13 septembre 2017

AMIS DE 40 ANS... ELECTROCARDIOGRAMME PLAT

40 ans. 40 ans d'amour.
Bon anniversaire !
C'est, paraît-il, l'âge où le démon de midi se réveille... où on a envie de larguer les amarres, de passer à autre chose.
J'ai du finir par te dire que la surprise que je te préparais n'aurait pas lieu... faute de combattants... où plutôt de copains présents. Je m'y suis prise trop tard, et rassembler des gens venant de lieux très différents, étranger inclus, s'avérait impossible pour la date de ton anniversaire.
Je t'ai acheté des cadeaux. Et une carte faite pour toi. LA carte absolue réprésentant ce que tu es. J'ai aussi acheté du matériel pour te confectionner moi-même un présent personnel, un cadeau où je mettrai tout mon amour, où ces 40 années seront résumées. Le cadeau le moins cher, mais le plus précieux... avec dedans 40 ans d'amour sans faille, de bonheur intense de te voir à chaque fois, avec parfois des jours, des semaines ou des mois à attendre nos retrouvailles, 40 ans de soirées, de nuits, de rires, d'écoute, de partages... 40 à toujours être là l'un pour l'autre. 
Et puis, la mort dans l'âme, j'ai du moi-même annuler ma venue pour raison grave. Avant ce malheureux évènement, nous étions sans cesse pendus au téléphone. Des heures. Souvent jusqu'à ce que la batterie soit déchargée, obligeant à stopper nos discussions. Tu me faisais part de tes angoisses, tes doutes, ton avenir que tu ne voyais plus, dont tu ne savais plus quelle direction il devait prendre.
Bon anniversaire Mon Autre...

J'ai attendu en vain que tu te manifestes, j'avais tant besoin de soutien, de déconnecter de temps en temps de ma réalité, de ma vie mise entre parenthèses pour m'occuper d'autrui. Et même sans souci, j'ai toujours eu le besoin de nous retrouver, comme durant toutes ces décennies. Encore plus nécessaire de te sentir présent depuis que je vis " ailleurs ".
Les mois sont passés. Dans une totale incompréhension de ma part. Incompréhension logique au vu de notre relation. Comment était-il possible que dans un tel moment tu te désintéresses soudain de nous, alors que rien, strictement rien de négatif n'était survenu entre nous, qu'aucune parole échangée n'avait été blessante, bien au contraire.
Juste trois mots échangés via les réseaux sociaux où tu ne parlais que de toi, évitant très soigneusement de demander quoi que ce soit me concernant (oui, j'ai relu nos échanges puisque non effacés). Il y a bien un jour où j'ai tenté de te faire réagir, mais rien... juste un " je compatis " qu'aurait pu balancer n'importe quel quidam dont je n'ai rien à faire, si tant est que je raconte ma vie à quelqu'un d'autre qu'à toi ou à Mitch puisque je ne me livre qu'à mes deux amis. 

Mon anniversaire souhaité de manière laconique via FB...
Puis quelques mots de nouveau via FB lors des attentats de Paris en novembre 2015... parce que je paniquais à l'idée que tu puisses y être, et tu étais injoignable au téléphone. Une réponse, encore laconique, en décembre alors que je te signalais que nous venions vers toi et où tu répondais ne pas pouvoir te libérer à la date de notre venue (!!!) ; puis le 1er janvier, des vœux identiques balancés à tous tes contacts via SMS et puis, plus rien... malgré l'annonce d'un souci de santé sérieux me concernant, ne m'ayant valu qu'un simple ," Bordel !!! ".
Bip bip bip bip. Biiiiiiiiiiiip. Il n'y a plus d'abonné au numéro que vous avez demandé.

électro

Fin septembre 2016, j'ai craqué, je t'ai écrit. Je t'ai écrit parce que je n'en pouvais plus de tourner ce silence en boucle dans ma tête... jour et nuit. J'en avais marre de ne pas m'endormir, marre de me réveiller sans pouvoir me rendormir.
De la même manière, j'écris aujourd'hui ce billet... parce que ça continue à tourner de jour comme de nuit... et que j'ai besoin d'évacuer rage et chagrin qui ont empiré depuis que j'ai lu ton incroyable réponse... parce que je n'ai pas envie de continuer à m'ôter des jours de vie pour une raison sur laquelle je n'ai aucune prise !
Donc, je t'ai écrit mon incompréhension, ma colère et ma tristesse.
Tu as répondu.
Et là, le choc. Absolu. Fou. La raison invoquée est juste ubuesque, tient de la science-fiction : " Le gros problème vient de FACEBOOK en fait... La Lydoue que j'y vois (lis) n'est pas celle que j'ai aimé... Voilà tout. " (oui oui, c'est un copié collé du mail).
Mon Autre, celui qui n'avait pas osé me dire qu'il était gay (alors que tout le monde était au courant à part sa mère et moi) tant il avait peur que je le juge, l'abandonne (voir ICI), me juge, non par rapport à sa propre expérience, à ce qu'il sait de moi, à notre relation, mais à cause de Facebook !!!

Il aurait sans doute préféré que je sois agressive avec lui, lui rentre dans le lard, au lieu de me servir du net pour évacuer tout ce qui me navre, me rend chèvre, ne prenant pas de gants pour dire ce que je pense, étant toujours cash. Il préférerait sans doute me servir de punching-ball plutôt que de me voir ne pas prendre de pincettes avec des gens qui ne me sont rien, que je ne connaîtrai jamais et dont l'avis m'est parfaitement égal ! Le paraître... c'est tellement plus important !!!
Je comprends aujourd'hui pourquoi tu redoutais tant mon jugement à ton propos, alors que ta vie sexuelle ne me regarde en rien, puisque tu es toi-même totalement dans le jugement à propos de faits ne te concrenant absolument pas, toi qui es la dernière personne que j'aurais imaginé pouvoir me juger, toi que j'imaginais capable de cacher le cadavre pour moi, sans poser de question, comme je l'aurais fait sans hésiter pour toi... juste parce que c'était toi, juste parce que c'était moi ! Juste parce que, comme je te l'avais dit un jour : " Des hommes passeront peut-être encore dans nos vies, mais nous, nous serons toujours liés "...
Tu m'as appris ce que je n'aurais jamais voulu savoir : que sans raison logique, rationnelle, sans que je ne m'y attende, sans que rien ne laisse imaginer ce qui va se produire, une amitié peut cesser du jour au lendemain... à cause de Facebook, et bien que celui qui te largue ne s'estime pas concerné !!!
Heureusement que tu as conclu par ces mots, sans plus jamais donner signe de vie :  "... je sais que tu peux ne pas comprendre ma réaction alors qu'à mon égard tu n'as jamais eu la moindre once d'agressivité ou de méchanceté, bien au contraire...mais c'est pt'etre justement parceque je tiens à toi et que je ne m'y retrouve plus là... "
Qu'est-ce que ça aurait été si tu n'avais pas tenu à moi ???!!!...

Alors, " étrangement ", je t'en veux à un point que tu ne peux imaginer, au point que cette rage me fait étouffer. Je suis passée sur les raisons de l'attitude invoquée par toi et ne te concernant pas (car je ne souhaite pas raconter ma vie ici), mais que tu me reproches tout de même, attitude dont tu connais les causes que tu as parfaitement évoquées dans ton mail... et que tu as donc jugée, au lieu de m'aider ; oubliant les dizaines d'heures passées avec toi, sans te juger, à t'écouter déprimer, tenter de t'aider à passer le cap de cet amour perdu, de cette vie dans laquelle tu ne te retrouvais plus... amour perdu, à peu de chose près, de la même manière que tu m'as rayé de ta vie. J'ai payé pour un autre...
Je n'espérais cependant pas que tu me serves de thérapeute, que tu m'écoutes des heures durant... d'une part, parce que je préfère profiter des bons moments plutôt que pleurer sur mon sort, et d'autre part parce qu'il est des moments dans la vie où l'on est dans l'incapacité d'aider l'autre... étant soi-même vide, comme peut l'être une pompe à essence sans carburant. Je pensais juste que, parce que je ne l'espérais pas, je le pensais vraiment, que jamais tu ne me jugerais, que tu serais toujours à mes côtés.

J'en veux aussi un peu, je l'avoue, à mon Namoureux qui n'a strictement rien fait pour m'aider, qui n'a pas conscience de ce qu'était notre relation, ce qu'elle représentait et qui, alors qu'il te connaît, t'a reçu plusieurs jours comme tu nous as reçus, alors qu'il possède tes coordonnées, mais n'a pas eu la présence d'esprit de te contacter. Bien entendu, je lui en veux parce que je fais un tranfert dans la mesure où, évidemment, s'il avait été à ma place, je me serais précipitée pour tenter de changer le cours des choses. C'est d'une telle évidence pour moi...
Tu me diras, pas une fois il n'a abordé le sujet... parce que lui, tout ce qui fâche... il fuit.
Tout mon opposé.
Alors je lui ai expliqué un jour où je déballais mon sac... Sans résultat visiblement.
Vous me direz quand on pense que jamais il n'a lu un billet de ce blog dont il se fout comme de l'an 40 (alors qu'il est branché actu et politique... mais ce qu'écrivent les autres est bien plus intéressant !)... ce que je lui reproche, mais qui ne change rien... alors, téléphoner à Mon Autre pour lui dire que j'en crève, que son attitude est juste déplorable, faut pas rêver !

Aujourd'hui, si je te croise par hasard vers chez nous, je ne sais pas si je serai capable de te parler tant j'ai accumulé rancœur et tristesse, me sentant jetée comme un vulgaire Kleenex. Car c'est ce que tu as fait, tu m'as jetée comme un lâche jette l'autre par sms ! Tu n'as même pas eu le courage de m'écrire en premier, puisqu'il a fallu que je demande des explications. Quant à téléphoner et oser parler, et mieux, faire en sorte de me parler les yeux dans les yeux, là, ça tient de la science fiction ! Et sur Facebook... tu n'as, bien entendu, pas eu le courage de me rayer de ta liste !... Les apparences et le manque de courage font bon ménage.
En fait, tu n'as guère mieux agi que C. qui t'a tant fait souffrir... 

Je n'aspire qu'à une chose grâce à ce billet, parvenir à prendre du recul, lâcher prise, passer à autre chose... même si je sais que notre histoire est irremplaçable. Du moins en ce qui me concerne.

_3 en morceaux

 

 

Posté par Lydoue à 13:37 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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