engagé, parce que taper quatre jours de route aller retour avec deux chats, pour moins de 15 jours sur place... tu oublies mon Chéri !!!
Je suis cependant restée stoïque... ne rappelant pas le nombre de fois incalculable où j'avais répété : Tu es allé faire la vidange ? Tu attends le dernier jour, comme d'hab ?!... (non, ça n'est pas un reproche) (c'est une formule stylistique...)
Donc, pas un mot de reproche. La perfection incarnée. J'ai juste trouvé la solution : on partira avec ma voiture ! Soit, des frais en plus car essence gratos, lorsque prise en Belgique pour la voiture de Namoureux (et sur un plein de 1000 kilomètres, ça compte !) mais forcément, pas pour la mienne ; une Fiesta contre une Mercedes... avec notre barda comprenant entre autres choses, deux boîtes de transport pour les chattes, la boîte à caca de les chats (déjà là, l'arrière est pris sur deux niveaux !), les coussins de sol et scratching de les chats (pour éviter tout dégât dans l'appart loué), les chaises longues pour les piques-niques, la glacière, et, accessoirement, nos bagages... bien que, selon la traduction littérale d'une expression espagnole, " Même l'éléphant parvient à la mettre à la souris "... y a des limites à mon génial sens du rangement... impossible de tout faire passer dans la Fiesta. On s'est donc... assis sur les chaises longues, et on a raté les piques-niques... parce qu'en ce qui me concerne vu l'état de mon dos, il m'est impossible de me poser au sol. Enfin si, j'peux me poser... mais j'y resterai scellée à vie !
Heureusement... voici la vue depuis la terrasse de notre maison... où nous déjeunions donc avant de partir en balade :

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Oui, ça fait pitié... petite crique avec rochers et sable blond... à 5 mètres de la plage... (non, vous ne saurez pas où c'est, chuis pas maso !)

Il y a quinze jours, alors que nous étions en courses en France, à plus de 100 kilomètres de Bruxelles... pneu arrière à plat. Nous sommes rentrés en regonflant le pneu tous les 30 kilomètres environ...
Là encore une bonne raison : Namoureux n'avait pas fait changer les pneus, comme il aurait du le faire à l'entrée de l'hiver. Précision : c'est gratuit, car véhicule de société en leasing, comme 50% du parc automobile belche !
Là encore, je ne dis rien et demeure... charmante. Si, c'est possible.
Dans ma décision de calme olympien en toute circonstance, je vous le donne en mille... je laisse Namoureux gérer cette histoire, et ne demande plus rien. Une semaine plus tard, nous partons en balade en Hollande.
Rien de particulier, autrement dit... tout roule. Jusqu'à ce que, rebelote, au retour le pneu se redégonfle !
Bah oui, vous avez compris : il n'avait rien fait... parce que le pneu semblait ne plus se dégonfler ! Je sais... on hallucine !
Etant donné que, par chance, nous sommes rentrés à la maison sans encombre (juste X regonflages...), mais que le pneu était sur la jante une fois la voiture garée... là, Namoureux est allé faire changer les pneus et, bien fait pour lui, avant de pouvoir rouler à nouveau, il a du mettre lui-même la galette de secours pour aller chez le garagiste à moins d'un kilomètre !

Samedi passé, nous décidons d'aller en Allemagne. Pour une fois que dans cette mocheté de pays (Mochegique hein, pas Schleuland !), il y avait du soleil...
A moi la Konditorei... le Sacher, le Linzer... le Käsesahne... A moi, tous les gâteaux que me faisait meine deutsche Tantinette !
Sur le chemin un bruit étrange se fait entendre au niveau du pneu avant gauche... et, à 30 kilomètres de la frontière, nous décidons de rebrousser chemin. Nous rentrons donc par les petites routes, à 60 à l'heure... et bonheur supplémentaire, sans possibilité de mettre le warning car... le feu arrière droit est cassé depuis... des années, malgré encore un nombre conséquent de fois où j'ai demandé à ce qu'il aille le faire réparer... (oui, on se fait tout petits quand une voiture de police rode... parce que là, vu son état, impossible de dire que ça vient d'arriver !) (petits = Mercedes parvenant à se transformer instantanément en Fiat 500...). Bref, il a un peu percuté qu'en termes de sécurité... il est plus que limite, sans compter, - et c'est là que j'ai su - que le clignotant ne fonctionne pas du tout ! Mais bon, chez les Belches, le clignotant est encore plus en option que chez les Gaulois... (ça me fout dans des rages...)
Aujourd'hui la voiture a été vue chez Mercedes et... il n'y a aucun ennui mécanique. Non non, c'est pratiquement ce que j'avais suggéré à Namoureux : c'est une faute de la boîte qui a monté les pneus... mais il m'avait envoyée paître en disant que c'était du grand n'importe quoi, du délire que d'imaginer que les mécanos aient oublié un outil !
Tenez-vous bien : le gars  n'a mis... qu'un seul... boulon !!! Oui M'ssieurs Dames, nous avons roulé sur l'autoroute (en partie pourrie, puisque c'est le lot des routes wallonnes) (plus pistes sahariennes que routes occidentales) avec un pneu prêt à prendre la tangente !
Et si on va plus loin, ça ne serait pas arrivé si Namoureux avait fait changer ses pneus en temps et en heure...

Hier soir, je lui rappelle donc l'existence du feu arrière totalement explosé (à notre charge, car un mur est vilement et sournoisement rentré dedans...). Et là, je comprends qu'il ne l'envisage toujours pas... je comprends car il ne répond pas, mais soupire et tord la bouche... (comme d'hab, dès qu'un sujet l'ennuie...)
Il faudra que je vous fasse des photo de sa poubelle. Non, le terme n'est pas excessif ! (Pas la moindre place dans le coffre, plein avec juste des daubes à jeter !) (j'ai retrouvé des papiers de 2013 sous mon siège, avant-hier en tentant de virer des saletés...) (tu m'étonnes qu'on ne lui parle pas de changement de véhicule vue son état... alors qu'ils sont changés tous les 4 ans !!!)
Par contre là...
Je lui ai rappelé les trois faits énoncés ci-dessus, pour lesquels j'ai pris sur moi et je n'ai pas hurléééééééééÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ, et j'ai EXIGÉ qu'il le change dare-dare sinon, et il sait que je ne plaisante pas, le 6 juin, et même si ça me rend malade rien qu'en y pensant, il pourra se carrer la Catalogne où j'pense, ou y aller seul !
Il aura une paix royale le Belche. Il pourra lire Orsenna, une bière à la main, en comatant tranquillou au paradis...

Gne

 

Posté par Lydoue à 16:31 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
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