5537f12b9fe562d010ab3e233135c0abJe fais une pause dans ma vie de dingue.
16H30... pas arrêté un instant depuis que je suis levée.

Il y a quinze jours... 1er mai, nous apportons du bonheur à Maman, bientôt 86 ans, grande lectrice, qui perd la vue, marche avec difficultés et a quelques autres " babioles " préoccupantes, mais qui, heureusement, conserve l'esprit d'une personne en parfaite santé. Sans ses soucis, on lui donne aisément dix ans de moins, d'autant plus que ses cheveux sont toujours magnifiques et bien plus bruns que blancs.
C'est chouette hein le muguet porte-bonheur ! Nous espèrons que notre venue lui offrira un peu de soleil dans son ciel de plus en plus orageux...
Nous restons deux jours, et repartons le samedi vers 23H30.

Dimanche... je l'appelle, elle ne répond pas. Pas d'angoisse, elle n'est pas toujours dispo. Et puis, elle a bien le droit d'aller faire caca où bon lui semble.
Lundi, toujours pas de réponse. Là, je commence à m'inquiéter.
Vers 19H00 elle m'appelle enfin, je ne reconnais pas son numéro s'afficher, et elle commence par ces mots : " Ne t'inquiète pas... " Je l'interromps de suite : " Tu es à l'hôpital ! "
Oui. Elle a fait une chute trente minutes après notre départ, a tenté durant trois heures de se relever, puis est parvenue à appeler les pompiers qui sont entrés dans la maison en cassant une vitre.
Depuis, elle est à l'hosto... qui ne fait pas correctement son boulot. Sinon, ça ne serait pas drôle. Je vais une nouvelle fois me fendre d'un rapport à propos de toutes les tares de cet établissement, lequel sera adressé à l'administration. Je suis rompue à cet exercice. Bande de Guignols !

Je suis redescendue dès le lendemain à Paris... dans un état de fatigue et de douleurs (oui, j'ai de très importantes pathologies dorsales évolutives... et pas dans le bon sens) (ça c'est pour toi qui ne veux pas savoir que certains  ne chialant pas sans cesse sur leurs soucis, puissent tout de même en avoir), puis je suis remontée le jeudi chez moi, car... le vendredi, et pour quatre jours, nous avions des amis venant de mes montagnes. Je me voyais mal les planter et leur dire de se débrouiller seuls ou d'annuler avion et tout le reste, surtout que nous comptions les jours avant qu'ils n'arrivent ! Et le moment attendu était enfin là !...
Comme un bonheur n'arrive jamais seul... mon amie, migraineuse pour de vrai... (pas comme toi qui annonces sur Visage du Livre, histoire de chialer et te faire plaindre, " j'ai la migraine ", mais restes scotchée à ton écran), donc mon amie a fait une violente crise le samedi, l'obligeant entre deux dégueulis (je sais, je suis fraîche et printanière) à rester couchée dans le noir sans bruit, tant les moindres lumières ou sons lui sont, dans ces circonstances, insupportables. Oui, quand on  a la migraine, curieusement, on a plus envie de crever que de l'annoncer sur les réseaux sociaux !
Donc, sympa... et hop, un jour de vacances et de bonheur pour elle.

Pendant ce temps... mon état se détériorait un peu plus car, avec les chouettes news de Maman, j'avais décommandé mes rendez-vous chez le kiné. En gros, quand j'ai très mal, je marche penchée, comme une vieille sans âge, en criant régulièrement quand une douleur plus forte me transperce. Ou alors, je me shoote en prenant des médicaments ultra forts qui déglinguenet l'estomac... ce que je fais quand je dois sortir pour ne pas offrir le triste spectacle d'une ancêtre qui souffre atrocement.
Et pour toi aussi qui dis avoir mal au dos, non, je n'ai pas que mal au dos comme toi ! Je suis au-delà du simple " mal de dos " !

Lundi arrive. Je ne peux rejoindre mes amis avant... 15H00, lesquels doivent prendre leur avion à 19H20. Pourquoi ? Oh rien de grave... juste qu'on nous a coupé gaz et électricité le matin, car ces trous du c' n'ont jamais pris en compte notre emménagement !!!
Nous espérons donc voir ces services indispensables rétablis le jour-même, voire au pire, le lendemain.
Pour résumer l'impact de ces coupures : frais de coupure, frais d'ouverture, perte des aliments, bougies le soir, pas de téléphone, pas de possibilité de recharger quoi que ce soit, pas de possibilité de faire de repas, volet roulant de la cuisine menant à la terrasse baissé (sympa la cuisine, les toilettes et la salle de bain H24 dans le noir !) et... pas de douche car, l'eau chaude est liée au gaz !!!
Nous avons vécu une semaine apocalyptique car... les trous du c' sont revenus ce matin pour réouvrir les compteurs, soit, tenez-vous bien : une semaine dans le noir, sans douche, sans téléphone, sans repas chaud ! Par contre, bonjour les frais de restau, et les pizzas Hut mangées sur le pouce à la lueur des bougies !
Nous avons joué à Charles et Caroline Ingalls, lisant chaque soir, dans un confort occulaire très relatif, puisqu'à la lueur des chandelles !
Au début, c'est-à-dire le premier soir, on trouve ça plutôt romantique... puis, quand le mercredi on nous annonce que ça ne sera pas rétabli avant le lundi... vous imaginez la panique, la colère, la détresse ! Imaginez-vous un instant vivre sans douche, gaz et électricité... et sans téléphone (allez recharger des portables sans électricité !!!).

Samedi, maman devant sortir de l'hosto, nous voilà en route... rêvant à notre prochaine douche... et là, alors que Namoureux avait rechargé les portables au bureau (seule solution), Maman nous annonce que, non, elle ne sort finalement pas !!!
Nous continuons de toute manière notre route, car je voulais, bien entendu, la voir.
Nous passons chez elle deux jours de confort *****, avec douche, électricité et gaz à volonté... le Negresco à domicile !
Nous nous récurrons comme jamais... (pour moi, 9 jours sans lavage des cheveux, c'était apocalyptique, ces derniers semblaient... gominés !!!),  deux douches en moins de 12H00, car en plus Maman possède une installation de star ! Et puis, nous préfèrions prévoir au cas où les trous du c' nous feraient faux bond le lundi matin, parce qu'apès tout... j'ai bien du me lever plusieurs jours en pleine nuit en février / mars, pour vider un grand seau servant à récupérer l'eau s'échappant de la chaudière, d'autres trous du c' nous ayant planté quatre fois, n'honnorant pas leurs rendez-vous, ce plusieurs semaines de suite !!!... Délicieux pays où le respect est une notion plus qu'approximative...

Ce matin, alleluai, tout est rétabli. Maman sort, normalement, mercredi... et moi je n'en sors pas entre, assurance habitation, remplacement de vitre, installation de télé-assistance, paquets qui n'arrivent pas, qui disparaissent (une liseuse pour Maman, puisque réglage de la grandeur des caractères et de la luminosité), un Namoureux tout aussi épuisé car il a, en plus de tous nos allers-retours Paris / Bruxelles, un travail de malade... et non, nous ne faisons pas non plus un burn out ! Ça, c'est pour toi, la migraineuse d'opérette qui fais aussi des burn out parce que tu es fatiguée de passer l'aspirateur et de préparer le repas, mais trouves le temps de chialer régulièrement sur les réseaux sociaux pour informer le bon peuple qui te plaindra ! (Le " toi " est multiple, puisque tout le monde est aujourd'hui migraineux et en burn out...)

Et non, je n'ai plus envie de t'écouter, toi qui parles toujours de toi, toi, toi, toi qui a été quittée par ton mari, ce qui est très triste, mais qui, à bien y regarder, ne demandes jamais rien à propos d'autrui, te fous que j'aie des soucis et les zappes de suite pour parler de toi, de tes malheurs, qui ne sais envoyer un SMS que pour encore une fois raconter tes déboires. Que sais-tu seulement de nous, de nos vies, nos métiers, de notre passé, toi dont nous connaissons la vie, le passé, la famille, la vie de ta famille jusqu'au métier de chacun, toi dont nous connaissons jusqu'à la couleur des sous-vêtements !

Alors merde ! Je voulais juste dire merde ! Ras-le-bol des chialeurs professionnels sur Visage du Livre et ailleurs, ras-le-bol de toi qui abuses de notre disponibilité et sollicitude en te foutant du fait que nous parvenions juste à te glisser que nous sommes épuisés  et avons de gros soucis (non, je ne vous raconte pas notre vie... vous ne bénéficiez là que d'un résumé sur quinze jours !). Merci d'avoir récupéré en urgence le contenu de notre congélateur, ce qui t'a permis, grâce à notre visite, d'encore une fois raconter tes angoisses, nous prenant en otages (nous sommes polis et écoutons quand on nous parle... nous !), alors que nous étions défaits et t'avions dit être épuisés et vouloir vite rentrer...

ALORS, BASTA !
DÉMERDEZ-VOUS LES CHIEURS.
SEULS !

Sur ce, je pars passer l'aspirateur et laver le sol, parce qu'après dix jours sans ménage, et avec des chats, c'est " légèrement " crado à la maison.
J'ai le dos explosé de la nuque jusqu'au bassin ? Pas grave... ça tombe bien, pour faire le ménage, faut justement être penché ! Surtout ne t'inquiète pas pour moi, pour nous. On a l'habitude.

(Les commentaires sont fermés car, je ne veux ni être plainte -pas mon trip-, ni lire de quelconques justifications)