13 septembre 2017

AMIS DE 40 ANS... ELECTROCARDIOGRAMME PLAT

40 ans. 40 ans d'amour.
Bon anniversaire !
C'est, paraît-il, l'âge où le démon de midi se réveille... où on a envie de larguer les amarres, de passer à autre chose.
J'ai du finir par te dire que la surprise que je te préparais n'aurait pas lieu... faute de combattants... où plutôt de copains présents. Je m'y suis prise trop tard, et rassembler des gens venant de lieux très différents, étranger inclus, s'avérait impossible pour la date de ton anniversaire.
Je t'ai acheté des cadeaux. Et une carte faite pour toi. LA carte absolue réprésentant ce que tu es. J'ai aussi acheté du matériel pour te confectionner moi-même un présent personnel, un cadeau où je mettrai tout mon amour, où ces 40 années seront résumées. Le cadeau le moins cher, mais le plus précieux... avec dedans 40 ans d'amour sans faille, de bonheur intense de te voir à chaque fois, avec parfois des jours, des semaines ou des mois à attendre nos retrouvailles, 40 ans de soirées, de nuits, de rires, d'écoute, de partages... 40 à toujours être là l'un pour l'autre. 
Et puis, la mort dans l'âme, j'ai du moi-même annuler ma venue pour raison grave. Avant ce malheureux évènement, nous étions sans cesse pendus au téléphone. Des heures. Souvent jusqu'à ce que la batterie soit déchargée, obligeant à stopper nos discussions. Tu me faisais part de tes angoisses, tes doutes, ton avenir que tu ne voyais plus, dont tu ne savais plus quelle direction il devait prendre.
Bon anniversaire Mon Autre...

J'ai attendu en vain que tu te manifestes, j'avais tant besoin de soutien, de déconnecter de temps en temps de ma réalité, de ma vie mise entre parenthèses pour m'occuper d'autrui. Et même sans souci, j'ai toujours eu le besoin de nous retrouver, comme durant toutes ces décennies. Encore plus nécessaire de te sentir présent depuis que je vis " ailleurs ".
Les mois sont passés. Dans une totale incompréhension de ma part. Incompréhension logique au vu de notre relation. Comment était-il possible que dans un tel moment tu te désintéresses soudain de nous, alors que rien, strictement rien de négatif n'était survenu entre nous, qu'aucune parole échangée n'avait été blessante, bien au contraire.
Juste trois mots échangés via les réseaux sociaux où tu ne parlais que de toi, évitant très soigneusement de demander quoi que ce soit me concernant (oui, j'ai relu nos échanges puisque non effacés). Il y a bien un jour où j'ai tenté de te faire réagir, mais rien... juste un " je compatis " qu'aurait pu balancer n'importe quel quidam dont je n'ai rien à faire, si tant est que je raconte ma vie à quelqu'un d'autre qu'à toi ou à Mitch puisque je ne me livre qu'à mes deux amis. 

Mon anniversaire souhaité de manière laconique via FB...
Puis quelques mots de nouveau via FB lors des attentats de Paris en novembre 2015... parce que je paniquais à l'idée que tu puisses y être, et tu étais injoignable au téléphone. Une réponse, encore laconique, en décembre alors que je te signalais que nous venions vers toi et où tu répondais ne pas pouvoir te libérer à la date de notre venue (!!!) ; puis le 1er janvier, des vœux identiques balancés à tous tes contacts via SMS et puis, plus rien... malgré l'annonce d'un souci de santé sérieux me concernant, ne m'ayant valu qu'un simple ," Bordel !!! ".
Bip bip bip bip. Biiiiiiiiiiiip. Il n'y a plus d'abonné au numéro que vous avez demandé.

électro

Fin septembre 2016, j'ai craqué, je t'ai écrit. Je t'ai écrit parce que je n'en pouvais plus de tourner ce silence en boucle dans ma tête... jour et nuit. J'en avais marre de ne pas m'endormir, marre de me réveiller sans pouvoir me rendormir.
De la même manière, j'écris aujourd'hui ce billet... parce que ça continue à tourner de jour comme de nuit... et que j'ai besoin d'évacuer rage et chagrin qui ont empiré depuis que j'ai lu ton incroyable réponse... parce que je n'ai pas envie de continuer à m'ôter des jours de vie pour une raison sur laquelle je n'ai aucune prise !
Donc, je t'ai écrit mon incompréhension, ma colère et ma tristesse.
Tu as répondu.
Et là, le choc. Absolu. Fou. La raison invoquée est juste ubuesque, tient de la science-fiction : " Le gros problème vient de FACEBOOK en fait... La Lydoue que j'y vois (lis) n'est pas celle que j'ai aimé... Voilà tout. " (oui oui, c'est un copié collé du mail).
Mon Autre, celui qui n'avait pas osé me dire qu'il était gay (alors que tout le monde était au courant à part sa mère et moi) tant il avait peur que je le juge, l'abandonne (voir ICI), me juge, non par rapport à sa propre expérience, à ce qu'il sait de moi, à notre relation, mais à cause de Facebook !!!

Il aurait sans doute préféré que je sois agressive avec lui, lui rentre dans le lard, au lieu de me servir du net pour évacuer tout ce qui me navre, me rend chèvre, ne prenant pas de gants pour dire ce que je pense, étant toujours cash. Il préférerait sans doute me servir de punching-ball plutôt que de me voir ne pas prendre de pincettes avec des gens qui ne me sont rien, que je ne connaîtrai jamais et dont l'avis m'est parfaitement égal ! Le paraître... c'est tellement plus important !!!
Je comprends aujourd'hui pourquoi tu redoutais tant mon jugement à ton propos, alors que ta vie sexuelle ne me regarde en rien, puisque tu es toi-même totalement dans le jugement à propos de faits ne te concrenant absolument pas, toi qui es la dernière personne que j'aurais imaginé pouvoir me juger, toi que j'imaginais capable de cacher le cadavre pour moi, sans poser de question, comme je l'aurais fait sans hésiter pour toi... juste parce que c'était toi, juste parce que c'était moi ! Juste parce que, comme je te l'avais dit un jour : " Des hommes passeront peut-être encore dans nos vies, mais nous, nous serons toujours liés "...
Tu m'as appris ce que je n'aurais jamais voulu savoir : que sans raison logique, rationnelle, sans que je ne m'y attende, sans que rien ne laisse imaginer ce qui va se produire, une amitié peut cesser du jour au lendemain... à cause de Facebook, et bien que celui qui te largue ne s'estime pas concerné !!!
Heureusement que tu as conclu par ces mots, sans plus jamais donner signe de vie :  "... je sais que tu peux ne pas comprendre ma réaction alors qu'à mon égard tu n'as jamais eu la moindre once d'agressivité ou de méchanceté, bien au contraire...mais c'est pt'etre justement parceque je tiens à toi et que je ne m'y retrouve plus là... "
Qu'est-ce que ça aurait été si tu n'avais pas tenu à moi ???!!!...

Alors, " étrangement ", je t'en veux à un point que tu ne peux imaginer, au point que cette rage me fait étouffer. Je suis passée sur les raisons de l'attitude invoquée par toi et ne te concernant pas (car je ne souhaite pas raconter ma vie ici), mais que tu me reproches tout de même, attitude dont tu connais les causes que tu as parfaitement évoquées dans ton mail... et que tu as donc jugée, au lieu de m'aider ; oubliant les dizaines d'heures passées avec toi, sans te juger, à t'écouter déprimer, tenter de t'aider à passer le cap de cet amour perdu, de cette vie dans laquelle tu ne te retrouvais plus... amour perdu, à peu de chose près, de la même manière que tu m'as rayé de ta vie. J'ai payé pour un autre...
Je n'espérais cependant pas que tu me serves de thérapeute, que tu m'écoutes des heures durant... d'une part, parce que je préfère profiter des bons moments plutôt que pleurer sur mon sort, et d'autre part parce qu'il est des moments dans la vie où l'on est dans l'incapacité d'aider l'autre... étant soi-même vide, comme peut l'être une pompe à essence sans carburant. Je pensais juste que, parce que je ne l'espérais pas, je le pensais vraiment, que jamais tu ne me jugerais, que tu serais toujours à mes côtés.

J'en veux aussi un peu, je l'avoue, à mon Namoureux qui n'a strictement rien fait pour m'aider, qui n'a pas conscience de ce qu'était notre relation, ce qu'elle représentait et qui, alors qu'il te connaît, t'a reçu plusieurs jours comme tu nous as reçus, alors qu'il possède tes coordonnées, mais n'a pas eu la présence d'esprit de te contacter. Bien entendu, je lui en veux parce que je fais un tranfert dans la mesure où, évidemment, s'il avait été à ma place, je me serais précipitée pour tenter de changer le cours des choses. C'est d'une telle évidence pour moi...
Tu me diras, pas une fois il n'a abordé le sujet... parce que lui, tout ce qui fâche... il fuit.
Tout mon opposé.
Alors je lui ai expliqué un jour où je déballais mon sac... Sans résultat visiblement.
Vous me direz quand on pense que jamais il n'a lu un billet de ce blog dont il se fout comme de l'an 40 (alors qu'il est branché actu et politique... mais ce qu'écrivent les autres est bien plus intéressant !)... ce que je lui reproche, mais qui ne change rien... alors, téléphoner à Mon Autre pour lui dire que j'en crève, que son attitude est juste déplorable, faut pas rêver !

Aujourd'hui, si je te croise par hasard vers chez nous, je ne sais pas si je serai capable de te parler tant j'ai accumulé rancœur et tristesse, me sentant jetée comme un vulgaire Kleenex. Car c'est ce que tu as fait, tu m'as jetée comme un lâche jette l'autre par sms ! Tu n'as même pas eu le courage de m'écrire en premier, puisqu'il a fallu que je demande des explications. Quant à téléphoner et oser parler, et mieux, faire en sorte de me parler les yeux dans les yeux, là, ça tient de la science fiction ! Et sur Facebook... tu n'as, bien entendu, pas eu le courage de me rayer de ta liste !... Les apparences et le manque de courage font bon ménage.
En fait, tu n'as guère mieux agi que C. qui t'a tant fait souffrir... 

Je n'aspire qu'à une chose grâce à ce billet, parvenir à prendre du recul, lâcher prise, passer à autre chose... même si je sais que notre histoire est irremplaçable. Du moins en ce qui me concerne.

_3 en morceaux

 

 

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31 juillet 2017

ISLAMISTES ET JUIVE AU PAYS DES MAKROUDS !

Je viens de me finir une boîte de pâtisseries orientales. Seize au total. Gnéééé ???!!!... J'ai toujours adoré ça. Une bonne Séfarade quoi... qui aime la cuisine orientale et se damerait pour des makrouds bien moelleux.
Il y a quelques jours, alors que nous passions  en voiture pour la nième fois devant une pâtisserie marocaine dont les vitrines, glaucques et non éclairées, débordent malgré tout toujours de plateaux croulant de centaines de petits gâteaux... j'ai craqué. Nous avons stoppé car... il me FALLAIT des makrouds !

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Nous entrons donc dans cet endroit franchement terne et austère, à mille lieues de la représentation habituelle que nous pouvons nous faire d'une pâtisserie, et là le choc... mais j'ai été très bien, parfaite, rien de mon émoi n'est apparu sur mon visage resté impassible.
Derrière la porte ouverte, dans l'ombre, un homme assez âgé. Père ? Mari ?... En tout cas, une espèce de Cerbère.
La jeune dame qui servait, elle, portait une ravissante tenue fort estivale et féminine... soit un vêtement islamique ne laissant apparaître que le visage et les mains (ouf !) ! Le tout de couleur flatteuse : marron, et vert tristouille pour le voile... le tissu étant aussi élégant, frais et charmant que celui d'une robe de bure !

Moi, tranquille d'apparence, mais ayant franchement, l'espace d'un dixième de seconde, eu envie de faire demi-tour. Imaginez... je suis femme libre et juive (certes laïque, voire carrément hostile aux religions) (j'vous ai déjà expliqué, nous les juifs, ne sommes pas à un paradoxe près !) ! Je cumule quoi. Heureusement, je pense et décide vite quand il faut être réactif... 
J'avance donc, mon étoile de David autour du cou, Namoureux sur les talons. L'étoile est bien visible. Petite, mais sur fond noir uni. Non, je ne provoque pas, ou plutôt si, j'ai décidé de provoquer positivement. J'ai décidé de montrer cela : a priori, je représente tout ce que vous détestez, et pourtant je vais être charmante, vous expliquer à quel point je suis dingue de pâtisseries orientales et mieux... la juive, aux bras nus et aux cheveux longs lâchés, va vous offrir son argent en échange de vos gourmandises... parce que je voudrais tant que nous ne soyons plus ennemis !
Quand j'ai dit qu'il ne fallait pas que j'abuse tout de même, que ça commençait à faire beaucoup de pâtisseries, la dame m'a d'ailleurs dit un truc qui, intérieurement, m'a fait mourir de rire : " Il n'y a pas de mal à se faire plaisir, c'est important ! " Islamiste certes, mais commerçante !!! Plaisir... étonnant vocable dans la bouche de cette jeune dame...

Je ne sais pas s'ils ont vu mon étoile. L'homme n'a pas dit un mot, pas rendu nos saluts, faisant la même tête digne d'une porte de prison du début à la fin. La dame quant à elle était tout à fait aimable.
Mais s'ils l'ont vu, gageons que l'homme a intimé l'ordre à la dame de désinfecter de suite la boutique, parce que lui n'avait rien d'un être charmant !
Et, vengeance d'Allah... il ne restait justement plus de makrouds !!!
Vade retro Satanas !!!...

Je ne sais toujours pas si je vais retourner chez eux finir le boulot... à savoir essayer les makrouds. Je suis toujours hésitante entre " persiste et signe " et " non, faut pas pousser, pas envie de faire vivre des islamistes ".

Vos avis ?!

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28 juillet 2017

COMMUNAUTARISME ET IDOLÂTRIE POLITIQUE : LE REPLI AU SERVICE DE LA DIVISION

Ça faisait un moment que la connerie humaine ne m'avait pas suffisamment agacée et consternée pour me donner envie d'écrire sur ce blog...
Mais là, je cumule... entre communautarisme et idolâtrie politique... la coupe est pleine.

Je commence par qui ?
Allez, les tenants du communautarisme.

J'peux pas. Quels qu'ils soient, non, décidément, j'peux pas. Même s'ils sont mes " amis "... entendez par là, partagent mes idées. J'peux pas parce que nous ne partageons pas l'essentiel : l'esprit communautariste... ce petit truc qui isole, cet esprit qui invite à se replier sur soi, à exclure l'autre plus encore qu'à se serrer les coudes entre membres d'un même groupe. Et puis, quand tu es reconnu appartenir à une communauté, tu es foutu ! Eh bien oui, tu DOIS tenir le discours officiel, celui qu'on attend de toi.
Si tu es juif, tu dois absorber tout ce qui est pro Israël en te prosternant et condamner toute critique. Si tu es musulman... c'est l'inverse, tu dois détester Israël et les juifs et adorer les Palestiniens. Si tu es con... euh là... ah bah non... ça n’est pas une communauté, c'est universel, c'est ce qui est bien parce que... juifs et musulmans cohabitent avec joie pour une fois !
Ah, et j'oublie quasiment le plus important : il est exclu de demander la source des informations partagées, tu les crois un point c'est tout ! Si on t'affirme une vérité, c'est parce que c'est LA vérité. Point barre.
Mais euuuuh, ça me semble bien partisan, particulièrement orienté, je doute... NON, tu n'as pas à douter !!! Les médias occidentaux sont de toute manière aussi partisans qu'un journal israélien, juif ou pro Palestiniens ! On te le dit. C'est donc vrai. Et la source, on s'en tape, parce que... la vérité révélée ne souffre pas de discussion, de doute.
Comme la religion quoi. Tu sais, cette superstition qui a mieux réussi que les autres et qui veut que tu crois à vie à un copain imaginaire officiel !... Oui, officiel, lui c’est permis, voire recommandé, de plus en plus… mais gare à toi si tu es adulte et crois avoir un pote imaginaire non officiel hein ! Parce que dans ce cas là, c’est HP et psy direct !

Un truc sympa encore...
Si tu fais partie d'une de ces communautés mais n'en parle que rarement parce que non, décidément, c'est personnel, que de toute façon tu n’es pas croyant, que tu n'es pas obsédé, ne ramenant pas tout à ta communauté, ne l'affichant pas sans cesse à longueur de réseaux sociaux et dans les dîners en ville, te sentant Français avant tout... nombreux sont donc ceux qui ignorent que tu possèdes une " particularité " communautaire (ouais, si tu es Creusois ou Provençal, ça marche moins bien... on n'exigera pas de toi un comportement particulier !) (la chance !), et  alors là, là ça devient ubuesque parce que... si, sans avoir annoncé quasiment qui tu soutenais - oui, parce qu'appartenir à une communauté, ça revient finalement à ça, soutenir les siens pour condamner les autres -, puisque tu ne portes pas ton appartenance en étendard, tu deviens le suspect... ZE suspect number 1.
" Qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce qu'il a ? Qui c'est celui-là ?... ", comme dans la chanson. Alors, on commence par t'expliquer, un peu comme à un crétinoïde de la seconde glaciation, pourquoi il faut penser dans tel sens et pourquoi il n'est pas utile de connaître les sources d'une affirmation puisqu'elle est vraie... et que de toute manière, la presse occidentale...
Et si tu insistes, expliquant que tu tiens absolument à te servir des trois neurones qu'il te reste, que c'est essentiel de sourcer une info, que tu n'affirmes jamais rien sans preuve, que tes études ont du faire des dégâts en imprimant en gros caractères dans ton cerveau que sans preuve aucune allégation n'est recevable, là tu deviens ZE suspect. Car finalement... pour qui roules-tu ? On se le demande... parce que l'honnêteté intellectuelle, le questionnement, le recul, c'est bien ce qui fait défaut à tous les communautaristes.
Et ne voilà-t-il pas que même tes opinions politiques sont soudainement décrites par une espèce de génie qui voit en toi, l'ennemi. Mais bon sang, mais c'est bien-sûr, tu es bolchévique !!! Ton discours est digne des pires heures du communisme ! (quand on connaît mes idées politiques qui n'ont jamais dévié d'un pouce... je pense avoir croisé la reine des connes herself... lui fait juste défaut, la couronne... parce que le trône, elle l'a déjà... assorti du papier toilettes !)
Manque que l’Inquisition…
Ah ? Ça colle pas avec les communistes ?...
Bon, tant pis.

Le-chat-a-toujours-raison

On passe aux idolâtres politiques ?

Même si ça m'a parfois été douloureux, j'avoue (ça me vaudra trois avé et deux pater ?!) avoir critiqué Manuel Valls. Notamment sur ce blog. Bah oui, j'ai beau être vallsiste, j'ai été pourvue d'un cerveau me permettant d'avoir une opinion personnelle qui peut diverger de celle de Manuel.
Il semble que j'ai une chance folle, car de plus en plus de mes con citoyens s’avèrent avoir été livrés sans l'option " réflexion ". Sans doute trop chère pour leurs géniteurs...

La transformation de certains de mes contacts des réseaux sociaux en adeptes quasi sectaires, en idolâtres politiques, incapable d'analyser quoi que ce soit émanant de leur champion, extatiques vis-à-vis de tout ce qui le concerne, ne retenant que ce qui les arrange et sert l'Idole... ne décelant nullement le clientélisme, le populisme... bref, cette rapide, voire parfois fulgurante transformation, celle de personnes autrefois sensées, a priori douées de capacités intellectuelles fort honorables, me sidère. Cela fait plusieurs mois que j'assiste à cet étrange phénomène qui rend sot et de mauvaise foi... et je n'en reviens toujours pas !
La capacité de certains humains à devenir fanatiques me sidérera toujours.
Passer jours et nuits à ratisser tout ce qui peut se dire à propos de leur idole, pour aller  au plus vite porter la contradiction, est juste pathétique. Les idolâtres sont omniprésents, apparaissant à toute heure dès qu'on ose critiquer leur idole... 
Finalement, c'est de l'ethnologie que de les observer se ridiculiser à longueur de jours et de nuits, desservant par leur obsessionnelle dévotion celui qu'ils vénèrent (petite remarque pour certains djeuns, crétins pathologiques : " vénèrer " est un verbe exprimant la vénération, l'idolâtrie, ça n'est pas du verlan signifiant énerver ! Wesh, chuis vénère !...).
J'avoue assimiler, non par leurs idées (quoique parfois entre FI et FN...), mais dans la méthode visant à recracher le discours " officiel ", le FN, FI et REM. Même idolâtrie décérébrée des adeptes !
Quand je vois de nouveaux adeptes REM (chez certains, ça leur est tombé dessus de manière quasiment magique... ou opportune), ex vallsistes et assimilés, qui ont tenté durant 5 ans d'argumenter face à la " vraie " gauche zombie auto-proclamée, celle lavant plus rouge que le E120, tenant des discours toujours identiques et dogmatiques, ayant oublié son cerveau sur la table de nuit, donc lorsque j'observe ces nouveaux adeptes se servir des mêmes ingrédients revisités à la sauce REM... je suis épouvantée et perplexe. Sont-ils à ce point décérébrés qu’ils ne s’aperçoivent pas faire exactement ce qu’ils reprochaient, il y a encore quelques semaines à autrui ?!
Les voir œuvrer ainsi permet de comprendre aisément comment, en d'autres temps, les Allemands, soit des gens possédant une culture occidentale, les mêmes valeurs que nous, ont pu tomber dans le nazisme. Suffit d'un bon cinglé habile, d'une période de crise aigüe, et l'humain est prêt à absorber tout et n'importe quoi. Enfin certains humains plus que d'autres. Heureusement que Macron n'est pas un dictateur... même si REM est le parti le plus vertical qui soit...

Je ne me suis jamais encartée dans un parti politique, car je veux rester libre. Libre de penser, de dire. Je refuse tout communautarisme, pour les mêmes raisons.
Les deux se rejoignent dans la forme, et dans les résultats : affirmant détenir la vérité absolue... sans jamais faire preuve de la moindre analyse et forcément, encore moins critique, ils coupent de l'autre, segmentent la société, poussent au repli. Ils suscitent des oppositions violentes, voire des effets allergisants provoquant l'effet inverse à celui initialement recherché, soit l'adhésion de celui qu’il faudrait convaincre.
Tous ces gens, on les écoute de moins en moins, on s’y oppose, de plus en plus systématiquement, car on connaît d’avance leur discours formaté, prévisible.
Ils ne sont pas dans l’échange, la discussion, quoi qu’ils affirment. Ils se posent comme seul savoir. Et au lieu de rassembler, ils divisent un peu plus.

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09 janvier 2017

LA PREMIÈRE BONNE RÉSOLUTION DE MA VIE...

Namoureux est un ex Tanguy... 
Tous les week-ends, avant que nous vivions ensemble (rappel : il y avait 800km entre nous), le petit partait chez son Papa et sa Monmon, avec son linge sale (si si !), se faire nourrir et trainer dans sa chambre de gosse... ou plutôt devrais-je dire, son gourbis !
Depuis que nous faisons maison commune, il ne vit globalement que pour moi.
Alors, devez-vous penser : de quoi se plaint-elle ?!

Eh bien, je vis très mal le désintérêt qu'il porte à sa famille. D'une part parce que, forcément, ses proches doivent penser que c'est de ma faute, que je l'accapare. D'autre part, parce que les parents vieillissent, que le temps passe, et que je trouve moche cette attitude qui me peine.
Oh ne croyez pas qu'ils ne les aiment pas... c'est tout le contraire, mais il est négligeant... c'est un contemplatif plus qu'un actif... Ainsi, si je ne suis pas sur son dos, tout est toujours remis à plus tard. Tout. Sans exception. Ce qui en langage Namoureux signifie réellement, à jamais. Heureusement, il adore son travail et s'y investit beaucoup... mais s'il pouvait être un peu plus investi dans d'autres " contraintes "...
Donc, ils les aiment, mais il ne prend pas le temps. Sauf que le temps, lui, file. 

Je vais au moins une fois par mois voir Maman qui est à quelques centaines de bornes... mais qui, elle non plus ne rajeunit pas et n'est pas éternelle. Et je téléphone de une à plusieurs fois par semaine. Logique quoi. Elle a 87 ans.
Au début de notre vie ensemble, Namoureux et moi nous disputions régulièrement, ou au mieux il me faisait la tête, à propos d'un seul sujet : ses parents et Tonton / Tata (beau-frère et sœur de sa mère), lesquels ont entre 80 et 90 ans et Tonton approche des 100.
Et non, nous ne nous querellions pas parce que j'étais une sale méchante qui ne voulais pas que son Namoureux voit sa famille, mais parce que, tenez-vous bien... je lui demandais s'il leur avait téléphoné, et disais qu'il fallait qu'on aille les voir ! Alors, au mieux avais-je droit à un soupir et des yeux au ciel... quand ça ne partait pas en vrille.
J'ai du tenir une bonne année à tenter de lui faire comprendre que son attitude n'était pas cool.
Et puis un jour, j'ai stoppé. Parce qu'avoir des engueulades qui, finalement, n'étaient pas mon problème... ça va un temps ! 

Ses parents sont gentils, je n'ai pas d'atômes particuliers, mais je les aime bien (enfin surtout son père, ayant eu quelques reproches à faire à madame par le passé). Quant à Tonton Yvan (soldat russe prisonnier, ayant épousé la fille de la ferme qui le cachait après son évasion et qui est donc resté...) et Tata Marcelle, je les aime beaucoup.
Je sais que ses parents en crèvent de ne pas voir leur gamin... et que pour Tonton et Tata c'est une grande joie lorsque nous passons les voir.
A chaque fois, quand nous repartons, je fais remarquer à Namoureux leur bonheur, et à chaque fois, ça finit sur un, " Oui c'est vrai, tu as raison, il faut qu'on y aille au moins une fois par mois ! Ça ne coute rien après le bureau, et ils sont si heureux. " C'est quelqu'un d'adorable, plein d'envie de faire plaisir, il promet, il y croit vraiment... mais voilà... il ne tient jamais (et ça me rend dingue... enfin un peu plus que d'hab quoi).
Et à chaque fois... parole parole parole... mon mec, est la réincarnation de Dalida !
Ils vivent à 45 minutes de chez nous et, nous n'avons pas vu Tonton et Tata depuis... mai 2016 !!! Quant à ses parents, après qu'il ait zappé l'anniversaire de son père, l'hospitalisation de Tata, il est allé seul les voir le 11 septembre, pour l'anniversaire de sa mère !!! Je dis bien seul. Non que je ne voulais pas les voir, mais je sers toujours de distraction... je fais marrer, je mets l'ambiance ! Là, je voulais qu'il affronte l'obstacle seul, sans filet.
Sa mère n'a pas une bonne santé et est atteinte d'Alzheimer... et Namoureux ne supporte pas de la voir ainsi, ce qui fait qu'il fuit. Il en a chialé dans mes bras, avant que je le convainque d'écrire à son père afin de lui expliquer... qu'il pose des mots sur ses maux...
Il lui a remis la lettre en partant le 11 septembre, et depuis... silence radio. A ma connaissance, père et fils n'ont pas discuté, pas plus qu'ils ne se sont vus.
Mais Tonton et Tata ? Quelle excuse a t-il ? Aucune !!!
On a appris l'hospitalisation de Tata par hasard... putain de honte !
Ça avait déjà été le cas à propos de sa mère l'année d'avant ! On l'avait su lors du repas des 90 ans de Tata, quand on nous a dit pourquoi ses parents n'étaient pas là. Non mais sérieux quoi !
Il s'est pris des réflexions outrées, mais bien polies, de sa cousine... il n'en menait pas large. Il a du bol, dans cette famille, personne ne parle, ça ne communique pas... donc, tous les autres l'ont fermée !

Alors depuis des mois, ça me ronge... je m'endors avec cette obsession : comment faire pour aller les voir seule, sans que cela ne crée un souci dans mon couple ?! Soyons honnêtes, surtout voir Tonton et Tata.
J'ai du mal à trouver le sommeil car quand je me couche, c'est toujours un moment où je refais le monde dans ma tête... j'échaffaude des scénari. J'en ai parlé à Maman pour lui demander conseil... mais pas simple d'avoir LA bonne idée.
Fin décembre, Namoureux a été en congés durant dix jours... je lui ai quasiment ordonné " Je veux qu'on aille les voir et... leur apporter toutes les gourmandises que je leur ai concocté ". En pure perte, le temps a passé...
J'avais aussi pensé à inviter Tonton et Tata à la maison pour déjeuner sans lui en parler avant (sa mère ne pouvant se déplacer, ses parents étaient exclus) (personne n'est jamais venu chez nous dans sa famille... énorme !!!)... j'aurais adoré les recevoir. Je me suis déballonnée..

Mais là, je suis remontée comme une pendule franc-comtoise, un coucou suisse !
Alors, pas simple... mais c'est décidé, je vais téléphoner à Tata cette semaine avant de partir quelques jours dans mes montagnes, en prétextant un rendez-vous dans leur coin dans l'après-midi. Une fois sur place, je vais tout déballer.
Non, pas enfoncer Namoureux, car je sais qu'il les aime beaucoup (si, je vous promets), et jamais je ne ferais une telle chose à mon Namoureux qu'est le mien, mais je vais tenter de leur expliquer comment il est... 
Je verrai si je leur demande de garder ma visite secrète ou pas... parce qu'avec ses parents, là c'est plus délicat, je ne sais que faire. Voyez le truc, la belle-fille qui voit ses beaux-parents seule... C'est moyen quand-même, et j'ai peur que ça n'agisse contre Namoureux.
Alors je vais voir ce que me conseillera Tata.
Et puis, c'est décidé... j'irai  voir Tonton et Tata régulièrement ! Parce que moi, j'ai besoin de voir les gens que j'aime et à leurs âges... on n'a plus des décennies !!!

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07 janvier 2017

JUIFS ET DÉPORTÉS FAMILIAUX UTILES...

C'est étonnant ce sport consistant à brandir ses juifs et/ou déportés comme un trophée !
Posséder son juif, son déporté dans la famille... ça pose.
Dès qu'il est question d'antisémitisme, de migrants, on ressort ces derniers comme certains portent la Légion d'Honneur aux grandes occasions. C'est à celui qui aura la plus grosse, pissera le plus loin ! On exhibe quasiment son déporté et/ou son juif, en s'appropriant son vécu, alors qu'en fait... on n'a rien vécu et, on ne sait rien, on ne peut rien comprendre !
" Mais moi Madame, mon grand oncle a été déporté ! Alors imaginez si je sais, si je maîtrise le sujet bien mieux que quiconque. " Comprendre : vous, vous n'êtes pas légitime à parler, alors que Tonton me file la légitimité nécessaire qui transforme mon avis en vérité absolue, parce que ce qu'a vécu Tonton, ou Papy... c'est comme si je l'avais vécu ! 


Ceux qui me suivent, connaissent mes origines multiples et variées, proches de la plus parfaite chatte de gouttière... et en particulier mes origines familiales directes... pas celles du cousin, du papy ou du tonton... non, celles de mes parents, même si je ne suis jamais entrée dans les détails.
Alors les détails je vais un peu plus y entrer pour une fois... parce que franchement, ras la casquette de lire sur les réseaux sociaux ces personnes se drapant dans le vécu familial pour étayer leurs prises de position, comme s'ils avaient souffert eux-mêmes et que les liens familieux légitimaient leur avis... et comme ce blog sert à mes coups de gueule...

Papa a été déporté.
4,5 ans à Mauthausen. Le camp des Républicains Espagnols (enfin, apatrides, puisque Franco avait retiré la nationalité à tous les Républicains partis en 39 durant la Retirada) (vous me direz, en tant que Catalan, ne plus être Espagnol était presque une chance !).
Un miraculé pour en être sorti vivant. Une force de la nature. 1,80m et 30 kg à sa sortie des camps. Sauvé de l'exécution, un jour où il boitait suite à un coup de botte dans le tibia dont il a toujours gardé la marque très étendue et visible, par un nazi qui, bien que Papa ait été blessé, avait décelé chez lui sa capacité hors du commun à résister à l'horreur et à travailler.

Je suis donc fille de déporté. Déporté non juif. Ceux qu'on oublie quoi...
Non pas nièce, cousine ou petite-fille... non, fille. Et ça voyez-vous, ça fait toute la différence avec ceux qui brandissent leur déporté maison, leurs ancêtres, mais qui ne sont pas les enfants, parce que... ne pas être l'enfant implique une conséquence toute simple : ils n'ont pas vécu, chaque jour, leur enfance, leur jeunesse avec un rescapé des camps de la mort, un être traumatisé à vie, un être qui est chaque jour hanté par son passé ! Ils n'ont pas vécu, alors même qu'ils n'étaient pas encore censés être doués de compréhension, soit depuis leur naissance, avec quelqu'un qui racontait, qui parlait des camps, des nazis, avec des amis eux aussi anciens déportés... tout cela entre rire et larmes, souvent en catalan... sans penser que même bébé, l'enfant sait, ressent, puis plus tard comprend... même s'il n'est pas censé parler catalan. Le mystère a toujours été de savoir comment j'avais toujours compris catalan et espagnol sans que mes parents ne m'aient jamais parlé autrement qu'en français ! Je pense avoir la réponse... On sous-estime tant les capacités des gosses, pourtant d'après ce qu'on m'a raconté de mes facultés intellectuelles étant petite, on aurait du se méfier. Mais bon... un gosse, ça joue, ça n'écoute pas, ça ne fait pas attention. Enfin dans le passé... les parents actuels étant plus attentifs.
Donc, ces personnes qui ne sont pas gosses de déporté n'ont pas eu à supporter le fait de savoir que leur père, ou leur mère, celui qui leur a donné la vie, qu'ils aiment plus que tout, avait connu l'horreur, l'indicible, l'impensable ;  qu'il, ou elle, avait vu, senti, vécu ce que les documentaires tentent de montrer sans jamais parvenir, ne serait-ce qu'à approcher la réalité... soit la mort, la souffrance, la peur, la famine, resssenties 24 heures sur 24... durant plusieurs années.
Ces personnes n'ont pas vécu avec ces spectres durant toute leur jeunesse, cauchemardant de nombreuses nuits (sans jamais en parler à leurs parents) en " rêvant " que les nazis arrivaient et qu'il fallait s'échapper par la fenêtre de la salle-de-bains depuis le premier étage, ou se cacher, tétanisé d'angoisse, dans le local à poubelles... cauchemar récurrent durant une vingtaine d'années, et toujours identique, aussi paniquant... avec cette peur au ventre parfaitement inoubliable encore aujourd'hui.
Ces personnes n'ont donc pas vécu ce qu'on appelle le traumatisme des enfants de déportés (eh oui, cet état est bien reconnu comme tel)... parce qu'on ne vit pas chaque jour avec un grand-père, un oncle ou un cousin. Mais avec un père ou une mère, si. On peut entendre des histoires, en être très triste, être effrayé... mais on ne passe pas sa jeunesse avec la personne qui a vécu les horreurs quand il ne s'agit que du grand-père ou de l'oncle. Les membres de la famille, sauf rare exception, ne sont que de passage...
Quand on est gosse de déporté, on partage sa jeunesse intégrale, son quotidien, avec son père ou sa mère, soit cette personne dont on ne supporte pas les récits tant ils sont inacceptables, tant ils font mal, car comment accepter que son père ou sa mère ait tant souffert, ait vu tant d'atrocités ?! Comment ?! C'est juste impossible.

Alors, on se protège comme on peut. Dans mon cas, il s'agissait de feindre l'indifférence... parce qu'avouer que ça m'était intolérable, en parler, m'était encore plus insupportable. Alors, j'ai laissé croire être imperméable à cette souffrance de mon père...

J'écoutais quand un autre que lui parlait... mais jamais quand Papa parlait. Là, je m'éloignais. Et jamais, jamais mes parents n'ont compris que je ne parvenais pas à assumer la souffrance de mon père... que je me protégeais... et que discuter avec d'autres déportés et Républicains ayant eu le même parcours me permettait de parler, mais sans y mettre de sentiments directs, d'implication filiale... cela me permettait d'avoir le recul, celui que l'on a quand la personne n'est que de passage... comme un simple membre de la famille avec lequel on ne vit pas.

Papa a voulu retourner à Mauthausen dans les années 80. Incroyable... mais paraît-il que c'est un souhait classique.
Nous allions depuis quelques temps déjà en vacances entre Autriche et Bavière. Pour rappel, Papa n'a jamais eu de haine contre les peuples, mais contre les nazis... et a adoré sa belle-sœur allemande ramenée en France en 46, par... mon oncle juif. Donc, ces pays étant somptueusement montagneux, aucun souci pour y séjourner avec plaisir. Mais revenons au sujet... Papa a souhaité revoir Mauthausen.
La premièer année, j'ai refusé d'entrer. Déjà être sur le parking, dans la voiture me rendait malade. C'est comme si toute l'atmosphère suintait la souffrance et la mort...
La seconde fois, persuadée que je n'en avais rien à faire, ma mère m'a trainée de force quasiment... et là, je n'ai pas osé refuser.
Atroce. Juste atroce. A tel point que je n'en garde qu'un vague souvenir tant je tentais d'être comme hors de moi, ailleurs, de mettre toutes mes pensées loin de cet enfer. Je ne me rappelle que de Papa commentant, se rappelant, annonçant ce qu'était chaque endroit...

En écrivant, j'en ai encore le cœur qui bat dans la gorge... Mes vacances ont été gachées, parce que la perspective de cette " visite " et ensuite la pensée d'avoir posé mes pieds sur ce charnier, dans ce lieu d'horreur dont chaque pierre, chaque caillou hurlait de souffrance... de la souffrance de Papa... non, impossible à supporter ! Mais je n'ai jamais rien dit... j'ai juste plus cauchemardé.
Aucun recul, aucune échappatoire possible... je me trouvais là, dans ce lieu dont l'image m'avait traumatisée toute ma jeunesse (et ça n'était pas fini), je foulais ce sol recouvert des cendres d'environ 300 000 morts... 
Et comme ça ne suffisait pas... nous avons enchaîné avec d'autres camps annexes où Papa était passé, Güsen notament, et un autre dont il ne restait que le portail, tenez-vous bien... au milieu d'un charmant ensemble pavillonnaire !!! Je revois Papa apostrophant un passant et lui demandant s'il savait où il vivait, sur quoi, sur les restes de combien de morts ?!!!
Il faisait beau.
Mes seuls souvenirs clairs. Le reste s'étant transformé en brouillard... sans doute en hommage à Nuit et Brouillard...

Et malgré tout ce que je vous ai raconté, je ne sais rien ! Rien, parce que je ne l'ai pas vécu. Parce que la souffrance extrême est impossible à ressentir, à comprendre quand on ne l'expérimente pas soi-même comme l'expliquait Papa. Et j'en suis effectivement persuadée. Je ne connais que la souffrance d'avoir souffert de celle de Papa...
Alors, imaginez un peu comme le neveu, le petit-fils ou le cousin sont à même de représenter, en quelque sorte, le bien souvent " cher disparu "...

Je vous fais la totale ? Vous tenez le coup ?
Alors... Maman maintenant.
Bien que juive... ça sera plus léger. Si si promis.
Vous vous rappelez, je cumule !... Juive (vous vous souvenez, laïque, sans éducation religeuse, non communautariste et autres babioles) et fille de déporté Catalan Républicain anarchiste ! Beau palmarès non ?!
Maman, comme je l'ai déjà expliqué, a porté l'étoile. Pas le choix. Pas comme certaines filles musulmanes qui se stigmatisent elles-mêmes... Elle n'était pas une toute petite fille ne comprenant pas vraiment ce que cela impliquait. L'étoile, parce que juive... elle savait ce que cela signifiait vraiment, car elle était ado et en âge de comprendre.
Elle a échappé aux camps. Oh, de justesse, car elle fait partie des trois seules jeunes filles juives de Caen a avoir échappé à la grande rafle, celle qui a balayé toute la ville !
Parisienne, ses parents l'avaient envoyée chez une amie de la famille, qu'elle considérait comme étant sa tante, et qui vivait donc en Normandie... en pensant qu'elle y serait plus en sécurité. Cette dame avait deux filles.
Un jour les nazis ont débarqué, la tante a de suite compris et " occupé " ces derniers avant d'ouvrir, le temps que les filles s'enfuient par derrière, via le jardin. Elle s'est sacrifiée pour les trois gamines.
Maman se rappelle juste d'avoir couru, couru, couru. Longtemps, hors d'haleine. Elle ne sait plus où elles ont fini... Par contre, elle se rappelle du titre du journal annonçant que trois jeunes filles étaient parvenues à s'échapper. Les trois seules survivantes de la rafle de Caen...
Les cousines furent cependant arrêtées plus tard, longtemps après, alors que Maman était rentrée chez ses parents. L'une des jeunes filles bravait les interdits et cachait son étoile pour aller au cinéma... mais un jour, elle s'est faite repérer.
L'une d'elles est revenue... stérile, après avoir été l'objet d'expériences...
Quant à sa sœur...

Les résultats de tout ça...
Je ne supporte pas la moindre scène de souffrance... qu'elle soit physique comme suggérée... qu'elle mette en scène des humains comme des animaux... qu'elle soit issue de l'actualité (et contre ça, ne pas avoir de télé mais suivre la presse écrite est un excellent remède) comme de fictions. Je zappe tous les écrits décrivant une quelconque violence, souffrance.
J'ai peur du noir au point d'avoir plus peur du cercueil que de la mort elle-même... l'idée d'enfermement m'est intolérable. Même mort. Vive la crémation à l'indienne ! (paradoxe quand son père aurait pu partir en fumée...)
J'ai peur de la mort de manière iraisonnée, au-delà de la peur naturelle... une obsession journalière pour ce qui est de mes proches, humains comme animaux. Et ce, depuis toujours, parce que je suis née entourée de récits de souffrance et de morts...

Ne vous méprenez pas. Mon enfance a été joyeuse. Papa ne chialait pas sur son passé. Il riait beaucoup, plaisantait, aimait la vie, était fou amoureux de Maman qui lui rendait bien. J'ai vécu entourée d'amour... tout en sachant, parce que ça avait répété régulièrement que, si j'étais enfant unique, c'est parce que Papa craignait pour sa santé et ne voulait pas prendre le risque de laisser une jeune veuve avec plusieurs enfants... les années de camp ayant précarisé sa santé.
Tout ce que j'ai entendu, tout ce que je sais... jamais il ne s'en est aperçu, car je dissimulais parfaitement mes émotions, jouant à merveille l'insouciance de celle qui n'écoute rien, n'entend rien, et même... s'en fout.

Après le décès de Papa (j'avais 31 ans), qui a fini par mourir des conséquences de ses années en camp de concentration (et lui, n'a pas arrangé les choses en étant fumeur malgré l'incessante guerre que lui faisait Maman à ce propos), Maman et moi nous sommes disputées très très fort, au motif que je ne disais rien, n'exprimais rien, ne l'aidais donc en rien et pire, que j'évitais d'aller au cimetière, car y aller rendait plus réel son décès (c'est d'ailleurs toujours le cas). Alors qu'elle avait besoin de parler. De parler de son amoureux absent pour toujours, de cette blessure dont elle ne guérira jamais.
Grace à cette mémorable engueulade entrecoupée de sanglots dévastateurs, elle a enfin entendu et accepté que j'étais incapable de parler de mort, tant de celle des disparus que de celle, forcément à venir, des vivants... donc, que je ne parlais pas des gens décédés, non par désintérêt, mais par souffrance. Et surtout, elle a accepté le fait que chacun réagit comme il peut... et non comme l'autre le souhaite.
Je ne lui ai jamais expliqué d'où me vient cette incapacité à extérioriser... mais du moment qu'elle respecte mon attitude, c'est suffisant.

Maintenant, qu'un seul parent de déporté ou/et de juif, qui ne soit pas l'enfant de la personne qui a vécu les atrocités ose dire qu'il sait, qu'il est légitime à la ramener... parce que non, il ne sait rien de ce qu'est être fils ou fille de déporté, de le vivre au quotidien dès sa naissance.
Et moi-même... je ne sais rien de ce qu'a vécu mon père. Je ne connais que la souffrance de la souffrance de Papa...

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02 octobre 2015

L'ENFER : VOS MÔMES !

Je suis celle qui n'est pas mère de ce gosse, mais celle qui le supporte, qui devient dingue à force de devoir vivre 7 jours sur 7 à son rythme... à être réveillée dès qu'il commence à courir entre 7H00 et 8h00, se prenant pour Usain Bolt ; à trainer ses jouets à roulettes sur le parquet ou le carrelage ;  à taper sur le sol, les murs ; à trainer les chaises ; à hurler du matin au soir... parce qu'un gosse, faut bien que ça s'exprime !

Je suis celle qui attend l'heure bénie où, enfin, ses parents vont le foutre au lit ; celle qui fuit, prend sa voiture pour ne plus l'entendre, celle qui fait des kilomètres alors qu'elle voudrait juste profiter du calme du jardin, ce qui est impossible puisque ses fenêtres sont toujours ouvertes ; celle qui attend 19H30 pour enfin être débarrassée de ce cauchemar, de cette plaie, de ce monstre qu'elle doit supporter parce que, ou il a des soucis de comportement, ou ses parents sont dépassés et incapables d'élever leur gnome, ou les deux...
Mais en fait la raison,  je m'en fous, parce que moi, je n'ai pas voulu cette plaie, ce furoncle qui ruine mes journées !

Alors franchement, marre de ces parents qui chialent non-stop, via les réseaux sociaux ou / et leur blog, sur la vie qu'ils ont choisi, mais qui sont vexés par les regards agacés d'autrui quand leur merdeux tape une colère ; qui n'attendent que la fin des vacances pour enfin être tranquilles en collant leur nain à l'école, sans penser qu'ils font subir leur choix à ceux qui n'aspiraient qu'au calme, qui auraient largement préféré qu'ils évitent de se reproduire, ou qu'ils le fassent dans une île déserte !

Ça ne se fait pas fait d'écrire ça ? Pas plus que d'emmerder non-stop les voisins qui ne peuvent que subir, se transformant en victimes impuissantes car eux, n'ont rien choisi.
Et j'écris ses mots alors... qu'il gueule et traîne comme d'habitude ses jouets... donc,  j'ai remis mes boules Quies, devenues mes indispensables " amies " depuis plusieurs mois à vivre cet enfer !
Nouvelle méthode éducative : sa mère tente de hurler plus fort... seule petite joie pour moi car dans ce cas, imaginant l'état d'apoplexie dans lequel se trouve cette femelle, je me sens alors toute guillerette !

Les gosses des autres sont juste un enfer.
Marre des merdeux rois ! Marre de vos théories éducatives à deux balles que doivent subir les voisins ! Marre de votre éducation démissionnaire consistant à tout laisser faire sous prétexte qu'il faut bien que votre petit chéri s'exprime !
Si vous faites ces choix, grand bien vous fasse, mais faites au moins preuve de respect en vivant isolé !!!

keep calm

 

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25 septembre 2015

YOUPINS ET BOUGNOULES NE SONT PAS SUR LE MÊME BATEAU...

Je vais encore en hérisser certains. J'ose encore le politiquement incorrect, j'ose choquer. Choquer, mot à la mode s'il en est, chez le ziva de base, mais qu'il emploie à mauvais escient. " Ouais, ça m'a choqué ! " (avé l'accent siou plé...)
Pour info, le verbe choquer signifie que l'on va à l'encontre de certains principes moraux, que l'on heurte la sensibilité... mais pas que l'on est étonné ou triste !
Ceci étant précisé, venons-en au fait.

Mon petit camarade Ismaël Saidi, dont j'ai déjà parlé dans ce billet, ISMAËL SAIDI, ARME D'INSTRUCTION MASSIVE, et dans celui-ci, RECRUTEMENT POUR LE DJIHAD, a commis le petit laïus qui suit en accompagnement d'une de ses interviews diffusée sur un réseau social : " La culture est restée très, très fermée pendant très, très longtemps...les théâtres, ils nous appellent lors de la semaine de la diversité ou lors de ce que j'appelle, moi, le Bougnoule Day et ce afin de pouvoir justifier leur subsides... "

Bougnoule Day ! Non mais sérieux ! Je suis fan de son humour noir ! Et je n'ai pas été la seule, car ce dernier a largement été salué, y compris par des commentaires hilares.

En réponse, et dans le même ton, j'ai mentionné le Youpin Day, 6 septembre, jour où Ismaël avait joué sa pièce " Ceci n'est plus un couple " (hilarant divorce d'un musulman et d'une juive), au musée Juif de Belgique. Il est évident que je n'emploie pas habituellement ces termes insultants, nauséabonds !
Et là... silence. Un troupeau d'anges est passé. Ou de mouches... parce que je ne suis pas sûre que ce silence soit bien encourageant. Le silence gêné... le malaise était palpable...
Bougnoule, okay ! Mais Youpin, tout de même, y a des limites !!!
De là à penser que bougnoule est intégré dans le vocabulaire, alors que youpin reste tabou, il n'y a pas loin... et c'est très inquiétant.

Alors me direz-vous, les gens qui ont commenté savent qu'Ismaël est d'origine arabe et peut donc se permettre de choquer en nommant ainsi sa communauté. A contrario, puisque tu ne faisais que commenter, les mêmes ne savent pas forcément que tu es juive.
Okay, admettons, ils ne savent pas " forcément "... ce qui induit qu'un certain nombre le sait, mais n'a pas plus réagi. Et c'est ce qui me gêne... ce deux poids deux mesures. Parce que mon " youpin " n'est rien d'autre que le pendant de " bougnoule " ; il n'est pas moins, il n'est pas plus.
On ne peut visiblement pas faire d'humour noir sur les juifs, même si on l'est soi-même, ou alors il faut que ce soit en comité extrêmement fermé et... préparé psychologiquement ! Par contre, en ce qui concerne les Arabes, là, les verroux ont sauté, on peut se lâcher !

Eh oui, ce n'est pas tant le fait de ne pas avoir provoqué de réaction qui me navre, car le terme de youpin n'est pas drôle, mais... ce que ce silence sous-tend vis-à-vis des Arabes, quand bougnoule fait se gondoler de rire...
Je m'interroge sur la nature de ce rire décomplexé, tout comme Bedos se questionne sur la qualité de certains rires...

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25 août 2015

LE SIONISME POUR LES NULS

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Suite au billet ANTISÉMITES SUR... SCÈNE, les  réactions ont été abondantes sur les réseaux sociaux (pas forcément sur mon compte d'ailleurs...). Par contre, sur le blog peu de personnes se sont manifestées, et nul n'a osé émettre de critique. Ah le courage...
Bref, une mise au point sur la définition du sionisme s'impose, parce que le nombre de conneries que j'ai pu lire est absolument effarant.

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La Déclaration Balfour (1917) représente la première réalisation politique majeure du mouvement sioniste, quand le Cabinet britannique a finalement confirmé, et soutenu, les aspirations sionistes pour un état juif.

Le sionisme est une doctrine politique développée, à la fin du 19ème siècle, par Theodor Herzl. Il  a donc posé les fondements de celle-ci, et les a exposés dans son ouvrage,  " Der Judenstaat ", soit  " L'Etat des juifs " (ou l'Etat Juif, c'est selon... mais la traduction littérale est bien celle que je donne en premier). Pas de panique... le texte n'est pas très long !
Les trois principaux fondements du sionisme sont ceux énoncés ci-après...

1/ Le  peuple  juif est une réalité.
Or... je cherche encore le rapport entre Séfarades, Ashkénazes et Falashas... Origines, langues, cultures... aucun rapport.
J'ai donc vraiment des difficultés avec cette notion de " peuple ".
Les Ashkénazes viennent de l'Est de l'Europe, alors que les Séfarades sont issus de la diaspora qui a fui l'Espagne et le Portugal à partir du 15ème siècle, pour cause d'Inquisition, afin de s'établir sur les rives de la Méditerrannée. Quant aux Falashas... ils sont Ethiopiens, ainsi change t-on même de continent avec cette troisième communauté.
Ma famille maternelle a fui en Turquie, à Istanbul... ancienne Constantinople ou Byzance. D'autres sont partis au Maghreb, et dans une moindre mesure dans les autres pays du pourtour méditerranéen, jusqu'au Moyen-Orient..

Moi, Séfarade, je me reconnais par exemple bien plus dans les traditions culinaires d'un Marocain musulman, que dans celles d'un Ashkénaze dont la cuisine s'apparente à celle des pays de l'Est ; voire même dans son exubérance, sa manière " d'occuper le terrain " !
Quant à la langue... les Ashkénazes parlent très souvent encore le yiddish (un dérivé de l'allemand) (qu'on me corrige si je me trompe !), alors que les Séfarades parlent, du moins dans le peu de familles ayant conservé la langue, le ladino ; le ladino étant l'espagnol tel qu'il était parlé avant la conquête arabe.  Par exemple, on prononce le " j" comme en français, et non pas comme le fait l'espagnol moderne avec la " jota ", ce son r très dur, hérité des Arabes.
Ma famille a conservé le ladino comme mode d'expression, en plus de la langue du pays où elle vivait. Mes grands-parents sont donc arrivés en France dans les années 20, en parlant, ladino, turc et français.
Un Espagnol pourra sans souci converser avec quelqu'un s'exprimant en ladino.
Vous noterez qu'entre l'allemand et l'espagnol... il y a aussi un sacré distingo.

Quant à l'hébreu... c'est la langue officielle l'Israël, parlée également par les juifs croyants ou ayant une éducation religieuse, puisque les prières se font dans cette langue, quel que soit le pays.
Notez que même en hébreu... la prononciation diffère suivant qu'on soit Ashkénaze ou Séfarade.

Cependant, malgré toutes ces différences, je me reconnais comme appartenant à une communauté. Mais à un peuple... bah non, je ne vois pas.

2/ Le peuple juif ne peut être assimilable.
Oui, je sais, la religion se transmettant par la mère, il faut donc, lorsqu'on est un homme juif, se marier avec une femme juive si on ne veut pas que la judéïté se perde.
Certes. Mais dieu (tiens, le r'voilà lui ?!!!) que ce principe isole, favorise le communautarisme.
Alors, oui je sais aussi que... les juifs ne sont pas les seuls à préférer les mariages au sein de la communauté. L'humain est souvent ainsi fait... même couleur, même pays, même religion. Mais là, c'est érigé en principe fondamental.
Maman s'est mariée avec un catho détestant toutes les religions... car il avait payé le prix de leurs folies ! (Papa avait mal commencé sa vie de catho en... urinant sur le curé lors de son baptême... un signe sans doute !)
Je suis donc juive, grâce à Maman... n'en déplaise à Papa, que l'idée que je puisse me revendiquer d'une quelconque religion (tout en ne croyant pas) (oui, les juifs laïcs existent aussi) (vous suivez toujours ???... parce que même moi j'ai parfois du mal !) rendait hargneux. Je n'ai d'ailleurs porté l'étoile de David qu'après son décès, pour ne pas heurter ses profondes convictions anarchistes.

3/ Le peuple juif doit avoir un territoire.
Maintenant qu'Israel existe, on fait avec, je défends son existence, son droit à se défendre. Mais la création d'Israël est juste l'Erreur Absolue... le cadeau empoisonné du monde d'après guerre, pour cause de culpabilité. Il s'est agit de sacrifier l'un pour donner à l'autre !
Les juifs ont certes un lien historique avec cette terre, mais faire prévaloir ce lien lors de la création de l'état d'Israël, sur le fait qu'un peuple non juif vivait sur cette terre depuis des centaines d'années, a créé le plus inextricable des conflits.
Aujourd'hui, deux peuples revendiquent la même terre... on ne peut plus revenir en arrière, d'autant plus que des Israéliens juifs sont, depuis 1948, nés dans ce pays, ni faire l'impasse sur le droit des Palestiniens à vivre dans ce pays qui est aussi le leur.

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Je suis donc anti-sioniste. Car c'est avant tout sur ces trois grandes affirmations que repose le sionisme.
Par la suite, la doctrine a bien entendu évolué, s'est étoffée, mais il n'en reste pas moins que les fondements sont toujours la base de cette idéologie politique.

Des bas de plafond, au QI aussi élevé que celui d'une coquille d'huître perlière vide, m'ont donc qualifiée d'antisémite, parce que me proclamant anti-sioniste... ce qui est énorme comme qualificatif, lorsqu'attribué à une juive, non ?! J'ai trouvé cela aussi distrayant que... crétin, mais surtout, ces décérébrés prouvaient combien les notions de judéité et de sionisme était méconnues, à quel point les gens mélangeaient, amalgamaient leurs significations, puisqu'ignorant totalement leurs définitions.
Le pire ? Tous ceux qui m'ont définie comme telle étaient sionistes !
Après ça, allez donc faire comprendre à des non juifs que judéité, sionisme et nationalité israélienne sont trois réalités différentes, parfois cumulées, mais pas systématiquement, loin s'en faut ! L'antisémitisme a de beaux jours devant lui...
Petit, mais utile rappel, l'antisémitisme est la haine des juifs, sans la moindre prise en compte de leur nationalité, opinions politiques, origine éthnique.
Pour le Larousse : Doctrine ou attitude systématique de ceux qui sont hostiles aux juifs et proposent contre eux des mesures discriminatoires.

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Pour terminer, le bonus...
- Judaïsme :
Religion des juifs.
Le judaïsme est la première des trois grandes religions monothéistes (judaïsme, christianisme, islam) à avoir professé la foi en un dieu unique, qui s’est révélé pour la première fois au patriarche hébreu Abraham. (source : Larousse)
- Sionisme : Mouvement dont l'objet fut la constitution, en Palestine, d'un état juif. (source : Larousse)
- Israélien : Nationalité... comme Français, Espagnol, Congolais ou Ouzbek !
A ne pas confondre avec israélite, terme équivalent à juif, donc faisant référence à la religion et non à la nationalité !

14 août 2015

ANTISÉMITES SUR... SCÈNE

Plusieurs jours que la polémique enfle. Plusieurs jours que l'antisémitisme, sous couvert d'anti-sionisme, s'exprime à travers la presse et les réseaux sociaux. Plusieurs jours qu'on appelle à manifester en faveur de la Palestine (comprendre, contre Israël... voire les juifs), à côté du lieu de ce rassemblement culturel où la ville de Tel Aviv est mise à l'honneur dans le cadre de Paris-Plage.

Mais avant de poursuivre plus avant, rappelons quelques détails me concernant.
Je suis juive. Par hasard. Pas le moins du monde croyante, je dirais même mieux... pas du tout laïque, car pour moi toutes les religions se résument à des superstitions qui ont mieux réussi que d'autres, et ce, dans le seul but d'abrutir et d'asservir les croyants, de les pousser à obtenir le pouvoir pour leurs dirigeants. Les guerres, dans leur immense majorité toujours d'origine religieuse, en sont bien la preuve. La religion est une affaire de prise de pouvoir, avec à la tête des chefs endoctrinant les petits soldats qui iront, au mieux manifester, jouer les prosélytes (hormis les juifs... le judaïsme étant une des seules religions non prosélyte), au pire faire la guerre au nom de leurs croyances... mais au profit réel de leurs chefs.
Non, je ne suis pas " tolérante ". J'exècre d'ailleurs ce mot. J'accepte, ou pas. Or, la religion me file des allergies qui, même sous antihistaminiques, ne passent pas.
Je suis juive oui, non croyante, mais juive, je porte l'étoile de David. Je suis antisioniste, foncièrement. J'affirme le droit des Palestiniens à vivre en paix sur la terre qui est aussi la leur, comme celui des Israéliens, car l'état d'Israël existe et il n'est pas question de revenir sur cette réalité. Deux peuples pour un même territoire, il faut maintenant faire avec.
Et... je dénonce certains juifs, ceux qui me mettent en danger, ceux qui font honte aux juifs de paix...
Il y a quelques mois, je commettais d'ailleurs ce billet : JUIFS SECTAIRES HYSTÉRIQUES... AU PAYS DES CUMULARDS NOCIFS !

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Je dénonce aussi cet acharnement contre les juifs, car c'est bien de cela qu'il s'agit ! Je dénonce votre antisémitisme dissimulé sous un anti-sionisme de circonstance !
Non, arrêtez avec vos fallacieux prétextes de défense des intérêts palestiniens, des droits de l'homme ! Vous n'en avez rien à faire. Tous vos actes le démontrent !
Pour rappel...
Paris n'est jumelé qu'avec une seule ville, Rome, mais a signé des pactes d'amitié et de coopération avec plusieurs dizaines de villes... dont Tel Aviv, cité traditionnellement de gauche, opposée à la politique expansionniste de droite du gouvernement Netanyahou ; Tel Aviv, ville de culture,  seul lieu de Gay Pride au Moyen-Orient, ville d'ouverture et d'amitié détestée des extrémistes de tout poil, ville du seul pays démocratique de la région possédant des représentants librement élus.
Paris a également signé un tel pacte avec... Moscou et Pékin., capitales de pays totalitaires ayant sur la conscience des millions de morts depuis des décennies.
En 2012, le Salon du Livre se tenant à Paris, invitait la ville de Moscou. L'an passé, en 2014, la Chine était à l'honneur de la foire d'art contemporain Art Paris.
A chaque fois, des villes et pays à l'honneur choisis pour leur culture, celle-ci étant facteur de connaissance, vecteur d'amitié entre les peuples, de paix ; des villes et pays retenus sans considération pour les choix politiques anti démocratiques de leurs dirigeants, sans considération du sang des millions de morts que ces pays faisaient et font encore couler depuis des décennies. Et c'est bien ainsi. On parle de culture, pas de politique.
Personne n'a donc rien trouvé à redire. Aucune manifestation hystérique de haine, que ce soit dans la rue, la presse ou sur les réseaux sociaux.
Logique... les juifs seraient, à ce qu'on murmure dans les milieux informés, assez peu nombreux dans ces pays-là... voire même, y seraient en danger... Bref, il s'agit de pays certes dictatoriaux, mais sans juifs. Propres quoi.
Si votre démarche était honnête, si elle n'était pas profondément antisémite... si elle n'était vraiment qu'anti-sioniste, vous auriez manifesté avec autant de véhémence contre la mise à l'honneur -qui plus est, bien plus longue qu'une seule petite journée comme c'est le cas de Tel Aviv- de villes et pays semant la mort par millions depuis des décennies. Parce qu'ainsi, vous auriez réellement prouvé votre attachement aux valeurs démocratiques, aux Droits de l'Homme... vous n'auriez pas démontré une indignation sélective, une hystérie qui, comme d'habitude, ne touche que les juifs, prouvant de fait votre seule volonté antisémite !
Le juif... ce si pratique coupable universel...

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Pauvres Palestiniens, soi-disant soutenus par des défenseurs des Droits de l'Homme... qui n'ont que la haine en tête, l'exportation du conflit en Europe... Pauvres Palestiniens tués par leurs coreligionnaires !
Parce que n'oubliez pas -et je sais que votre profonde honnêteté intellectuelle vous l'interdit-, qu'ava
nt même de balancer des roquettes, de commettre des attentats en Israël, le Hamas se sert des populations palestiniennes comme bouclier humain en se cachant en leur sein ; le Hamas exécute sans procès les pauvres gens refusant son diktat !
Pauvres Palestiniens, soi-disant défendus par ces occidentaux, bien souvent incapables, ne serait-ce que de situer Israël, et encore moins Gaza sur une carte ; des gens qui insultent ; des gens sans arguments, que seule la haine des juifs anime !

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Vous, comme tous les indignés sélectifs, êtes responsables de cet incroyable déploiement de forces de l'ordre ! Vous êtes responsables de l'insécurité créée à Paris, à cause de votre mauvaise foi, de vos indignations à deux vitesses ! En outre, vous êtes responsables des frais que votre cirque antisémite provoque, afin d'assurer la protection des citoyens participant à l'évènement !
En prime, vous osez encore vous indigner parce que grâce à vous, il faut montrer patte blanche avant d'accéder à l'évènement, car il y a plus de forces de l'ordre que de participants !!!
Bravo ! Vous avez transformé un évènement culturel (non, il ne s'agissait pas que de se coller les arpions dans le sable !) et amical, en une foire d'empoigne hystérique, où au lieu de recevoir des visiteurs de tous horizons, juifs comme " goys ", le peu de participants a essentiellement (d'après ce que j'en ai compris) été composé de militants des deux bords !
Bel exemple d'acceptation d'autrui ! Joli modèle pour les populations que vous dites soutenir !
Quitte à boycotter, il faudrait aussi interdire aux étudiants israéliens de venir étudier en France, aux artistes israéliens d'exposer, voire aux touristes israéliens de visiter la France !

Et si l'on se base sur le fameux " argument " selon lequel, cette manifestation se produisant un an après la mort de 230 enfants  à Gaza (source UNICEF), il est donc indécent de mettre à l'honneur Tel Aviv... combien de décennies, que dis-je, de siècles de boycott estimez-vous qu'il soit nécessaire d'observer, pour laver le sang des millions de personnes torturées et assassinées par la Chine et la Russie (ex URSS incluse) ?!

La paix, par votre attitude irresponsable et belliqueuse, vous participez à l'éloigner chaque jour un peu plus !
Mais j'oubliais... la paix n'est pas votre objectif.

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24 juillet 2015

ASSURE MA SÉCURITÉ, MAIS LAISSE-MOI RÊVER !

En parcourant la toile, et notamment les com du bon peuple décérébré ne voyant pas plus loin que le bout de son nez, lequel est fort court... je suis atterrée par les réflexions (ce terme impliquant de réfléchir, je doute de son adéquation...) qu'engendre ce texte !

D'une part, cette loi ne fait qu'entériner, et encadrer justement, des pratiques vieilles de dizaines d'années, mais non officielles.
D'autre part, et surtout, nous sommes dans un contexte de risques et violences extrêmes. Or, le bon peuple réclame de la sécurité, réclame une vraie lutte contre le terrorisme qui atteint des stades de violence jamais connue avant, mais toutes ces exigences doivent être remplies sans contrepartie et sacrifices, pourtant indispensables !
Le bon peuple veut que l'état espionne, se renseigne, traque délinquants et criminels, sur le territoire comme en passe d'y entrer, mais de façon magique !... A savoir, ne jamais lui-même faire l'objet d'une quelconque intrusion quant à sa vie privée.
Donc, que le bon peuple m'explique comment les services de renseignements peuvent pister de potentiels individus dangereux sans balayer l'ensemble des citoyens... à moins d'être doués de pouvoirs magiques leur permettant de repérer, sans risque d'erreur, les personnes qui vont passer à l'acte !

Alors stoppez l'angélisme et acceptez de vous impliquer, assumez les  responsabilités de vos exigences ! La sécurité, la guerre contre le terrorisme possèdent un prix, elles ne s'obtiennent ni ne se font à coup de jolis discours permettant de vous épargner, de vous garder bien confortablement installés loin d'elles !

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Et sinon, je serais bien curieuse de savoir combien de Français ont lu cette loi avant de critiquer...
Etant juriste de formation, je suis bien placée pour affirmer que lire des textes juridiques et les comprendre n'est pas forcément aisé, ainsi je ne me leurre pas quant au nombre de lecteurs.

Alors pour toi, si tu veux sortir du troupeau n'ayant aucune connaissance de la teneur de ce texte mais bêlant comme tes con génères, voici son contenu ! Et si tu veux en savoir plus, tu cliques sur le texte ci-dessous et tu ouvriras ainsi le site vie-publique.fr

" Projet de loi relatif au renseignement

le 24 07 2015

Où en est-on ? 

Saisi de trois recours déposés le 25 juin 2015 par le président de la République, par le président du Sénat et par au moins soixante députés, le Conseil constitutionnel dans sa décision du 23 juillet 2015 a jugé le texte conforme à la Constitution à l’exception de trois dispositions.

Le texte définitif du projet de loi a été adopté le 24 juin 2015, l’Assemblée nationale ayant adopté le texte mis au point par la commission mixte paritaire, texte déjà adopté au Sénat le 23 juin 2015.

Le projet de loi avait été adopté en première lecture, avec modifications, par le Sénat le 9 juin 2015.

Présenté au Conseil des ministres du 19 mars 2015 par M. Manuel Valls, Premier ministre, il avait été adopté en première lecture avec modifications par l’Assemblée nationale le 5 mai 2015, après engagement de la procédure accélérée le 19 mars 2015.

De quoi s'agit-il ?

Le projet de loi vise à donner un cadre légal aux activités des services de renseignement. Le projet de loi soumet la mise en oeuvre des techniques de renseignement à une autorisation du Premier ministre, après avis d’une autorité administrative indépendante.

Les services de renseignement sont constitués de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), la direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD), la direction du renseignement militaire (DRM), la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, Tracfin (Service de renseignement rattaché aux ministères financiers). Un rapport parlementaire, rédigé en mai 2013 par MM. Urvoas et Verchère, avait montré que ces services agissaient sans base légale et en dehors de tout contrôle autre que hiérarchique.

Le projet de loi définit un cadre dans lequel les services de renseignement sont autorisés à recourir à des techniques d’accès à l’information. Des techniques de recueil de renseignements aujourd’hui permises dans un cadre judiciaire seront étendues au services de renseignement : balisage de véhicule, sonorisation de lieux privés (micros), captation d’images dans des lieux privés, captation de données informatiques, accès aux réseaux des opérateurs de télécommunications pour le suivi d’individus identifiés comme présentant une menace terroriste. Les moyens de contrôle des communications des détenus dont dispose l’administration pénitentiaire seront renforcés. Le dispositif d’analyse automatique des données ("boîtes noires") que devront installer les fournisseurs d’accès à internet (FAI) afin de surveiller le trafic et de détecter des comportements suspects a été modifié par l’Assemblée nationale. Les hébergeurs pourront effectuer eux-mêmes la séparation entre les métadonnées (données de connexion) et les contenus. Les services de renseignement pourront seulement consulter les métadonnées. Cette technique de recueil de renseignement ne pourra être autorisée que dans la lutte contre le terrorisme. De même, l’Assemblée nationale a limité l’utilisation des imitateurs d’antennes relais ("IMSI catcher") qui permettent d’aspirer les conversations dans un périmètre donné à des agents individuellement désignés et habilités.

Ces techniques ne pourront être utilisées que pour des finalités limitativement énumérées par le projet de loi : la sécurité nationale, les intérêts essentiels de la politique étrangère et l’exécution des engagements internationaux de la France, les intérêts économiques et scientifiques essentiels de la France, la prévention du terrorisme, la prévention de la reconstitution ou du maintien de groupement dissous dissous (supprimé par l’Assemblée nationale), la prévention de la criminalité et de la délinquance organisées, la prévention de la prolifération des armes de destruction massive (ajouté par l’Assemblée nationale), la prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique. A l’Assemblée nationale, le motif "prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique" a été remplacé par "prévention des atteintes à la forme républicaine des institutions et des violences collectives de nature à porter atteinte à la sécurité nationale".

Les techniques portant le plus atteinte à la vie privée ne seront employées qu’au regard des principes de proportionnalité et de subsidiarité (dans les seuls cas où c’est l’unique méthode pour recueillir les renseignements).

Le recours à ces techniques de surveillance devra obéir à une procédure définie par la loi : les demandes écrites seront adressées au Premier ministre. Le Premier ministre donnera ou non son accord après avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR).

Autorité administrative indépendante, la CNCTR sera composée de magistrats, d’une personnalité qualifiée pour ses connaissances en matière de communications électroniques et de parlementaires. Un amendement adopté par l’Assemblée nationale porte sa composition de 9 à 13 membres : 3 députés, 3 sénateurs, 3 membres du Conseil d’État, 3 magistrats de la Cour de cassation et un représentant de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep). Outre l’avis qu’elle devra formuler avant toute autorisation de mettre en œuvre une technique de renseignement, elle pourra demander que lui en soit communiquées toutes les informations utiles pendant la mise en œuvre de la technique, ou une fois le recours à cette technique terminé. Dans les cas d’urgence absolue, l’autorisation de mettre en œuvre une technique de renseignement pourra être délivrée sans avis préalable de la commission. Elle devra néanmoins en être immédiatement informée, et pourra recommander son interruption. Par un amendement voté par l’Assemblée nationale, la procédure d’urgence ne pourra pas s’appliquer pour des techniques de renseignement mises en œuvre à l’encontre d’un magistrat, un avocat, un parlementaire ou un journaliste.

La CNCTR succèdera à la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS).

Le projet de loi prévoit également l’instauration d’un droit de recours devant le Conseil d’État.

Le Sénat a introduit un amendement qui ne permet pas au ministre de la justice de demander la mise en oeuvre d’une technique de renseignement. Un décret, pris en Conseil d’État, précisera les modalités dans lesquelles ces techniques seront mises en œuvre dans les établissements pénitentiaires ainsi que les conditions dans lesquelles l’administration pénitentiaire pourra signaler aux services de renseignement toute personne détenue afin qu’ils apprécient la mise en oeuvre d’une technique de renseignement.

Il a également renforcé l’encadrement des procédures d’urgence pour la mise en oeuvre des techniques de renseignement et rétabli la composition de la CNCTR à neuf membres.

Le texte amendé prévoit un réexamen de la loi dans un délai maximal de cinq ans à l’issue d’un bilan d’application réalisé par la délégation parlementaire au renseignement.

Un amendement adopté par la commission mixte paritaire interdit aux services pénitentiaires de recourir aux techniques du renseignement.

Un autre amendement supprime la protection des lanceurs d’alerte employés par les services de renseignement.

En parallèle, une proposition de loi organique relative à la nomination du président de la CNCTR a été adoptée. Celle-ci soumet la nomination du président de la CNCTR à la procédure prévue au cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution qui requiert l’avis préalable des commissions permanentes intéressées des deux assemblées. L’opposition des commissions parlementaires au trois-cinquièmes des suffrages exprimés empêcherait alors la nomination du candidat présenté.

Le Conseil constitutionnel a censuré la disposition permettant aux services de renseignement, en cas d’urgence opérationnelle, de déroger à l’autorité du Premier ministre et de se passer de l’avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) considérant qu’elle porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et au secret des correspondances. Il a également rejeté la disposition relative aux mesures de surveillance internationale, jugeant ses contours trop flous, le texte ne définissant ni les conditions d’exploitation, de conservation et de destruction des renseignements collectés ni celles du contrôle par la CNCTR. Il a par ailleurs censuré une troisième disposition relative au financement de la CNCTR qui relève de la loi de finances. "

Et comme je suis sympa (si si, j'te promets !), histoire de te mâcher le travail, je te file aussi le lien de l'article du Monde, relatif à la censure de 3 articles du texte par le Conseil Constitutionnel. Clique ICI.

Tu vois, grâce à moi, tu vas en savoir plus et ne plus parler dans le vide.
Non, ne me remercie pas... je suis missionnée sur terre pour éduquer les masses...